31 mars 2009
mépris de SArko pour les manifestants, tout pour le capital
La bataille pour la régularisation des travailleurs et travailleuses sans-papiers menée par le mouvement syndical, en premier lieu, la CGT, la mobilisation des réseaux « éducation sans frontières », sont de puissants « antidotes » à la politique de division que le patronat, le gouvernement et la réaction distillent notamment en période de crise. La présence de cortèges de travailleurs sans-papiers, dont beaucoup de régularisés, dans les manifestations du 19 mars, a été remarquée et applaudie.
Gros succès des
manifestations du 19 mars
Les manifestations du 19 mars ont dépassé en importance celle du 29 janvier dernier. Plus d’entreprises, plus de manifestants dans les cortèges, plus de secteurs représentés. De nouveaux bataillons de travailleurs se sont mobilisés : pour certains, c’était la première grève et la première manif.
Au total, quelque trois millions de manifestants au plan national.
Des forêts de banderoles, avec les exigences de l’heure (la hausse de 200 euros, voire 300, le smic à 1600 euros, l’interdiction des licenciements, la solidarité entre public, privé, la défense de l’école, de l’université, de la culture, contre les plans de privatisation et de rentabilisation, les restructurations.
Les travailleurs des entreprises touchées par les suppressions d’emplois, le chômage technique étaient massivement dans la rue, accompagnés par la population de ces villes sinistrées.
Le privé était souvent majoritaire, notamment dans les cortèges CGT.
Les enseignants, étudiants étaient encore très nombreux, les travailleurs de la santé, de la Poste… également.
(Retrouvez le bilan que nous avons tiré du 19 sur notre site)
Le succès de cette mobilisation traduit le refus du monde ouvrier et syndical de « payer la crise ».
Ce refus s’exprime de différentes manières. Si le refus des licenciements est fort, notamment dans les entreprises qui se débarrassent du jour au lendemain de centaines d’ouvriers de d’ouvrières, jetés à la rue après avoir été surexploités des années durant, la traduction de ce refus dépend des situations concrètes, du rapport de force, de l’expérience de lutte, des positions des directions syndicales, etc. Dans de nombreux cas, les travailleurs bloquent l’entreprise, séquestrent les dirigeants et exigent les indemnités les plus élevées possibles. Les familles, les commerçants, les travailleurs d’autres entreprises privées et publiques se solidarisent avec ces luttes, leur donnant un caractère très populaire. Il faut travailler dans ce sens.
Il ne manque évidemment pas de conseillers qui essaient d’entraîner les travailleurs sur le terrain de la recherche de solutions économiques, censés éviter les licenciements ou en limiter l’ampleur. Même le gouvernement s’y met, avec ses « plans de soutien », ses mesures en faveur de l’emploi des jeunes…
Sarkozy proclame à longueur de discours de campagne, qu’il faudrait déjà se préparer à l’après crise, à la « sortie de crise ». Toutes les mesures annoncées tournent autour des allégements de charges, de cadeaux fiscaux aux entreprises, de jeunes mis quasiment gratuitement à la disposition des entreprises, sous prétexte de lutte contre l’explosion du chômage des jeunes. En effet, les milliards d’euros mis à la disposition des banques et des entreprises ont pour but de pousser à la restructuration de l’appareil de production, rationaliser encore, rendre les entreprises encore plus compétitives, en vue de la concurrence accrue que se livrent les monopoles pendant et après la crise. Comme nous l’avons évoqué dans le supplément sur « la crise du système capitaliste », il s’agit pour l’Etat d’aider massivement les grandes entreprises à adapter l’appareil de production à la crise énergétique, de celle des matières premières, qui demeure, même si elle apparaît moins aiguë aujourd’hui, du fait même de la baisse de la demande.
