La chancelière allemande veut que la France résorbe ses déficits mais selon les règles de l’économie libérale. Aussi quand le candidat Hollande annonce le retrait français des troupes en Afghanistan, elle proteste tout aussitôt et ne veut surtout pas à devoir dépenser seule, avec les Américains et les Français partis, dans la phase dite de réparations. Pourtant, mettre fin à une guerre qui aura pour résultat d’avoir installé les Talibans et contaminé un Etat voisin, le Pakistan, est une économie réelle sans toucher aux acquis sociaux d’une population. L’Allemagne connaît la paupérisation, c’est un mal que la chancelière est prête à partager.

Donc, nous ferons une économie avec le retrait des seules troupes combattantes. Et si les USA qui ont voulu cette guerre au nom du combat contre le terrorisme laissent aux autres troupes de l’OTAN le soin de travailler à la réhabilitation du pays, nous pouvons espérer que Le Président Hollande rapatriera les troupes restantes, la France n’a pas à jouer les organismes humanitaires au détriment de sa population.

Dans son dernier livre, "L’argent de l’Etat", René Dosière évalue à 1,5 million d’euros par an la charge financière d’un ancien président. Et nous en avons trois, sans compter les pensions qu’ils touchent pour les autres fonctions électives. Pour gagner de l’argent et vous assurer un confort de vie jusqu’à la fin de vos jours, la bonne solution est de faire de la politique. Même si vous laissez derrière vous des ruines, votre fortune est garantie. Sarkosy traite avec mépris, l’économie de 1,5 million d’euros, lui qui créait un déficit de cent milliards par an.

Ses prédécesseurs de droite avaient montré l'exemple. Sous un gouvernement de gauche Mauroy la France rachetait des usines en mauvais état et les remettait en bon fonctionnement au point que dans un débat politique sur la Suisse romande alors qu’un gouvernement Chirac se profilait, à la question sur les dénationalisations, la question fut évincée tant la formule paraissait incongrue. « C’est comme si », fut-il dit « un entrepreneur vendait son usine pour entretenir sa danseuse ». Et pourtant, c’est ce que fit Chirac et que sont devenues les sommes récoltées de ces ventes ? A force de tout vendre en vue d’un marché libre, la France a comme recettes l’argent des contribuables donc des travailleurs.

La droite est illustre par sa mauvaise gestion. « Travaillez plus pour gagner plus », et donc dépenser pour stimuler les marchés, c’est préconiser le déficit du marché extérieur et l’intention sournoise de déréguler l’emploi. Ne renonçons pas aux 35h, la productivité d’un travailleur français fait qu’il produit tout autant qu’un Allemand contraint à plus d’heures sur le terrain de l’emploi. Et les travailleurs français travaillaient 40h quand les Allemands en travaillaient 37h et les Californiens 35h. Le développement technologique réalisé grâce aux travailleurs avait pour objet de décharger l’humain des tâches pénibles, de développer les emplois qui font appel à l’initiative, à l’intelligence et un grand pan de la société des loisirs était à inventer, à développer. Pour ce faire, l’instruction gratuite pour tous et non pas l’apprentissage à 14 ans au seul bénéfice des patrons est à promouvoir ainsi que les secteurs de la recherche. C’est le programme socialiste et tout le contraire avec le judéo-hongrois Sarkosy et son homme de parti, ashkenaze par son père originaire de l’Est et séfarade par sa mère originaire d’Algérie, Jean-François Copé.

La désindustrialisation s'est faite massivement avec Giscard d'Estaing qui avec l'argent du contribuable est alé au secours de l'acier en Lorraine, de la machine outil SACM à Mulhouse. Les industries n'ont pas été sauvées mais l'argent est allé avec les patrons, hors de France. Aucun compte n'a été exigé. Mitterrand a remis de grands pans en onne santé grâce aux nationalisations, Chirac, Premier Ministre en a fait cadeau au secteur privé. Sarkosy, sur bien des plans, a eu une politique giscardienne. Comme son prédécesseur, il a été remercié à la fin de son premier mandat mais en laissant un pays en ruines. A la gauche, le sale boulot de reconstruire un pays ravagé par le tout libéral.