le blog politique de michelle meyer

reactions et commentaires sur l'actualité nationale et internationale. Analyse des faits et événements.Analyse des principes politiques et sociaux.

30 décembre 2009

Le sarkozisme est un fascisme

Ce 26/12/09 dans "Le Monde" par Emmanuel Todd :
...L'Etat se mettant à ce point au service du capital, c'est le fascisme. L'anti-intellectualisme, la haine du système d'enseignement, la chasse au nombre de profs, c'est aussi dans l'histoire du fascisme. De même que la capacité à dire tout et son contraire, cette caractéristique du sarkozysme.

La comparaison avec le fascisme, n'est-ce pas excessif ?

Il ne s'agit pas du tout de dire que c'est la même chose. Il y a de grandes différences. Mais on est en train d'entrer dans un système social et politique nouveau, qui correspond à une dérive vers la droite du système, dont certains traits rappellent la montée au pouvoir de l'extrême droite en Europe.

C'est pourtant Nicolas Sarkozy qui a nommé à des postes-clés plusieurs représentantes des filles d'immigrés...

L'habileté du sarkozysme est de fonctionner sur deux pôles : d'un côté la haine, le ressentiment ; de l'autre la mise en scène d'actes en faveur du culte musulman ou les nominations de Rachida Dati ou de Rama Yade au gouvernement. La réalité, c'est que dans tous les cas la thématique ethnique est utilisée pour faire oublier les thématiques de classe.

En 1996, Jean-Pierre Frick, alors conseiller régional d'Alsace me demandait une conférence à Rouffach(Haut-Rhin) suite à ce qu'il avait lu dans mes écrits : il se disait choqué par des gens qui s'affirment "racistes" par vantardise et banalisent le sentiment raciste.

Actuellement, j'ai beaucoup de contacts avec des gens divers, des associations en tous genres afin de réaliser un livre collectif sur le quartier des Poteries à Strasbourg et d'ouvrir un café citoyen. Mais je suis effrayée par des racismes qui s'affichent triomphants et des fatalismes qui font tout accepter telle la disparition de la S.S. J'ai même provoqué un choc quand j'ai dit à un interlocuteur qu'Obama empruntait le chemin inverse et avait réussi à obtenir du Congrès le vote pour l'asssurance sociale aux Américains. Il m'écoutait, incrédule. Je rencontre des gens qui ne réalisent pas les atteintes au monde du travail ou s'en réjouissent alors qu'eux mêmes dépendent d'un salaire. Tu dis que Sarko n'avantage que les riches et hop! la fameuse phrase " il y toujours eu des riches et des pauvres". Si Sarko accuse son âge : "le pauvre! Il travaille tant". La France est un fruit qui mûrit depuis Giscard; il est totalement mûr pour le fascisme. Depuis que j'ai écrit Sarko en entier, je suis en alerte virus. J'ai effacé le nom. Ce n'est pas la 1ère fois que ça m'arrive. Les mauvaises langues vont me dire parano. Nous sommes, il ne faut pas en douter, au pays des libertés. Surtout celle d'être C...

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09 décembre 2009

Les crapules qui nous gouvernent

J'ai reçu un article de presse du 11 novembre 1965 et je vous le communique. L'identité française, c'est par-dessus tout "Liberté, égalité, fraternité" et cet article montre qu'être fils à papa, vous permet de faire de grosses bêtises et de devenir notables. Cette élite veut nous donner des leçons surtout aux gosses des banlieues, l'un deux voudrait être Ministre de l'Intérieur paraît-il. Est-ce que sa fiche de casier judiciaire a été blanchie? Tout est possible dans une République bananière !

DRAGUIGNAN (C.P.). * Audience peu chargée hier au tribunal de correctionnelle, une dizaine d'émetteurs de chèques sans .provisions, ont comparu à la barre ainsi qu'une bonne demi-douzaine d'inculpés d'outrages â la pudeur. Pour les premiers cités, de fortes peines d'amandes, tout comme pour les seconds qui se sont faits pincer à Ramatuelle un peu dans le style du Gendarme de St-Tropez I ou du moins comme une séquence de ce film.
I)eux jeune.s gens ont tenu la vedette à cette audience. ll s'agit des nommés Devedjian Patrick et Madelin Alain, étudiants à 1a Faculté de Droit de Paris, à qui le soleil à quelque peu tourné la tête alors qu'ils se trouvaient en vacances sur notre belle Côte d'Azur.
Dans lâ nuit du 5 au 6 août dernier, M. Voli, maire de la Croix-\/almer surprenait deux individus qui venairent de lui dérober de I'essence dans son vébicule. A sa vue, les deux voleurs prenaient la fuite abondonnant un vébicule Simca 1000 immatriculê 73 QT 83. Une embuscade était tendue par la police qui avait été alertée. 45 minutes plus tard, on tombait sur les deur bommes qui tentaient de mettre un vébicule en marche Si Madelin parvenait à être appréhendé, Devedjian par contre échappait aux poursuites malgré une tcntative désespérée de M. \'oli.
Mais cornme tout a uæ fin, il était récupéréré le lendemain matir dans un etat lamentable, les pieds ensanglantés, les vêternents déchirés. Il demanda aux policiers de le ramener sur son bateau ancré à Cavalaire. Ceuxci ne se firent pas prier pour ie raccompagner d'autant plus que la perquisition effectuée sur ie bateau devait s'avérer des plus fructueuses. On y trouva des pièces de voitures, un pistolet
6,35, garni de 5 cartouches, et des pièces d'identitéss appartenant à Melle Castella Eliane.
Devant Ie magistrat instructeur, Devedjian niera toute partlcipation aux vols d'essence, Madelin reconnaît les falts qui lui sont reprochés, et fait entrer dans la danse, à la placeà la place de Devedjian, un dénommé Gérard.
L'enquéte cléterminera bien vite tous les vols commis par les deux tristes sires:
Vol d'une Simca 1000 à St Cyr le 2 août 65, à Laréol le 19 juillet vol d'un moteur de bateau, le 23 juillet vol à Ville-franche-Laranguais de pièces d'identé. à la Croix-Valmer le 6 août d'avoir fait usage de fausses plaques d'irnmatriculation et enfin à Cavalaire également le 6 août de détenir illégalemeut un pistolet 6,35. On possède pourtant de bons renseignements sur eux. La peine de prison avec sursis et les trois ans de mise à l'épreuve leur donneront peut-être matière à réfléchir.