En ne s’intéressant qu’à l’après crise, Sarkozy condamne des centaines de milliers de travailleurs au chômage, victimes des licenciements, des CDD non renouvelés, des missions d’intérim arrêtées sans autre forme de procès. Parmi eux, de nombreuses femmes, comme celles des usines Valeo, intérimaires, CDD, auxquelles le gouvernement « propose » de chercher du travail dans le secteur de l’aide à la personne. Il espère ainsi « reclasser » des femmes travailleuses dans un secteur qui se développe du fait du désengagement massif de l’Etat des secteurs sociaux : l’attention aux personnes âgées, la petite enfance où se développent les crèches et modes de garde payants. Dans ces domaines, la politique néolibérale de privatisation et de marchandisation se poursuit à un rythme soutenu.
La
« moralisation » du capitalisme
Une polémique s’est développée entre le gouvernement et le Medef, le premier reprochant au second un manque « d’éthique » : n’affichez pas de façon aussi provocante votre soif de profits ! Limitez un temps vos stocks options et autres « bonus », surtout quand vous êtes à la tête de banques sauvées par l’argent public. Parisot a longtemps campé sur le discours du grand patronat qui refuse toute « ingérence » de l’Etat dans « ses » affaires. Mais des patrons plus intelligents lui ont conseillé plus de souplesse et lui ont pointé le discours d’Obama, qui « s’est étranglé de colère » quand il a entendu parler du montant des primes versées aux dirigeants des banques quasiment nationalisées.
La question n’est pas de « moraliser » un système basé sur la recherche du profit maximum et qui fait eau de toute part et qui veut nous faire payer sa crise.
Sarkozy fustige lui aussi, à longueur de discours, les « patrons voyous ». Tout comme il multiplie les critiques contre certains « paradis fiscaux ». C’est avant tout une posture démagogique destinée à focaliser l’attention sur des « dérapages » pour occulter le problème de fond ; celui du système lui-même, basé sur la course au profit maximum. Qu’il ait de quoi être choqué par des rémunérations pharamineuses, 600 fois le smic, par les « bonus » et autres gratifications qui se chiffrent en millions d’euros, rien de plus légitime. Mais tout cela fait partie du système, des règles imposées par l’oligarchie financière qui exige des retours sur investissement à deux chiffres. Elles ne datent pas d’hier ; elles sont partie intégrante de la politique néolibérale imposée depuis des années. C’est le capitalisme lui-même, basé sur l’exploitation, c’est le système impérialiste dans son ensemble, qui surexploite, pille et spolie les peuples du Sud, qui sont responsables des inégalités, de la misère, des guerres.
27 mars 2009
solidarité avec les migrants, un délit !
André Barthélemy président de l’ONG Agir Ensemble pour les Droits de l’Homme, a fait l’objet
d’une condamnation ferme à une peine d’amende de 1500 euros pour « incitation à la rébellion »
et « entrave à la circulation d’un aéronef ».
Le Conseil d’administration d’Agir Ensemble pour les Droits de l’Homme déplore la
condamnation de son président et soutient sa décision de faire appel du jugement.
André Barthélemy a été traduit le 19 février 2009 devant la 14ème chambre correctionnelle du Tribunal de
Bobigny qui a rendu son délibéré le 19 mars. Le 16 avril 2008, André Barthélemy s’était opposé aux conditions
de reconduite à la frontière de deux ressortissants congolais à bord d’un vol Air France en partance pour
Brazzaville. Il s’était élevé contre le traitement infligé par les policiers aux deux ressortissants congolais et avait
été placé en garde à vue.
Une pétition de soutien à André Barthélemy a été signée par une cinquantaine d’organisations nationales et
internationales et 5677 personnes.
Le Tribunal n’a pas cru devoir tenir compte du caractère citoyen de l’attitude d’André Barthélemy et de la
légitimité de son indignation face aux faits dont il était témoin. La condamnation à 1500 euros d’amende traduit
un inquiétant raidissement de la jurisprudence en la matière et révèle la volonté d’intimidation des personnes qui
s’avisent de manifester leur solidarité avec les étrangers sans-papiers. Il est de la responsabilité de chacun de
protester contre les atteintes aux droits fondamentaux et à la dignité humaine dont il est témoin : la condamnation
contre André Barthélemy ne peut qu’encourager à la passivité et à l’inaction et fait de la solidarité un délit.
