29 juin 2009
Fin de l'impunité pour l'Etat Hébreu?
Israël : Seul =ontre tous ! C’est apparemment la fin de l’Etat de grâce, voire de l’impunité pour l’Etat hébreu.
Le quartette (USA, UE, Russie et ONU), réuni hier en marge de la rencontre des ministres des Affaires étrangères du G8 à Trieste (nord-est de l’Italie), ne s’est pas encombré d’euphémisme pour dire les quatre vérités à Israël. Et par la bouche du secrétaire général de l’ONU.
« Le quartette appelle les autorités israéliennes à arrêter la colonisation, y compris celle (issue) d’une croissance naturelle, à lever tous les blocages et à ouvrir les frontières », a déclaré hier Ban Ki-moon dans une conférence de presse. clair, net et sans concession, le propos du SG de l’ONU à l’endroit d’Israël qui a réussi la prouesse » de se mettre à dos toute la communauté internationale, y compris les grands « amis », la France et les Etats-Unis.
L’étoile de David pâlît
Pour Ban Ki-moon, ces mesures déclinées sur un ton comminatoire constituent un préalable pour la mise en oeuuvre de nos propositions ». Il faut croire donc que le quartette dispose d’un plan pratique de règlement du conflit israélo-palestinien et qui fait largement consensus. Le fait est qu’aucune voix discordante n’a été entendue hier par les pays du G8, comme cela avait toujours été le cas dès qu’il s’est agi de hausser le ton contre Tel-Aviv. Les temps ont donc changé, les tons aussi…
Le secrétaire général des Nations unies a rappelé à juste titre que la bande de Ghaza est soumise à un "strict blocus de la part d’Israël depuis sa prise de contrôle par le Hamas il y a environ deux ans ». Ban Ki-moon suggérait, lors d’une conférence de presse aux côtés de l’envoyé spécial du quartette, Tony Blair, du =aut représentant de l’UE pour la politique étrangère, Javier Solana, de =’émissaire américain pour le Proche-Orient, George Mitchell, et du ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, qu’il n’est plus question de cautionner cette situation.
Il est évident que la tonalité du discours du quartette hier tranchait avec les tournures euphémiques des responsables du G8 qui se faisaient un point d’honneur de monter en épingle la " sécurité d’Israël » pour justifier toutes les outrances de l’Etat hébreu à l’égard du peuple palestinien spolié de ses terres. Tout porte à croire que l’on assiste à la fin d’une époque où l’armée israélienne se fait « justice » elle-même au nez et à la barbe de la communauté internationale. Le quartette avertit dans son communiqué : "La seule solution viable pour mettre fin au conflit israélo-palestinien repose sur le principe de deux Etats". On remarquera que le quartette n’impose aucune condition au futur Etat palestinien, contrairement à Netanyahu qui en rétrécit les terres et les aires…
De même que les maîtres du monde ont réaffirmé leur soutien à l’organisation d’une conférence internationale sur le Proche-Orient à Moscou en 2009 pour relancer le processus de paix que Tel-Aviv ne voit pas d’un bon œil. C’est dire qu’après avoir croisé le fer avec Barack Obama, le Premier ministre israélien se retrouve seul contre le G8.
Benyamin Netanyahu, qui refuse mordicus l’arrêt total de la colonisation tout en se prononçant contre la construction de nouvelles colonies et la saisie de terres, comme il l’a répété à Paris, fait face à une intransigeance… américaine. Sa volonté de poursuivre la construction dans les implantations existantes sous motif de "croissance naturelle » n’est qu’un expédient aux yeux de Barack Obama. C’est pourquoi le président américain exige un « gel total » des colonies soutenu depuis hier par tous les partenaires du G8. Et c’est l’Etat hébreu qui se retrouve, pour une fois, désigné du doigt par toute la communauté internationale. C’est tellement rare, même au plus fort de la guerre contre Ghaza...
publié par el Watan
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26 juin 2009
La dictature constitutionnelle en 12 étapes
Ou comment passer de la démocratie à la dictature en 12 étapes. A vous d’estimer à quel point nous en sommes rendus en vous basant sur des exemples que vous pouvez voir ou lire dans les journaux au quotidien…
La dictature constitutionnelle a pour objectif de mettre les ressources et les richesses d’un pays à la disposition d’un groupe d’individus restreint (oligarchie), au détriment de l’ensemble de la nation.
