Le mouvement de libération nationale a commencé en Tunisie.

La nature du gouvernement actuel, présidé par Ghannouchi, un pilier du régime de Ben Ali, dont la tâche essentielle est de fermer la parenthèse du processus révolutionnaire et priver le peuple tunisien de l'exercice du pouvoir. Il y est encouragé par l'UE, les USA et la France, dont les gouvernements veulent pouvoir garder la mainmise économique et politique sur le pays.

 

L'importance de ce processus révolutionnaire contribue à délégitimer et à'affaiblr le pouvoir sarkozyste, qui a soutenu jusqu'au bout la dictature tunisienne. et son propre appétit de pouvoir l’empêche de réaliser que Kadhafi est désormais gommé de l’échiquier politique. Ses déclarations sont trop tardives pour qu’on le prenne pour un esprit éclairé alors que la politique étrangère est la chasse gardée du Président dans la Vème République.  

Après l’Égypte, c'est le cas du Yémen, de la Jordanie, de Barhein, du Maroc, de l'Algérie, de Djibouti et aujourd'hui, c'est la Libye.

Kadhafi s'agrippe au pouvoir, faisant bombarder les villes soulevées. Les morts se

comptent par centaines. Il pousse ses derniers partisans à la guerre civile, mais son sort est déjà scellé : chassé du pouvoir. Le peuple libyen s'est dressé contre son oppresseur et veut en finir avec son régime.

Ses soutiens d'hier, les gouvernements des USA, des pays de l'UE et singulièrement celui de Sarkozy le lâchent, comme ils ont lâché avant lui leurs alliés en Tunisie, en Egypte, …

Ils en rajoutent même, ne trouvant pas de mot assez dur pour qualifier le régime libyen, qui leur a pourtant acheté des armes par millions d'euros et de dollars et qui a accepté de faire la chasse aux candidats à l'immigration, sans hésiter à les emprisonner et à les tuer. C'était du temps où Kadhafi était redevenu fréquentable, le temps où Sarkozy l’accueillait en grande pompe, pour essayer de vendre des Rafales, des centrales nucléaires et diverses armes qui servent aujourd'hui à réprimer la révolte populaire.

Face à tant de fournitures militaires octroyées à des tyrans arabes et africains, le citoyen français est en droit de s’interroger si les factures sont honorées par de tels pays ou si c’est la coface qui couvre les impayés aux industries de l’armement, autrement dit le contribuable français. Vu le mauvaise politique étrangère de notre Président, sa politique économique peut être de même acabit. Et il a déjà un des travers des tyrans, chacun se rappelle son interjection « casse-toi, pauvre con ! » : le mépris du peuple.

En juin 2010, j’avais fait sur ce blog une tribune, très visitée ces derniers temps par des internautes en provenance du Maroc sur la guerre qu’on nous prépare. Alors que Moubarak donnait priorité au passage dans le canal de Suez du convoi armé US en direction d’Israël, l’opposition égyptienne disait haut et fort sa désapprobation. Notre presse n’en a rien dit. Et quel a été le résultat de la rencontre des dictateurs africains au Tchad dans cette même période ? Sarkosy en aurait-il tiré un safisfecit au point d’inviter le Président Du Gabon, Président en sursis ? Et je pose une fois de plus au coût de cette visite dans notre pays archi endetté ? Il y a des moments où on a envie que le Président rende des comptes sur toutes ses dépenses. Il n’arrête pas de jeter de la poudre aux yeux avec ses G8, G20 où il parade et fait le paon parce qu’Obama lui demande que l’UE fasse une déclaration à l’encontre de Kadhafi.

L’Amérique a toujours clamé qu’Israël était une démocratie au sein du monde arabe. Avec les événements actuels, le monde arabe donne à tous une leçon de démocratie obtenue avec le sang versé du peuple.

Que pense Israêl ? Est-ce en prévision de ces bouleversements, chacun sait la capacité d’information du Mossad, que l’Etat hébreu voulait un renforcement de son armement ?

Ce Qui se passe aujourd’hui, les contours se dessinaient en juin 2010.