Maître William Bourdon, qui a assisté André Barthélemy devant le Tribunal correctionnel, assurera également sa
défense en appel. L’audience devrait avoir lieu d’ici trois ou quatre mois devant la Cour d’appel de Paris.
André Barthélemy et le Conseil d’administration d’Agir Ensemble pour les Droits de l’Homme remercient les
personnes et les organisations qui ont manifesté leur soutien à l’occasion du procès et appellent à une vigilance
et à une mobilisation accrues pour la défense des libertés et la protection des droits fondamentaux des migrants
et demandeurs d’asile.
AGIR ENSEMBLE POUR LES DROITS DE L'HOMME
24 mars 2009
immigration, cercle de silence à Strasbourg
Depuis un an, nous nous rassemblons chaque mois pour protester contre la criminalisation des personnes étrangères vivant dans notre cité.
Nous refusons qu'à défaut de papiers, il leur faille vivre dans la peur, peur lorsqu'on frappe à la porte, peur de sortir, peur d'être dénoncé par les voisins...
Nous refusons qu'aller dans des associations humanitaires pour pouvoir dormir, manger, être soigné, être conseillé pour régulariser sa situation expose encore davantage aux contrôles d'identité.
Désormais, nous nous inquiétons d'un palier supérieur dans l'indignité. En effet, les poursuites policières et judiciaires se multiplient dans tout le pays à l'encontre de ceux qui essayent de soutenir ces personnes en détresse.
Donner une couverture pour supporter le froid de la nuit,
recharger un portable pour lutter contre l'isolement,
distribuer de la nourriture pour avoir moins faim,
tendre la main à ceux qui n'ont personne...
Tout cela est susceptible d'une sanction en vertu de l'article de loi qui stipule que "Toute personne qui aura, par aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter l'entrée, la circulation ou le séjour irrégulier d'un étranger en France sera punie d'un emprisonnement de 5 ans et d'une amende 30 000 euros".
Cette loi était conçue initialement pour sanctionner les passeurs qui s'enrichissent en profitant de la misère d'autrui.
Aujourd'hui, son esprit est détourné, voire renversé, pour en user contre ceux qui n'ont d'autre motivation que de répondre à l'appel d'un autre en détresse.
La Loi a pour finalité de nous permettre de vivre ensemble pacifiquement, dans le respect des uns avec les autres. Jamais la loi ne saurait être convoquée pour anéantir les plus faibles d'entre nous. Jamais, la loi ne saurait être convoquée pour punir et tenter de faire reculer la solidarité.
Nous refusons et continuerons à refuser d'abandonner le principe de fraternité qui fonde notre république.
Aussi, pour marquer notre protestation silencieuse, nous nous retrouverons ensemble comme chaque mois, ce lundi 30 mars, de 18 h à 19 h, Place Kléber.
Merci de venir et d'en informer vos amis et les amis de vos amis.
Merci aussi de nous dire si vous ne désirez plus recevoir nos informations.
Contact : cercledesilence.strasbourg@gmail.com
10 mars 2009
Gaza, lettre de Salah Hamouri, Français détenu par Israël
Dans ma première lettre, je vous
ai parlé des premiers mois passés en prison pendant l’épreuve de
l’interrogatoire.
Je vais vous parler maintenant de
la « deuxième période : la vie quotidienne en prison » qui
laisse des marques sur la vie des prisonniers et sur leur futur.
Je suis en cellule avec 7 autres
prisonniers dont certains ont déjà passé plus de 20 ans derrière les barreaux.
Il y a en prison toute une
organisation et des lois intérieures mais ce qui est important, c’est le
développement du mouvement des prisonniers. En effet, les changements dans
l’organisation de la vie en prison ont demandé beaucoup de temps, d’efforts et
de sacrifices.