La dictature constitutionnelle utilise les institutions publiques (administration, justice, investisseurs institutionnels, médias…) en les mettant sous tutelle et en les détournant de leurs fonctions premières pour les mettre au service de cette oligarchie. C’est pour cela que la dictature constitutionnelle est dans un premier temps difficilement attaquable : elle reste dans le cadre de la loi, mais en la détournant de son esprit pour n’en retenir que la lettre, ce qui rend vain ou hypothétique toute poursuite. Les lois existantes sont complétées ou remplacées par d’autres lois plus favorables aux intérêts des oligarques.
La dictature constitutionnelle s’appuie également sur le réseau de médias des oligarques. Ceux-ci, bien qu’ayant des activités industrielles dans différents secteurs, contrôlent la quasi-totalité des médias privés, non pas uniquement pour gagner de l’argent, mais surtout pour ne pas laisser de place à un discours qui risquerait de remettre en cause la dictature constitutionnelle. Tout discours différent est aussitôt ridiculisé par l’ensemble des ténors du pouvoir en place. Par un martèlement du discours officiel permanent et étendu à tous les médias, l’individu finit par douter de ses propres pensées et n’ose plus remettre en question le discours universel de la dictature constitutionnelle. Profitant d’une couverture médiatique universelle, la dictature constitutionnelle peut mentir à tout instant, en toute occasion, et à tout propos, sans risquer d’être contredite. Les médias reprennent même les contre-vérités les plus grossières au premier degré, sans oser le moindre commentaire.
La dictature constitutionnelle s’attache à dissoudre, décrédibiliser ou à rendre impuissants tous les corps intermédiaires et de manière générale tout ce qui peut créer du lien social. L’individu doit se retrouver seul et isolé face au pouvoir.
La dictature officielle s’emploie à désespérer les individus. Toute possibilité d’amélioration des conditions de vie est présentée comme impossible. La dictature constitutionnelle présente la réussite des oligarques comme étant de leur seul fait personnel. Elle présente l’échec social des individus et leur incapacité à améliorer leur niveau de vie comme étant de leur seul fait, alors que tout est mis en oeuvre, à tous les étages de la société, pour transférer les richesses des individus vers les oligarques.
La crise n’est pas un accident dans l’histoire de la dictature constitutionnelle, elle est pour les pays les plus avancés dans cette voie une étape franchie dans le transfert des richesses des individus vers les oligarques. Après avoir capté le maximum d’argent possible et avoir poussé les individus à s’endetter à long terme au delà de ce qu’ils pouvaient payer, les oligarques doivent passer à un stade supérieur pour continuer à s’enrichir. Les oligarques vont maintenant accélérer la captation des richesses des états, et pousser les états à s’endetter à long terme au delà de ce qu’ils peuvent payer, de façon à pouvoir profiter de cet argent sous forme de subventions diverses, de prêts, de défiscalisation, d’exonérations de charges, de baisse de TVA, etc.
Pour favoriser le transfert des ressources de l’état vers les oligarques, les dépenses des états doivent être réduites en supprimant les fonctionnaires et les services de l’état non indispensables à la conservation du pouvoir.
