le blog politique de michelle meyer

reactions et commentaires sur l'actualité nationale et internationale. Analyse des faits et événements.Analyse des principes politiques et sociaux.

22 novembre 2008

ISRAEL ET LES PALESTINIENS A JERUSALEM EST

Un groupe de colons extrémistes se déclare propriétaire de cette maison et de 26 autres du même quartier, sur la base d’un titre de propriété ottoman datant de 1880, mais dont l’authenticité est douteuse et que les Etats-Unis ont contesté.

Luisa Morgantini, vice-présidente du Parlement Européen, s’élève dans un communiqué contre la multiplication des démolitions de maisons palestiniennes à Jérusalem-Est et des centaines d’expulsions des familles qui y vivent, indiquant qu’Israël "tue ainsi la paix".

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COMMUNIQUE DE LUISA MORGANTINI

               

Bruxelles 12 novembre 2008

                  

La police israélienne a récemment expulsé de sa maison la famille Al-Kurd, au beau milieu de la nuit, dans le quartier Sheikh Jarrah à Jérsualem Est. La famille se compose de Umm Kamal, la mère, de son mari – partiellement paralysé et qui souffre d’une maladie de cœur – et de leurs cinq enfants.      Déjà réfugiés en 1948, quand ils furent chassés de Jérusalem ouest, cette famille a une fois encore été dépossédée de sa maison où elle vivait depuis 1956.

            
                  

Il y a une semaine, une délégation du Parlement Européen dans les Territoires palestiniens occupés - composée de députés d’horizons politiques différents, moi y compris - a rendu visite à la famille Al-Kurd chez elle : nous avons assisté à la violence et aux injures infligées à cette famille par les    colons qui vivent dans la même cour. Cette maison ne lui appartient plus.

                  

Dans le quartier Sheikh Jarrah plus de 500 Palestiniens font face quotidiennement à la menace d’expulsion de leurs maisons en raison des revendications d’associations d’extrémistes juifs qui appliquent à la population palestinienne la politique du transfert.

                  

L’expulsion de la famille Al-Kurd fait partie de la politique coloniale israélienne qui compromet toute chance de processus de paix, jour après jour, démolition après démolition, colonie après colonie, et tout particulièrement à Jérusalem.

                  

Dans cette ville, après bien des années de travaillisme, l’administration de droite et ultra orthodoxe,   qui a permis l’extension illégale des colonies israéliennes vers la partie Est de la ville, Nir Barkat qui, lors de sa campagne électorale, avait fait de la construction de nouvelles colonies au coeur de Jérusalem-Est la première de ses priorités, a été élu maire hier.

                  

Cette politique doit prendre fin, doit être condamnée et sanctionnée par la communauté internationale.

                  

La situation de confusion générée par le changement de l’administration Bush remplacée par la nouvelle administration encore plus permissive d’Obama signifie que nous ne pouvons pas rester silencieux sur ces violations et toutes les autres en Cisjordanie où, à cause du siège, la situation continue à se détériorer. Hier seulement les passages ont été réouverts après six jours de bouclage, après un black out provoquant une pénurie totale de fuel et après l’état d’alerte lancé par l’UNRWA qui a dénoncé l’absolue impossibilité – en raison de ce bouclage - de distribuer l'aide alimentaire aux   750 000 Palestiniens vivant dans les camps de réfugiés. Et maintenant nous sommes vraiment effrayés à l’idée que cette trêve pourrait être définitivement brisée à cause des quatre Palestiniens tués aujourd’hui par les tirs d’avions militaires israéliens qui sont revenus lancer des missiles au-dessus de la Bande de Gaza.

                  

Lundi dernier, la présidence de l’Union Européenne a exprimé sa profonde inquiétude devant les   démolitions - par les bulldozers israéliens – de plusieurs maisons palestiniennes de Jérusalem Est. Il est grand temps que Bruxelles fasse tout ce qui est en son pouvoir pour que les mesures arbitraires et unilatérales du gouvernement israélien ne détruisent pas toutes les chances du processus de paix.      C’est encore plus urgent aujourd’hui que jamais et il est évident que tous les outils indispensables doivent servir - y compris la suspension de l’Accord d’association Union-Européenne /Israël – pour garantir le respect de la loi internationale."

J'ai reproduit ici ce communiqué et je me pose la question : Quelle mesure le Président de l'Union Européenne prend au nom de cette fonction, juif askhénase lui-même? N'est-ce pas lui que Luisa Morgantini devrait interpeller pour dépasser les simples paroles?

Posté par m_meyer à 23:27 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 novembre 2008

L’oncle Jules était à Verdun

Quand la tante Lucia venait chez la grand-mère, j’entendais souvent le même propos,

- Et dire que Jules n’a pas demandé la médaille, ni la légion d’honneur !

La grand-mère hochait la tête de désapprobation et Lucia renchérissait

- Le seul officier à survivre, il y avait forcément droit !

- Comme adjudant, c’est certain, approuvait la grand-mère. Ma pauvre Lucia, Clet n’était pas mieux, tu sais bien qu’il a quitté son poste de capitaine pour s’occuper d’une ferme. Je ne suis pas restée avec lui. Je n’ai pas marié un officier pour me retrouver l’épouse d’un paysan ! Mais il n’en a fait qu’à sa tête !

- Et lui quitter l’armée pour gratte-papier, Oh ma pauvre Marie ! Des hommes sans ambition !

L’oncle Jules gardait son air naturellement bienveillant avec ses petits yeux toujours allumés comme s’ils riaient, il paraissait ne rien entendre.

Alors, je me suis approchée du tonton et lui est tapoté sur la cuisse pour que « ces dames » ne remarquent pas que je recherchais le dialogue avec ce fautif.

- Dis Tonton, pourquoi tu n’as pas demandé la médaille ?