Avant l’année 1992, l’oppression
était forte en prison malgré la résistance et la solidarité des détenus. 1992
marque l’année d’une lutte où les prisonniers ont organisé un mouvement de
résistance en faisant une grève de la faim afin d’obtenir le minimum vital et
leurs droits. Cette grève a duré 17 jours. La rue palestinienne était solidaire,
malgré les difficultés et la répression israélienne. Les prisonniers ont gagné
cette bataille. Ils ont réussi à obtenir quelques améliorations dans leur
quotidien difficile, par exemple ils ont eu le droit d’avoir un contact
quelques minutes avec leurs enfants pendant les visites, de faire rentrer
couvertures et vêtements apportés par les familles, de pouvoir étudier à
l’université par correspondance, de regarder la télé afin de ne pas être coupé
du monde complètement.
Ces « victoires » ont
eu une influence sur la vie des prisonniers et leur ont donné du courage.
En prison il y a une vie très
structurée, chaque prisonnier, chaque organisation politique connaît ses droits
et ses devoirs.
Chaque groupe politique est
représenté dans des comités, un prisonnier élu par les autres représente
l’ensemble des détenus devant l’administration quand il y a un problème, une
réclamation etc.
Le but de l’occupation
israélienne est d’isoler les prisonniers mais notre organisation nous permet de
rester forts, solidaires, de faire respecter nos droits pour lesquels il nous
faut toujours lutter malgré les tentatives de l’autorité israélienne de nous
casser.
Ces derniers mois, il y a eu
plusieurs tentatives pour nous rendre la vie plus difficile.
La première étant de nous
interdire les livres que nos familles pouvaient nous apporter en nombre limité.
C’est une manière de nous tuer culturellement, la lecture étant notre
occupation principale. La seconde est de nous faire payer des amendes si nous
n’obéissions pas au règlement.
Il est fréquent aussi que des
détenus soient mis en isolement et privés de visites.
En effet, nos familles peuvent
nous rendre visite 2 fois par mois pendant 45 minutes, nous savons que pour eux
c’est difficile, certains ont des parents âgés ou malades qui supportent mal
les trajets et l’attente dehors. Mais nos familles sont solidaires malgré les
difficultés. Pendant la visite nous sommes séparés de nos parents par une vitre
épaisse et on peut se parler avec un interphone.
Le temps passe vite, je dois déjà
m’arrêter d’écrire …
Prison de Guilboa
Le 20 février 2009
Salah
Il est plus plaisant de passer un week-end avec son "amoureuse" au Mexique aux frais des contribuables que de s'occuper d'un Français détenu par Israël et fautif de défendre la cause palestinienne !
Sortie scolaire, 10 élèves matraqués
Les personnels et l’ensemble des parents d’élèves du collège Jean
Jaurès de Cenon dénoncent les agressions subies par des élèves d’une classe de
troisième et leurs enseignants. Ces faits se sont déroulés ce jeudi 5 mars au
retour d’une sortie pédagogique à l’Assemblée Nationale dans le cadre de l’éducation
à la citoyenneté. Alors que les élèves attendaient leur train, les CRS ont
chargé dans la gare Montparnasse sans discernement les manifestants auxquels
nos élèves ont été mêlés. Ils ont alors été traités avec la plus grande
violence.
Ils constatent que plus de dix élèves ont
été bousculés, frappés, jetés à terre, blessés comme en témoignent les
certificats médicaux délivrés sur place.
Ils constatent également que tous les élèves
gardent un souvenir terrorisé de cette expérience.
Ils constatent enfin que les enseignantes
responsables et encadrant la sortie pédagogique ont été également malmenées au
point de se voir délivrer un arrêt de travail.
Ils témoignent aux élèves et à leurs collègues victimes de
ces violences policières inacceptables leur totale solidarité.
Ce comportement brutal
met gravement en cause toutes les mesures éducatives et citoyennes mises
en place par les personnels de l’établissement pour les élèves d’un collège
situé par ailleurs en zone d’éducation prioritaire.
C’est pourquoi ils ne sauraient admettre ces
violences policières et décident collectivement de déposer plainte pour coups
et blessures.
Ils décident d’alerter leurs autorités de
tutelles : Inspecteur d’Académie, Recteur, Ministre.
