le blog politique de michelle meyer

reactions et commentaires sur l'actualité nationale et internationale. Analyse des faits et événements.Analyse des principes politiques et sociaux.

31 mars 2009

mépris de SArko pour les manifestants, tout pour le capital

La bataille pour la régularisation des travailleurs et travailleuses sans-papiers menée par le mouvement syndical, en premier lieu, la CGT, la mobilisation des réseaux « éducation sans frontières », sont de puissants « antidotes » à la politique de division que le patronat, le gouvernement et la réaction distillent notamment en période de crise. La présence de cortèges de travailleurs sans-papiers, dont beaucoup de régularisés, dans les manifestations du 19 mars, a été remarquée et applaudie.

 

Gros succès des manifestations du 19 mars

Les manifestations du 19 mars ont dépassé en importance celle du 29 janvier dernier. Plus d’entreprises, plus de manifestants dans les cortèges, plus de secteurs représentés. De nouveaux bataillons de travailleurs se sont mobilisés : pour certains, c’était la première grève et la première manif.

Au total, quelque trois millions de manifestants au plan national.

Des forêts de banderoles, avec les exigences de l’heure (la hausse de 200 euros, voire 300, le smic à 1600 euros, l’interdiction des licenciements, la solidarité entre public, privé, la défense de l’école, de l’université, de la culture, contre les plans de privatisation et de rentabilisation, les restructurations.

Les travailleurs des entreprises touchées par les suppressions d’emplois, le chômage technique étaient massivement dans la rue, accompagnés par la population de ces villes sinistrées.

Le privé était souvent majoritaire, notamment dans les cortèges CGT.

Les enseignants, étudiants étaient encore très nombreux, les travailleurs de la santé, de la Poste… également.

(Retrouvez le bilan que nous avons tiré du 19 sur notre site)

 

Le succès de cette mobilisation traduit le refus du monde ouvrier et syndical de « payer la crise ».

Ce refus s’exprime de différentes manières. Si le refus des licenciements est fort, notamment dans les entreprises qui se débarrassent du jour au lendemain de centaines d’ouvriers de d’ouvrières, jetés à la rue après avoir été surexploités des années durant, la traduction de ce refus dépend des situations concrètes, du rapport de force, de l’expérience de lutte, des positions des directions syndicales, etc. Dans de nombreux cas, les travailleurs bloquent l’entreprise, séquestrent les dirigeants et exigent les indemnités les plus élevées possibles. Les familles, les commerçants, les travailleurs d’autres entreprises privées et publiques se solidarisent avec ces luttes, leur donnant un caractère très populaire. Il faut travailler dans ce sens.

Il ne manque évidemment pas de conseillers qui essaient d’entraîner les travailleurs sur le terrain de la recherche de solutions économiques, censés éviter les licenciements ou en limiter l’ampleur. Même le gouvernement s’y met, avec ses « plans de soutien », ses mesures en faveur de l’emploi des jeunes…

Sarkozy proclame à longueur de discours de campagne, qu’il faudrait déjà se préparer à l’après crise, à la « sortie de crise ». Toutes les mesures annoncées tournent autour des allégements de charges, de cadeaux fiscaux aux entreprises, de jeunes mis quasiment gratuitement à la disposition des entreprises, sous prétexte de lutte contre l’explosion du chômage des jeunes. En effet, les milliards d’euros mis à la disposition des banques et des entreprises ont pour but de pousser à la restructuration de l’appareil de production, rationaliser encore, rendre les entreprises encore plus compétitives, en vue de la concurrence accrue que se livrent les monopoles pendant et après la crise. Comme nous l’avons évoqué dans le supplément sur « la crise du système capitaliste », il s’agit pour l’Etat d’aider massivement les grandes entreprises à adapter l’appareil de production à la crise énergétique, de celle des matières premières, qui demeure, même si elle apparaît moins aiguë aujourd’hui, du fait même de la baisse de la demande.

 

En ne s’intéressant qu’à l’après crise, Sarkozy condamne des centaines de milliers de travailleurs au chômage, victimes des licenciements, des CDD non renouvelés, des missions d’intérim arrêtées sans autre forme de procès. Parmi eux, de nombreuses femmes, comme celles des usines Valeo, intérimaires, CDD, auxquelles le gouvernement « propose » de chercher du travail dans le secteur de l’aide à la personne. Il espère ainsi « reclasser » des femmes travailleuses dans un secteur qui se développe du fait du désengagement massif de l’Etat des secteurs sociaux : l’attention aux personnes âgées, la petite enfance où se développent les crèches et modes de garde payants. Dans ces domaines, la politique néolibérale de privatisation et de marchandisation se poursuit à un rythme soutenu.