La dictature constitutionnelle crée de façon délibérée une stratégie de la tension sociale, en ne laissant à ses adversaires d’autres choix que l’humiliation ou la violence. En stigmatisant, criminalisant et manipulant la violence résiduelle, la dictature constitutionnelle peut ensuite légitimer un contrôle renforcé des individus et une réduction progressive des libertés. Cette stratégie est destinée à anticiper les risques de rébellion liés à la montée généralisée de la pauvreté, et aux noyaux de contestation qui ne manqueront pas de se créer devant le désespoir grandissant. En généralisant la violence policière et en la présentant comme normale (multiplication des gardes à vue et des procédures humiliantes, des coups, des bavures), en durcissant les peines de prison et les amendes on cherche également à faire peur aux individus, qui n’oseront plus se rebeller, de peur d’avoir affaire à une justice brutale et injuste.
Le tout numérique permet un fichage de toute la population et un contrôle généralisé de toutes les conversations téléphoniques, SMS, emails, sites internet. Tous les membres d’organisations hostiles au pouvoir sont filmés en détail par la police lors des manifestations. Il deviendra obligatoire d’installer un mouchard sur son ordinateur qui sera relié en direct et en permanence au pouvoir central. Toutes les procédures pénales possibles seront utilisées systématiquement pour décourager les individus ou organisations d’exprimer par quelque moyen que ce soit des idées contraires à celles de la dictature constitutionnelle, ou de mettre en cause l’un de ses responsables.
La dictature constitutionnelle, avec la complicité de ses médias relais, utilise ou crée en permanence des évènements pour faire diversion, empêcher que l’attention des individus se cristallise sur leur mécontentement personnel, et différer éternellement toute résolution possible des problèmes sociaux. Ces évènements renforcent et légitiment le rôle de la dictature constitutionnelle comme unique rempart entre l’individu et un monde extérieur caricaturé jusqu’à la paranoïa, d’où ne ressortent plus que des dangers potentiels.
Evènements positifs où la dictature est mise en valeur : sommets interna-tionaux, visites du chef de l’état à l’étranger ou en province, mariages présidentiels ou oligarchiques, manifestations culturelles, vacances, interviews complaisantes, etc.
Evènements négatifs extérieurs à la responsabilité de la dictature et contre lesquels elle doit lutter en permanence : crise économique, insécurité, bandes, famines, épidémies, terrorisme, guerres, drogue, mafia, etc.Quand le transfert intérieur des richesses est en passe d’être achevé et que la contestation ne peut plus être contenue par le contrôle policier, c’est alors à l’armée de prendre le contrôle du pays et d’éliminer durablement et de la façon la plus directe toute résistance. La dictature constitutionnelle rejoint alors toutes les dictatures du monde, mais nombreuses seront encore à ce moment les personnes qui penseront que ce qui est arrivé devait arriver,et qu’il n’y avait pas eu, à aucun moment, la possibilité de faire autrement.
Après avoir écrasé toute résistance intérieure et exploité toutes les ressources du pays, pour continuer à augmenter la richesse des oligarques, la dictature constitutionnelle se tournera alors inévitablement vers l’annexion d’autres états moins puissants militairement, de façon à s’en approprier les richesses.
Christophe Certain se réclame de ce texte J'ai pris le point de départ sur le site MCM, je ne connaissais pas le blog Ruminances. Je suis malvoyante et n'arrive pas à lire les textes sur blog. Pour moi, l'important est de donner des textes pour réfléchir. D'autres m'ont cité le livre de Jean Ziegler, d'autres encore un colloque aux U.S.A que je ne connaissais pas davantage. Je reçois des documents en nombre, je les parcours et ne peux tous les conserver.
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04 juin 2009
Les partis aux européennes et le nucléaire
Élections européennes :
le Réseau "Sortir du nucléaire" a évalué les candidats
- Europe écologie et le NPA prennent leurs responsabilités face à l'urgence
écologique
- L'UMP et le PS se contentent de vagues déclarations sur le
"développement durable"
- La position officielle du Modem reste encore à découvrir…
- Le Parti de Gauche est "coincé" par son tête à tête avec le très
pronucléaire PCF.