Ils se tournent également vers les élus afin
que les responsables soient désignés et poursuivis, pour que de tels
comportements ne se produisent plus jamais.
Ce lundi 9 mars l’ensemble du personnel et des parents d’élèves appelle la communauté scolaire
à manifester son indignation en participant massivement à un rassemblement au collège de 16h à 17 h.
04 mars 2009
EDUCATION Y A DE L'ARGENT POUR CERTAINS
Pendant que le gouvernement ratiboise les effectifs des profs, Sarkozy
veut imposer une réforme géniale. Il a décidé d'offrir aux expatriés la
gratuité des écoles et lycées français de l'étranger. Un cadeau sympa,
non ? Sauf qu'il va surtout profiter aux plus aisés, et que l'addition,
pour l'Etat, s'annonce carabinée. Ces écoles, très cotées étaient
jusqu'à présent payantes. Certains lycées sont des établissements
publics, d'autres, privés sous contrat. En tout 160 000 élèves y sont
scolarisés, dont 80 000 français. Sous la tutelle du Quai d'Orsay,
chaque établissement fixe assez librement ses tarifs et ça atteint des
sommets: 5 500 euros l'année à Tokyo, 6 500 à Londres, 15 000 à New
York et 17 000 euros -le record- à San Francisco.
> >
> > Au diable l'avarice! Pour les expatriés modestes, un système de bourses plutôt généreux est déjà en place.
> >
> > A New York, par exemple, il faut gagner moins de 65 000 euros
par an -pas vraiment le smic- pour décrocher 4 500 euros d'aide.
Environ un quart des élèves français bénéficient d'une bourse. Mais
pour Sarko, ce n'était pas assez. Depuis l'an dernier et à la demande
express de l'Elysée, l'Etat prend en charge l'intégralité des frais de
scolarité des élèves français de terminale... quels que soient les
revenus des parents. Plus besoin de bourse ! A la rentrée de septembre,
ce sera le tour des premières, puis des secondes l'an prochain, et
ainsi de suite. "
> >
> > J'aurais pu commencer la gratuité par la maternelle, a
expliqué Sarko, le 20 juin dernier, devant la communauté française
d'Athènes. Mais j'ai voulu commencer par l'année la plus chère pour que
vous puissiez constater la générosité des pouvoirs publics français."
Encore merci !
> >
> > Mais générosité pour qui ? A Londres, l'une des familles
concernées par ce généreux cadeau déclare plus de 2 millions d'euros de
revenus annuels. Et deux autres gagnent plus d'un million. Jusqu'alors,
une partie du financement était assurée par des grandes entreprises
françaises désireuses d'attirer leurs cadres vers l'étranger. Ces
boites, comme Darty ou Auchan, rentrent déjà leur chéquier : pourquoi
payer les frais de leurs expat' si l'Etat régale ? Un coût qui fait
boum Au Quai d'Orsay, l'Agence française de l'enseignement à l'étranger
a simulé le coût de cette plaisanterie mais s'est bien gardé d'en
publier le résultat. Lequel est tout de même tombé dans les palmes du
"Canard". D'ici dix ans, appliquée du lycée jusqu'au CP (sans parler de
la maternelle), la gratuité coûterait à l'Etat la bagatelle de 713
millions d'euros par an !
> >
> > Intenable ! La vraie priorité, c'est l'ouverture de nouveaux
établissements, pas la gratuité. Mais pourquoi Nicolas Sarkozy s'est
lancé la dedans ? Peut-être parce qu'il se sent personnellement
concerné par la question : après avoir été annoncé à New York puis à
Londres, petit Louis est finalement inscrit au lycéefrançais de Doha...
Et il va falloir payer ! Auditionné par le Sénat à la fin juin, Bernard
Kouchner n'a pas nié ces menus "inconvénients". Son cabinet songe
d'ailleurs à couper la poire en deux : une gratuité partielle... mais
toujours sans conditions de revenus. Sauf que, pour le moment, Sarko
n'en veut pas. "Je tiens beaucoup à la gratuité", s'entête-t-il à
chaque déclaration à l'étranger. Sans prendre le temps de préciser
comment sera financée cette très généreuse gratuité !
