Dans l'émission, "C'est d’en l’air" sur France 5 du 17 juillet, il était question du Mali. Comme les guerres se multiplient soi-disant pour instaurer la démocratie, et les ONG de renchérir sur le triomphe des droits de l'homme, j'ai écouté. Avec tous les mensonges sur la Syrie, peut-être que le continent africain serait épargnépée par la propagande occidentale. Mais non, la mondialisation englobe tout, même le Sahel. Les Touaregs, nomades, sont super équipés tout comme les musulmans d'Al Quaïda avec les armes venues de Libye, bien souvent, elles sont françaises. Comme le conflit devrait gagner l'Europe, on connaît le matériel. Un commentateur a reconnu qu'on ne connaissait pas bien l'armée de libération libyenne ce qui fait problème, on n'en sait pas plus sur les opposants syriens. La belle blague. Pourquoi inviter ces gens-là pour le débat puisqu'ils ont des œillères et taisent que la situation économique fait que des rouages du capital mondial sont prêts à recourir à la guerre, elle aiderait à mieux masquer les fauteurs d’une gestion calamiteuse et permettrait d’éviter les émeutes sociales ?

De nombreux établissements ont été secourus par des fonds publics en 2008 et 2009, comme Barclays, ABN Amro, Goldman Sachs, dans une moindre mesure BNP Paribas et Crédit agricole. Le jeu de dupes de la crise financière apparaît au grand jour : les gouvernements ont sauvé les banques sans leur demander la moindre contrepartie, même pas de fermer leurs filiales dans les paradis fiscaux. En 2010, elles continuent de prospérer sur cette activité. Et de quelle façon !

Les grosses têtes de Washington sont loin d’être toutes vides. Certaines d’entre elles poursuivent avec ruse et efficacité leur objectif majeur : assurer l’hégémonie internationale héritée de l’Angleterre. Ces soldats de l’empire savent que l’obstacle principal à cette domination mondiale est toute forme d’indépendance, qui peut se transformer en indocilité. D’où leur chasse à la souveraineté des nations et à leurs chefs indisciplinés. Ils ont agencé des coups d’Etats en Amérique du Sud. Ils ont mené des guerres contre la Yougoslavie, l’Irak, la Libye. Ils ont fomenté les révolutions en Asie centrale. Toutes dans le même but : supprimer les résistants.

Depuis longtemps, l’islam leur pose un problème. Une idéologie mobilise des masses qui échappent à leur Nouvel ordre mondial. D’une façon d’autant plus dangereuse qu’elle est spirituelle. Un inacceptable défi. Il leur faut en venir à bout pour sécuriser le colonialisme du dollar. Ce n’est pas une question de religion. La religion, ils s’en moquent. C’est une question de stratégie, de première place à consolider.

Comment y arriver ? Un moyen est classique : diviser pour régner. C’est là qu’il faut s’accrocher pour ne pas perdre le fil de l’intrigue.

Les “printemps arabes”, présentés comme des soulèvements spontanés de peuples avides de démocratie, ont porté au pouvoir les Frères musulmans et d’autres compagnons de route. Donc facilité en apparence l’extension de cet islam si redouté. Mais loin d’être le fruit de la bêtise politique, c’est l’aboutissement d’un plan mûrement prémédité.C’est-à-dire, utiliser les sunnites bien pris en mains contre les chiites plus difficiles à manipuler. Comme l’écrit un géopoliticien réputé, le Dr Webster Tarpley : “La création d’un front sunnite uni sert de soutien à la stratégie fondamentale des USA et du Royaume Uni dans le Moyen Orient, qui est de former un bloc de pays arabes sunnites (notamment l’Egypte, l’Arabie Saoudite, les Etats du Golfe et la Jordanie) avec la participation d’Israël, qui combatte le front chiite iranien, comprenant la Syrie, le Hezbollah, le Hamas et diverses forces radicales.” Une stratégie qui a pour but d’abattre les deux derniers Etats indépendants de la région : la Syrie et l’Iran. 

le clan Hariri au Liban, travaillant avec les Saoudiens et les Américains, a créé un refuge sur le sol libanais pour les groupes fanatiques engagés aujourd’hui dans la déstabilisation de la Syrie. Son analyse démontre que les Frères musulmans sont un instrument important utilisé dans l’effort US-saoudien-israélien de détruire la Syrie et l’Iran. Le programme a débuté sous Bush ; il se poursuit aujourd’hui sous Obama, prouvant ainsi la continuité de la politique impérialiste.

Quand émergent nationalismesou résistances, leurs différents composants doivent être dressés les uns contre les autres dans des conflits meurtriers.

Les premiers éléments du système antimissile américain seront déployés sur le territoire polonais en 2018. Les Etats-Unis affirment pouvoir respecter les délais prévus. L'Otan envisage d'unifier les éléments existants des systèmes de défense antimissile des pays membres, ainsi que d'utiliser les éléments du bouclier antimissile américain déployés en Europe. Il s'agit notamment d'un radar en Turquie, des bases de missiles intercepteurs SM-3 en Roumanie et en Pologne, des navires anti-missiles de la Marine américaine stationnés dans le port espagnol de Rota et de radars installés sur des navires de guerre néerlandais.

Préoccupée par ces projets, la Russie exige des garanties juridiques attestant que le futur système de défense antimissile ne sera pas dirigé contre ses forces stratégiques. Par ailleurs, Moscou a prévenu ses partenaires occidentaux qu'il serait obligé de prendre des mesures diplomatiques, militaires et techniques, en cas d'échec des négociations sur le bouclier antimissile. Il pourrait notamment déployer des missiles sol-air Iskander dans la région de Kaliningrad, enclavée entre la Lituanie et la Pologne.

Créer de fausses situations de Printemps Arabe dans des pays qui étaient/sont dirigés par des régimes désobéissants tels que ceux dirigeant l’Iran, la Syrie, la Libye ;

C’est de même communément admis que tout comme la rébellion en Libye, l’insurrection en Syrie n’a été ni spontanée ni pacifique. Dés le départ elle était armée entraînée et organisée par les US et leurs alliés. Identique à l’attaque contre la Libye la Ligue Arabe et la Turquie ont été en première ligne des massacres en Syrie. Tout comme dans le cas de la Libye il y a des preuves de préparations pour une guerre contre la Syrie bien avant le début effectif de la rébellion armée qui a été intégrée au Printemps Arabe. Des groupes terroristes armés soutenus par l'Arabie Saoudite, Qatar et la Turquie avaient commis des crimes abominables contre les citoyens innocents à Damas et à Alep.

ce qui surprend et déçoit sûrement une bonne partie de l’électorat de gauche en France, c’est de voir le président Hollande suivre exactement la même politique étrangère que son prédécesseur et se ranger docilement, sans le moindre bémol, dans le camp des États-Unis et d’Israël au Moyen-Orient.