Le Réseau "Sortir
Europe Écologie et le NPA ont apporté des réponses très satisfaisantes. Il faut
d'ailleurs rappeler que les Verts et le NPA sont adhérents du Réseau
"Sortir du nucléaire". Europe Écologie et le NPA se prononcent pour
une sortie rapide du nucléaire, ont intégré la question des déchets radioactifs
et des risques, mais aussi les enjeux démocratiques (passage en force du lobby
nucléaire) et géostratégiques (prolifération nucléaire sous couvert du
nucléaire civil), ainsi que les questions de l'emploi et du social (promotion
des économies d'énergie et du développement des énergies renouvelables, qui
sont de véritables gisements d'emplois).
Le Parti de Gauche a eu l'honnêteté de reconnaître que, dans le cadre du Front
de gauche qui l'unit au PCF, il n'était pas possible d'avoir une position
commune sur la question du nucléaire. Le Réseau "Sortir du nucléaire"
est très attentif à l'évolution du Parti de Gauche, qui s'est déclaré favorable
à la sortie du nucléaire, et appelle le PCF a reconsidérer sa position
pronucléaire.
Lors de la campagne présidentielle de 2007, le Modem et François Bayrou n'ont
pas pris position contre le nucléaire, en critiquant néanmoins l'opacité du
lobby atomique. Pour ces élections européennes, seuls Corinne Lepage (CAP21,
tête de liste Modem dans le Nord) et Jean-Luc Bennahmias (ancien Vert) ont
répondu, se prononçant pour des alternatives au nucléaire, mais à moyen ou long
terme. Finalement, la position "officielle" du Modem reste encore à
découvrir !
Comme chacun a pu le constater, l'UMP et le PS ont repoussé au maximum le
moment d'entrer en campagne et, qui plus est, évitent soigneusement tout débat
pouvant remettre en cause l'énergie nucléaire, qui est pourtant un sujet de
société crucial.
Le Parti Socialiste a répondu de façon ambiguë, voire hypocrite, se prononçant
pour ITER (fusion nucléaire) et pour les réacteurs dits "de 4e
génération", bien que ces deux technologies pour l'heure inexistantes
absorbent plus de 80% des crédits européens pour la recherche énergétique. Ce
positionnement vide de sa substance le soutien de principe que le PS exprime
pour les énergies renouvelables et les économies d'énergie. Reconnaissant le
problème que posent les déchets nucléaires, le PS soutient pourtant du rôle que
la France entend jouer dans le déploiement international du nucléaire !
L'UMP n'ayant pas daigné répondre au questionnaire du Réseau "Sortir du nucléaire",
le seul élément dont nous disposons est la fameuse interview de Mme Dati,
numéro 2 sur la liste d'Île-de-France, lors d'un meeting des jeunes UMP, où
elle a démontré son incompétence, confondant allègrement électricité et
énergie. Il est vrai que M Sarkozy lui-même avait été défaillant sur ce sujet
lors de la campagne présidentielle. En résumé, l'UMP soutient totalement la
politique pronucléaire de l'Etat… sans pouvoir ni savoir justifier cette
option.
Parallèlement à ce questionnaire, le Réseau "Sortir du nucléaire" a
lancé une campagne de pétition par cartes postales, appelant les citoyens à
interpeller les listes sur ces questions énergétiques. Cette campagne (http://europe-sans-nucleaire.org)
a rencontré un grand succès, ce qui témoigne une fois de plus du véritable
divorce entre les citoyens et les partis dominants : malgré la crise
écologique, malgré les déconvenues de l'industrie nucléaire française (retards
et surcoûts considérables des chantiers des réacteurs EPR de Finlande et de
Flamanville ; fuites d'uranium au Tricastin et ailleurs, etc.), l'UMP et le PS
restent enfermés dans le carcan d'une idéologie productiviste et scientiste
inapte à penser le futur énergétique et écologique de l'Europe.
=> Voir le détail des réponses des candidats sur : http://ninucleaire-nieffetdeserre.org/spip.php?rubrique44