> >
> >
> >
> > A DIFFUSER LARGEMENT. Ce ne sont pas les médias qui nous le
diront. Et puisqu'il faut faire des économies à l'Education Nationale,
je vous laisse juges.
> >
> > Tout va bien. Surtout pour certains.
> >
> > Il n'y a plus d'argent ???? @+
aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa
03 mars 2009
OTAN, Strasbourg en otage
L'OTAN place Strasbourg en état de siège et prend ses habitants en otage lors du prochain sommet qui aura lieu pendant la semaine du 1er au 5 avril.
Dans la semaine du 1er au 5 avril 2009 se tiendra à Strasbourg (France) le sommet de l'OTAN (l'Organisation du Traité Nord Atlantique), qui fêtera son 60e anniversaire, avec pour invités une trentaine de chefs d'états, dont M. Barak Hussein Obama.
L'organisation du sommet de l'OTAN et les contraintes supportées par les habitants sont pour nous révélatrices des idées et des valeurs protées par cette institution.
Quelle idée saugrenue d'organiser un anniversaire dans une ville et de mettre en place un système répressif et de contrôle hors du commun empêchant à chacun de circuler librement.
C'est ce qui ressort des premières informations transmises à la presse par les représentants de l'état qui ont en charge d'organiser le sommet (cf. le billet "le dispositif de zonage et de fichage" )
- pour l'instant, deux zones de sécurité: le quartier du PMC/ Wacken et celui de la Cathédrale/ Palais des Rohan
- D'ici les 3 et 4 avril, d'autres zones de sécurité pourraient voir le jour
- Le lycée Kléber sera entièrement fermé les 3 et 4 avril
- Les marchés seront fermés
- Le nombre de policiers mobilisés du côté français n'a pas été communiqué officiellement, mais les informations reçues du côté allemand (12 000 policiers allemands ) et celles qui ont filtré font penser à un déploiement de forces de police sans précédent dans la capitale de l'Europe (25 000 policiers)
L'OTAN place donc Strasbourg en état de siège pendant plus d'une semaine empêchant les Strasbourgeois de vivre leur ville comme ils le font toute l'année.
Pourquoi avoir choisi Strasbourg, symbole de la réunification franco-allemande, de la paix entre les nations européennes au sortir de la seconde guerre mondiale, en mobilisant un dispositif répressif et de contrôle faisant plutôt penser à une ville en état de siège ?
N'aurait-il pas mieux fallu organiser ce sommet dans un des nombreux châteaux forts que comptent notre région ? Ils sont à l'abri de toute habitation et placés idéalement pour qui veut se sentir en sécurité dans une forteresse.
Les documents distribués par les services de la préfecture (voir le billet "le dispositif de zonage et de fichage" ) en vue d'informer les habitants de Strasbourg des "zones de filtrage" ainsi que de mettre en place par la police un fichage des résidents sont inquiétants.
Cette mise en scène du sommet, avec des chefs d'états au centre de Strasbourg dans une ville bouclée et des habitants privés de leurs activités de vie quotidienne (écoles, marchés, musées, ...) ainsi que de leur liberté de circulation montre la distance qu'il y entre les valeurs affichées par l'OTAN et la réalité de leur pratique.
Nous invitons tous les citoyens du monde à venir à Strasbourg le 4 avril 2009, capitale de l'Europe et symbole de paix en Europe, pour affirmer qu'un autre monde est possible. Tous à Strasbourg le 4 avril 2009 pour accueillir les chefs d'état et leur dire que nous voulons construire un monde plus sûr et plus juste, nous voulons démilitariser et démocratiser les relations entre les peuples et établir de nouvelles formes de solidarité et de coopération. Nous demandons aux chefs d'état qui se rendront à Strasbourg pour le sommet de l'OTAN le 3 et 4 avril de faire en sorte que Strasbourg ne soit pas en état de siège et que l'expression citoyenne puisse s'exprimer dans Strasbourg pour en faire une capitale de la paix et une ville ouverte.