 

La « moralisation » du capitalisme

Une polémique s’est développée entre le gouvernement et le Medef, le premier reprochant au second un manque « d’éthique » : n’affichez pas de façon aussi provocante votre soif de profits ! Limitez un temps vos stocks options et autres « bonus », surtout quand vous êtes à la tête de banques sauvées par l’argent public. Parisot a longtemps campé sur le discours du grand patronat qui refuse toute « ingérence » de l’Etat dans « ses » affaires. Mais des patrons plus intelligents lui ont conseillé plus de souplesse et lui ont pointé le discours d’Obama, qui « s’est étranglé de colère » quand il a entendu parler du montant des primes versées aux dirigeants des banques quasiment nationalisées.

La question n’est pas de « moraliser » un système basé sur la recherche du profit maximum et qui fait eau de toute part et qui veut nous faire payer sa crise.

Sarkozy fustige lui aussi, à longueur de discours, les « patrons voyous ». Tout comme il multiplie les critiques contre certains « paradis fiscaux ». C’est avant tout une posture démagogique destinée à focaliser l’attention sur des « dérapages » pour occulter le problème de fond ; celui du système lui-même, basé sur la course au profit maximum. Qu’il ait de quoi être choqué par des rémunérations pharamineuses, 600 fois le smic, par les « bonus » et autres gratifications qui se chiffrent en millions d’euros, rien de plus légitime. Mais tout cela fait partie du système, des règles imposées par l’oligarchie financière qui exige des retours sur investissement à deux chiffres. Elles ne datent pas d’hier ; elles sont partie intégrante de la politique néolibérale imposée depuis des années. C’est le capitalisme lui-même, basé sur l’exploitation, c’est le système impérialiste dans son ensemble, qui surexploite, pille et spolie les peuples du Sud, qui sont responsables des inégalités, de la misère, des guerres.

 

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10 octobre 2008

BANQUES, ENTREPRISES, ETAT UNE MEME POLITIQUE DE PILLAGE

La politique nouvelle de Nicolas Sarkosy n'a rien de nouvelle. Il a emprunté au grand patronat d'entreprise ou de banque leur manque d'éthique si caractéristique. On puise dans les caisses jusqu'à ce qu'elles soient vides, les petites gens peuvent crier. Que faire ! avec des caisses vides. Les acquis sociaux s'amenuisent et la Sécurité Sociale vole en éclats grâce aux mesures Sarkosy.
Pillage de la Sécu : Peugeot-Citroën Automobiles ( non compris Faurecia et GEFCO) a bénéficié en 2007 de 32,9 millions d'euros d'exonération de cotisation sociales (dites exonération des salaires : encore une mesure Sarko).
Moins on est payé, plus la Direction bénéficie d'exonérations et plus la Sécu boit le bouillon.
Qui va payer le paquet fiscal? La taxe professionnelle payée pour Sochaux, Mulhouse, Poissy, Rennes est passée de 112 millions en 2006 à 75 millions en 2007 soit une baisse de 33%. Selon l'expert-comptable, cette baisse est le résultat de la "réforme" de la taxe professionnelle. Comment les communes concernées vont-elle compensées ce manque à gagner.
Marie-France Garaud dénonçait l'absence d'Etat. Les premières mesures prises furent les avantages octroyés aux députés (salaires, retraites...) Sarkosy achetait l'Assemblée comme Louis XIV achetait les nobles avec les fastes de Versaille. Puis le Prince président s'octroya le salaire qu'il estimait juste sans doute aussi justes que les 2 500 000 stock-options attribués pour 2008  aux principaux dirigeants de l'entreprise PSA en plus de leur rémunération habituelle. Tout ceci est purement scandaleux. Et si le nombre, ceux qui vendent leur force de travail, voit leur pouvoir d'achat s'amoindrir pendant que ceux qui ont provoqué la guerre économique s'en mettent plein les poches cessaient de produire, un autre ordre, une autre distribution des richesses deviendraient une nécessité absolue. Est-ce que le nombre va se laisser longtemps malmener par des pillards? 

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08 octobre 2008

PSA FAIT LE SEUL JEU DES GROS ACTIONNAIRES

Quand des citoyens consacrent leur temps libre à faire connaître l'économie distributive et à promouvoir le travail équitable, banquiers et hommes d'affaires agissent sans aucune éthique
comme en témoigne une analyse poussée plus avant sur le fonctionnement PSA.
Les membres du Conseil de surveillance PSA ont une rémunération fixe et, en plus, une prime de présence de 5 à 10 000€ chaque fois qu'il participe à une réunion du Conseil. Thierry Peugeot a touché ainsi en 2007 la somme de 457 000€. Jean-Philippe, Robert, Bertrand et Roland Peugeot sont aussi bénéficiaires de ces jetons de présence. Une affaire de famille.
Le baron Seillière n'a eu que 27 000€ mais il faut dire qu'il ne peut pas assister aux réunions car il est en même temps le patron de l'UNICE (Medef européen), patron de De Wendel, président de la Société lorraine des produits sidérurgiques, membres des Conseils de surveillance de Véritas, Hermès,Editis, Gras-Savoye, Oranje Nassau...Son inscription au Conseil de surveillance de PSA, c'est seulement pour l'argent de poche !
En 2007, M. Streiff a pris 75,8 millions d'euros dans les caisses de l'entreprise pour racheter en bourse 1 250 000 actions PSA et les détruire.
Le rachat  d'actions est une opération financière qui consiste, pour une entreprise, à racheter ses propres actions à la Bourse, puis à les annuler. La diminution du nombre d'actions a deux conséquences: cela fait monter la valeur des actions restantes et cela augmente le dividende par action.
Depuis 1999, c'est 2,7 milliards € que MM Foltz et Streiff ont ainsi détruits pour le seul profit des gros actionnaires.
Silence assourdissant sur les trafics de la Direction PSA avec la caisse noire de lUIMM (0,5 million contre la grève d'Aulnay), trafics camouflés par l'opacité de la comptabilité et la Direction refuse obstinément de répondre à toute question de la CGT sur le sujet.........à suivre....

