Nous vivons des temps bien troublés. Haïti n’est pas rétabli de son séisme et survient celui du Japon suivi d’un tsunami. La nature nous rappelle combien nous sommes tributaires d’elle et que notre industrie n’est rien face aux énergies naturelles déchaînées. Ce malheur donne le temps au Président Sarkosi de réfléchir et de prendre conseil ailleurs qu’auprès de B.H.L pour se lancer dans une expédition contre Kadhafi. Au nom de l’humanitaire ! On sait les malheurs apportés à des peuples au nom de l’humanitaire. Et que sait-on des 5 tribus signifiantes en Libye ?

Qui est en mesure de gouverner avec l’aval de la population autochtone ? L’U.E ne s’empresse pas d’emboîter le pas au Président français qui, face à une trésorerie vide, est prêt à entraîner le pays dans une aventure militaire sans souci du coût pour le contribuable français.

L’urgence, aujourd’hui, est le risque encouru par les centrales nucléaires japonaises et on ne peut s’empêcher de penser à la centrale de Fessenheim si souvent à l’arrêt ce qui est un gros risque et construite dans une zone sismique sans les précautions voulues. Cela fait plus de 40 ans que je combats Fessenheim et l’activité de cette centrale, arrivée en fin de parcours, a été reconduite. Ecologiste de terrain, je trouve choquant que le Parti Vert, dit Europe-Ecologie ne se soit pas mobilisé pour l’arrêt de la centrale. Quant des mandats politiques vous sustentent, les vrais combats passent à la trappe. Sans appareil politique, les écologistes étaient très efficaces sur les terrains mais ce ne sont pas eux qui ont brigué mandats nationaux ou européens ou bien ils ne sont plus de ce monde et je pense, bien évidemment, à Solange Fernex.

Alerte nucléaire au Japon : 2 centrales nucléaires en situation d'urgence au Japon, la population évacuée autour de la centrale de Fukushima Daiishi

Il y a actuellement au Japon 2 centrales nucléaires en situation d'urgence et l'usine de retraitement de Rokkasho fonctionne sur des générateurs de secours :

-La centrale de Fukushima n°1 connaît un problème d'ordre mécanique du système de refroidissement du coeur nucléaire. Près de 2000 personnes habitant dans les environs, dans un rayon de trois kilomètres, doivent être évacuées. Les autorités ont renforcé l'état d'urgence nucléaire, et les médias japonais font état d'une fuite radioactive.

-La centrale d'Onagawa, où le processus de refroidissement du coeur nucléaire ne se déroule pas comme prévu

11 réacteurs nucléaires ont été arrêtés en urgence pendant le séisme. On ignore comment sont actuellement refroidis ces 11 réacteurs arrêtés en urgence, dont il faut absolument refroidir le combustible sous peine d'une fusion nucléaire du coeur.

Plusieurs questions demeurent sans réponse :
-Les réacteurs sont-ils toujours alimentés en électricité par des sources d'énergie extérieures ou bien sont-ils alimentés par des groupes électrogènes ?
-Combien de temps peuvent-ils tenir, sans source électrique externe, pour refroidir les coeurs nucléaires sans risquer la fusion nucléaire ?
-Les 5 centrales nucléaires japonaises de la côte Pacifique ont-elles été inondées par le tsunami ?

Ce séisme dévastateur montre que le nucléaire est un colosse aux pieds d'argile.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" rappelle que les tremblements de terre n'arrivent pas qu'en extrême-orient. Nous avions révélé en juillet 2007 que les centrales nucléaires françaises n'étaient pas aux normes sismiques et qu'EDF avait falsifié les données sismiques de ses centrales nucléaires pour ne pas supporter des travaux de mise aux normes trop onéreux. Cette situation perdure aujourd'hui.

Notons que les autorités ont rejeté mercredi dernier la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim (Alsace), pourtant située dans une zone qui a connu des secousses sismiques de magnitude importante par le passé.

Les centrales nucléaires de bord de mer de la France ne sont pas non plus protégées des tsunamis et tout particulièrement la centrale nucléaire du Blayais qui a connu une inondation dramatique en décembre 1999.

Par ailleurs, le Réseau "Sortir du nucléaire" a rédigé une note sur les dégâts occasionnées par un séisme sur la plus grande centrale nucléaire au monde à Kashiwazaki-Kariwa au Japon en juillet 2007.

Il est plus qu'urgent de sortir du nucléaire