dimanche 8 février 2009
Les strasbourgeois vont payer et subir durablement les délires sécuritaires de l'OTAN
Par redac1 le dimanche 8 février 2009, 22:14 - zonage-fichage-surveillance
Tous à Strasbourg pour le contre sommet de l'OTAN
Le contre-sommet de l’OTAN
Le point culminant en sera la manifestation internationale du 04 avril 2009 à Strasbourg. Elle rejoindra celle qui viendra de Kehl. Programme provisoire :
o Une Conférence internationale du 1er au 5 avril 2009
o Un village alternatif
o Une manifestation internationale le 4 avril à Strasbourg
L’OTAN (Organisation du Traité de l’Atlantique Nord) fêtera son 60ème anniversaire du 1 au 5 avril 2009 à Strasbourg, sinistre anniversaire, s’il en est, à l’occasion duquel elle annoncera un « nouveau concept
stratégique » par lequel elle entend se substituer progressivement à l’ONU dans l’organisation militaire du monde. C’est à cette occasion que Nicolas Sarkozy veut annoncer la réintégration de la France au sein du commandement militaire et ainsi s’aligner sur la vision américaine du « choc des civilisations ».
A l’heure où :
- dans le cadre de l’Union européenne, par le biais du Traité de Lisbonne, l’OTAN « reste pour les Etats qui en sont membres, le fondement de leur défense collective »
- il est question pour les Etats-Unis d’intensifier par ce biais la guerre en Afghanistan par l’envoi de troupes supplémentaires (rappelons qu’un tel envoi a déjà été effectué par la France, cela en dépit de l’opposition de 67% de la population, rappelons également le décès de 10 soldats français en août dernier)
- la crise financière, économique, environnementale et sociale prend une ampleur phénoménale dans le monde entier, ouvrant la voie à des tensions sociales toujours accrues
Que faire ?
Le Collectif anti-OTAN de Strasbourg, qui regroupe de nombreuses associations, syndicats et partis politiques appelletou-te-s celles et ceux qui refusent cette logique à se mobiliser pour montrer aux grands de ce monde que la société civile ne les suivra pas aveuglément dans cette logique.
Dans cette optique, le Collectif organise un contre-sommet du 1er au 5 avril 2009, à Strasbourg, Kehl et Baden-Baden. Nous voulons dénoncer l’idée selon laquelle l’OTAN se présente comme une structure oeuvrant pour la paix.
Le Collectif organisera une série de conférences, réunions de quartiers, projections de films, présence sur les marchés, etc.
Pour que Strasbourg ne soit pas en état de siège et qu’elle reste une ville ouverte, de débats, de paix, il est urgent de nous mobiliser pour marquer notre opposition à cette logique guerrière d’escalade de la violence et du surarmement portée par l’OTAN. Le collectif Strasbourg anti-OTAN
lundi 9 février 2009
NON A LA GUERRE : NON A L’OTAN
A l'occasion du soixantième anniversaire de l'OTAN, nous vous appelons à venir manifester à Strasbourg le 4 avril 2009 contre les politiques militaires et nucléaires agressives de l'OTAN et à participer au contre-sommet pour affirmer qu'un monde de justice et de paix est possible.
Nous l’affirmons avec force: la France doit renoncer à son intégration dans le commandement militaire de l'OTAN. Elle doit rompre avec une politique aux visées dominatrices méprisant les droits des peuples.
Nous refusons la vision dangereuse et manichéenne de la "guerre des civilisations" et toutes réponses militaires aux crises mondiales et régionales.
Nous rejetons la course aux armements et refusons de vivre dans la crainte du recours à l'arme nucléaire. Il est inacceptable que les dépenses militaires engloutissent l’argent nécessaire à la satisfaction des besoins vitaux de l’humanité ; d’autant plus que les gouvernements voudraient faire payer aux peuples les dégâts du libéralisme financier
Nous exigeons la fermeture des bases militaires étrangères dans tous les pays. Pour construire un monde plus sûr et plus juste, nous voulons démilitariser et démocratiser les relations entre les peuples et établir de nouvelles formes de solidarité et de coopération.