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07 octobre 2008

L'ENTREPRISE, THEATRE DES GRANDES LOTERIES POUR CEUX QUI DIRIGENT

Parachutes dorés, primes de départ, salaire en une année de ce que gagnera un ouvrier en une vie et quand bien même ce serait un travail à risques pour sa santé, l'espérance de vie n'est pas la même suivant le poste que vous occupez, tout cela se ressemble que l'on soit dans le secteur de la banque ou celui de l'entreprise.
N'oublions pas les stock-options en primes.
M. Streiff s'est octroyé 140000 stock-options.
Les stock-options, c'est le droit accordé à quelques dirigeants de disposer d'actions de l'entreprise, à un prix fixé une fois pour toutes. Si la valeur de l'action descend : le dirigeant ne fait pas valoir son droit et cela ne lui coûte rien. Si la valeur de l'action monte : le dirigeant prend les actions auxquelles il a droit et les revend immédiatement au prix fort. Il empoche la différence. C'est donc une loterie où l'on ne paie le billet que lorsqu'il est gagnant.
Exemple : en 2007, M. Saint Geours (PDG de la marque Peugeot, aujourd'hui pésident de l'UIMM) a "levé" les 21000 stock-options qui lui avaient été attribuées à 21€ en 1999. Le cours de l'action PSA étant à 45€, il a encaissé, sur le dos de l'entreprise une plus-value de 21000x(45-21)=504000€.  à suivre                                                                      

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06 octobre 2008

LES PATRONS S'EMPIFFRENT. LES SALARIES SE SERRENT LA CEINTURE

Le 8 juillet 2008, au BEN'S BLUES BAR à Blois, il était possible de rencontrer Hubert Truxler alias Marcel Durand, auteur de "Grain de sable sous le capot" aux éd. Agone. "Résistance et contre-culture ouvrière" puisées aux chaînes de montage de Peugeot 1971- 2003. Mais Peugeot, c'est la France d'aujourd'hui avec sa crise financière, sa crise de l'emploi, le pouvoir d'achat restreint pour les travailleurs. Marcel Durand continue à observer cette entreprise où il s'est épuisé pendant des années et il m'a fait parvenir un tract de la CGT-Peugeot-Sochaux.
Dans le contexte de crise actuelle, il est intéressant de voir que les banques et les entreprises se ressemblent sur bien des points.
Les chiffres ci-dessous sont extraits du rapport de l'expert-comptable sur les comptes 2007 de PCA (Peugeot Citroën Automobiles), établissements de Sochaux, Mulhouse, Rennes,Poissy, Aulnay, etc...
et du document officiel de référence 2007 du groupe PSA (qui comprend PCA, Faurecia, GEFCO et leurs filiales dans le monde) soumis à l'assemblée des actionnaires du 28 mai.
Ces chiffres sont donc officiels et vérifiables sur le site psa-peugeot-citoën.com rubrique actionnaire chapitre info réglementée AMF.
En 2007, M. Folz, Président du Directoire PSA du 1er janvier au 5 février a touché, pour ce mois de travail, 94 011€. Il a donc touché 2611€ par jour, samedis, dimanches et fériés compris. Il a ensuite touché une prime de départ en retraite de 920 901€. PSA lui garantit à vie une retraite égale à la moitié de la moyenne de ses 3 meilleures années soit environ 700 000€ par an. Vous n'avez pas fini de payer pour lui !
M. Streiff, PDG à partir du 6 février a touché pour 2007 1,9 millions d'euros soit 5 796€ par jour, samedis, dimanches, féris compris. Soit par rapport à Folz, une augmentation de 122%. Presque aussi fort que Sarkosy. C'est Streiff qui en arrivant a bloqué les salaires,les embauches, les budgets. C'est lui qui supprime les emplois au nom des économies à faire sur la masse salariale ! Au nom des économies, on chipote sur une paire de gants au Ferrage, on ne peut pas avoir des chaussures de sécurité convenables au Montage, partout les budgets sont réduits à la portion congrue.
                                                                                                                             à suivre...

Posté par m_meyer à 20:48 - Le monde du travail - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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