Turquie : le gouvernement se réjouit de l'annonce du retrait des rebelles du PKK

 

Vendredi 26 avril 2013 à 16h30

ANKARA, 26 avr 2013 (AFP) — Le gouvernement a salué vendredi l'annonce du retrait de Turquie vers l'Irak, à partir du 8 mai, des rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et suggéré que l'armée prendrait "grand soin" de ne pas entraver le processus engagé pour mettre un terme au conflit kurde.

 

"Nous nous réjouissons de la décision des +éléments armés+ de quitter la Turquie", a déclaré le vice-Premier ministre, Bülent Arinç, devant la presse.
"Nos forces armées et nos forces de sécurité mèneront leurs missions avec grand soin et grande attention", a ajouté M. Arinç, suggérant qu'elles n'entraveraient pas le retrait des rebelles du PKK.
Un mois après l'appel au cessez-le-feu lancé par le chef emprisonné du PKK Abdullah Öcalan, le chef militaire du mouvement a annoncé jeudi que ses combattants quitteraient le sol turc à partir du 8 mai pour regagner ses bases arrières dans les montagnes du Kurdistan irakien.
Murat Karayilan a toutefois précisé que ce retrait serait "immédiatement arrêté" si les rebelles étaient pris pour cible par l'armée turque. "Nous aurons recours le cas échéant à notre droit de légitime défense et de représailles", a-t-il averti.
Le commandant militaire n'a pas livré de calendrier précis pour cette opération, ni précisé si les combattants du PKK allaient déposer les armes avant de se retirer, comme le réclame Ankara.
Le PKK avait demandé la création d'une commission parlementaire chargée de surveiller le cessez-le-feu et le retrait de ses combattants, mais le gouvernement s'est contenté de nommer une "commission des sages" pour faire la pédagogie du processus de paix.
Dans le passé, l'armée turque avait profité de trêves unilatérales du PKK pour infliger de lourdes pertes à ses troupes.