En Afghanistan, le bilan de l’occupation militaire est dramatique. Les populations afghanes doivent retrouver els moyens de décider de leur avenir. Il est temps de mettre en oeuvre une solution politique internationale fondée sur l’aide d’urgence et la reconstruction dans le respect des droits du peuple afghan, en particulier des droits des femmes. Nous demandons le retrait du dispositif militaire français des troupes de l’Otan.
Fait à Paris le 22 octobre 2008
Signataires Union Pacifiste de France, collectif "la guerre tue" (Toulouse), Les VERTS, Collectif Faty KOUMBA : association des libertés, droits de l'homme et non-violence, MARS GR, PCF, ATTAC, ACDN, Alternative libertaire, les Alternatifs, FSU, M’PEP, Union pacifiste, ATTAC, Droit-Solidarité, PCOF, MRAP, NPA, Parti de Gauche, UJFP, LCR, le Mouvement de la Paix, ACG, Collectif des Iraniens contre la guerre, ACCA, IPAM/CEDETIM, AAW, ARAC, Coordination européenne pour la marche mondiale des femmes.
lundi 9 février 2009
L'OTAN place Strasbourg en état de siège et prend ses habitants en otage lors du prochain sommet
anifestatmion contre sommet OTAN Strasbourg
appel pour la défense du droit à manifester contre l’OTAN ...
Appel pour la défense du droit à manifester contre l’OTAN dans la ville de Strasbourg le 4 avril
L'OTAN envisage de fêter son 60ème anniversaire du 1 au 5 avril 2009 à Strasbourg, en présence des chefs d'Etat, dont M. Obama. Les signataires rejettent vigoureusement les politiques de guerre, d’intervention militaire, d’élargissement et de course à l’armement qui sont celles de l’OTAN.
Nous sommes opposés :
- à l'entrée de la France dans le haut commandement militaire de l'OTAN
- à l'intervention militaire de l'OTAN en Afghanistan
- à la logique guerrière et de surarmement, notamment nucléaire, portée par l'OTAN
Nous voulons exprimer notre opposition à ces politiques et permettre aux Strasbourgeois et aux mouvements sociaux de le faire publiquement en toute liberté.
A cette fin nous avons rencontré la préfecture qui a refusé la demande du Comité de préparation à la manifestation contre l’OTAN de défiler dans le centre de Strasbourg le 4 avril contre l'OTAN.
L’organisation du Sommet de l’OTAN fera de Strasbourg une ville-forteresse.
Un dispositif sécuritaire hors du commun est déployé : mise en place de zone rouge, fichage des habitants, développement de la vidéosurveillance.
Cette mise en scène, avec des chefs d'Etats au centre de Strasbourg - dans une ville bouclée - et des habitants privés de leurs activités de vie quotidienne ainsi que de leur liberté de circulation, nous est insupportable et montre le vrai visage de l'OTAN.
La mobilisation contre le Sommet de l’OTAN est déjà grande. Le 4 avril les citoyens du monde entier vont venir à Strasbourg pour exprimer de manière non-violente leur « Espoir de Paix » et leur « Non à l’OTAN ».
Nous voulons nous mobiliser pour que soient réorientés les moyens utilisés pour les guerres vers des politiques répondant aux défis sociaux, démocratiques, économiques et environnementaux des peuples de la planète.
Posez-vous la question : quelle sera l'image véhiculée par Strasbourg ?
Une ville forteresse à la solde de l'Otan ou bien une ville qui fait de l'expression démocratique et de la paix, ses valeurs ?
Nous avons besoin du droit à manifester dans le centre de Strasbourg et mettons au défi le gouvernement français et les autorités locales de garantir ce droit démocratique à une manifestation libre, indépendante et pacifique.
A l’initiative de la Conférence internationale de préparation, comptant plus de 500 participants ; Strasbourg, 14 et 15 février 2009.