- Ben petite, tous mes compagnons sont morts. Moi, j’ai été projeté dans un trou fait par un obus et j’y suis resté jusqu’à ce que le feu cesse. On ne demande pas une médaille avec une pareille chance même si des éclats d’obus continuent à s’expulser par mes jambes, quand j’ai besoin de me gratter, c’est cette cochonnerie qui s’en va plus de vingt ans après.

J’étais impressionnée par les morts évoqués, je n’osais questionner davantage, le ton m’avait fait comprendre qu’ils étaient nombreux.

Le grand-père avait plein de médailles qu’il refusait de porter lors d’une commémoration, « cette batterie de cuisine » qu’il disait avait dit la grand-mère en riant quand la fillette les avait découvertes dans un tiroir.

Le grand-père avait lui aussi des éclats d’obus dans le corps et l’un d’eux s’était baladé trop près du cœur et avait signé sa dernière heure. D’ailleurs de cette sale guerre, il avait gardé une vilaine blessure et il crachait du sang à cause du gaz moutarde dans les tranchées.

Comme disait le Tonton, mari de maman Thérèse[1], la guerre est une vraie putain, elle entraîne les hommes et ils ne réapparaissent plus. La mémé du Cap Sizun dit la même chose. Elle a montré ses terres en friche et a dit : « ce sont les pensions de mes fils morts qui me font vivre ! » ; Six sont restés sur les champs de bataille.


 

[1] « La lumière des années tendres », roman où les villageois du Bourbonnais accueillaient les enfants de la guerre. 192 Pages, 19€

Commande avec chèque joint  Michelle Meyer 28 rue Salluste 67200 Strasbourg

 

Posté par m_meyer à 23:52 - Histoire - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 novembre 2008

Les élus se sucrent pendant que les travailleurs se serrent la ceinture


Non seulement, les élus ont vu leur salaire augmentés de 40%, la Cour des comptes vient d’épingler l’Assemblée sur son train de vie. Les magistrats de la Rue Cambon reprochent à l'Assemblée le niveau global de ses dépenses. Elles ont grimpé de 47 % en dix ans, bien plus vite que celles de l'État sur la même période (+ 37 %).

· Les rémunérations des fonctionnaires de l'Assemblée pèsent lourdement. Elles représentent 25 % du budget total, bien plus qu'à la Chambre des communes britannique (15 %) et qu'au Bundestag allemand (12 %). Selon Le JDD, les magistrats de la Rue Cambon s'étonnent que ces rémunérations soient de 75 % à 150 % supérieures à celles de la fonction publique d'État et que les 24 fonctionnaires les mieux payés touchent une rémunération annuelle brute de 213 000 euros.

Au-delà des dépenses, c'est l'organisation de plusieurs services qui est montrée du doigt. Le service des achats n'a pas «une compétence éprouvée d'acheteurs» et, à ce titre, aurait dépensé un million d'euros pour rien l'an dernier. La paie ne dispose pas, par exemple, d'un logiciel approprié. Les finances ont essuyé un manque à gagner de 1,8 million d'euros depuis 2001 suite à des décisions pas toujours heureuses de placements de la cagnotte qui représentait 302 millions d'euros en 2007. Symbole de cette organisation tâtonnante : la Chambre des députés disposerait d'une dizaine de comptes bancaires, dont la gestion serait complètement cloisonnée.

Soucieux de préserver l'image de l'institution auprès de l'opinion publique et de faire dégonfler la polémique, Bernard Accoyer a réagi dès dimanche. «Dès 2009, les préconisations de la Cour des comptes pour une meilleure gestion de l'Assemblée nationale seront mises en œuvre», a-t-il indiqué dans un communiqué rappelant qu'il avait, il y a un mois, au début de la crise bancaire, «refusé la hausse de 3,89 %, qui était prévue en loi de finances, et décidé que l'Assemblée en 2009 devrait faire avec la même dotation qu'en 2008».

Quoi qu'il en soit, les députés, très gênés par le contenu du rapport, cherchaient dimanche à minimiser l'ampleur des problèmes. «On apprend dans le rapport de la Cour des comptes que les travaux réalisés dans l'immeuble Chaban-Delmas ont coûté beaucoup plus cher que prévu. C'est vrai, mais ces travaux généreront à terme des économies puisque beaucoup de députés n'auront plus à dormir à l'hôtel», affirmait l'un d'entre eux.

Un autre s'interrogeait de son côté sur la capacité à réformer rapidement cette maison. «Il y a des scandales à l'Assemblée, notamment concernant le statut du personnel. Mais cela va prendre beaucoup de temps d'y remettre de l'ordre.» Bernard Accoyer veut y croire. «Réformer pour économiser l'argent public, cet objectif de législature du président de l'Assemblée n'aura jamais été aussi justifié qu'aujourd'hui», a-t-il indiqué dimanche.

Je renvoie au journal « Le Figaro » pour l’analyse plus détaillée ; Vous y trouverez aussi des éléments très intéressants sur la crise financière.

http://www.lefigaro.fr/politique/index.php

Dans le passé, être élu était un honneur et un sacerdoce, un dévouement à la cause publique. Aujourd’hui, le postulant veut faire carrière en politique et faire fortune.

Le contribuable rémunère les élus même s’il ne vote pas pour signifier son désaveu face au système et soi-disant pour que les partis ne recourent pas à des méthodes de financement douteuses. Les scandales continuent et les notables sont des « intouchables » alors qu’un petit gars des cités sera jugé illico et conduit en détention même s’il est 4h du matin. Le film italien « le voleur de bicyclette » devient film d’actualité. Le mauvais exemple vient de plus haut. Regardez du côté du « château » !

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Posté par m_meyer à 15:52 - politique francaise - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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