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02 décembre 2009

Les attaques contre la SS continuent

La journée annuelle de solidarité a été créée après la canicule de 2003;
Cette journée devait financer la prise en charge des personnes âgées. On apprend aujourd'hui qu'elle est détournée de cette affectation, comme hier la vignette, et que l'Etat utilise une partie de cet argent pour diminuer des versements à l'Assurance-maladie qui correspondent notamment à la compensation partielle des exonérations de cotisations sociales que lui-même (l'Etat) développe de plus en plus au détriment de la Sécurité sociale.

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l'histoire e la géographie indispensables en terminale

Quels citoyens voulons nous pour demain ?

Les raisons sont nombreuses qui militent pour le maintien d’un enseignement d’Histoire et de Géographie pour les Terminales Scientifiques. Sous VGE, l'enseignement de l'histoire et de la géographie étaient ciblés par une réduction d'horaires. Dans le Gouvernement de Sarkosy, supprimer ces enseignements dans les Terminales C devient un objectif. S'en prendre à ces enseignements n'est pas de hasard. On peut parler d'une république en déficit de démocratie.

Dans la formation du citoyen, ces disciplines ont un rôle absolument fondamental. La compréhension du monde contemporain, de ses crises économiques ou géostratégiques, des rapports de force qui se nouent et se dénouent en permanence entre les nations, implique la maîtrise de l’Histoire et de la Géographie. Est-ce à dire que, pour le Ministère de l’Éducation Nationale, les élèves des Terminales Scientifiques sont appelés à être des citoyens de seconde zone ? Est-ce à dire que l’on n’attend plus d’un mathématicien ou d’un physicien qu’il soit aussi un citoyen ?

Ou bien, voudrait-on ici organiser à terme une France à deux vitesses où d’un côté on aurait de grands décideurs dont la science serait au prix de leur conscience, et de l’autre le simple citoyen auquel on pourrait laisser ce savoir si nécessaire car devenu sans objet dans la mesure où ce dit citoyen ne pourrait plus peser sur les décisions politiques ?
Il est vrai que l’on peut s’interroger aujourd’hui devant la réduction, sans cesse croissante, de la démocratie à ses simples formes, qui ont elles-mêmes été bafouées comme on l’a vu pour le vote du référendum de 2005 à propos de l'Europe.
Par ailleurs, cette décision est en réalité autodestructrice pour notre économie dont on prétend cependant que l’on veut en pousser l’externalisation.
Aujourd’hui, dans les formations de pointe, qu’il s’agisse de Polytechnique (Chaire de management interculturel), des autres Grandes Écoles (École des Mines, École des Ponts et Chaussées) ou des Écoles de commerce et de gestion (HEC, ESSEC, SupdeCo, etc.), qui toutes impliquent de la part de l’étudiant une Terminale Scientifique, l’accent est mis sur la compréhension du monde contemporain. Ceci nécessite une formation de base en Géographie (humaine, économique et géopolitique) mais aussi une formation en Histoire afin de fournir les bases de compréhension des évolutions du monde contemporain.
Ceci correspond à une demande spécifique des entreprises françaises qui sont de plus en plus engagées dans un processus d’internationalisation de leurs activités. Qu’il s’agisse de la question des contrats, ou encore du développement d’activités à l’expatriation, la connaissance des fondements historiques, géographiques et culturels de ces sociétés, qui pour certaines sont très différentes de la nôtre, est absolument indispensable.
L’absence de ces disciplines, ou la réduction de leurs horaires à la portion congrue, défavoriseraient considérablement ceux des élèves de Terminale Scientifique qui ne veulent pas s’orienter vers des activités strictement en liaison avec les sciences de la nature.

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15 novembre 2009

Copenhague et Cie, "la bonne voie" dixit gouvernement

La France serait-elle sur la bonne voie sur le plan santé, social, respect des valeurs citoyennes « liberté, égalité, fraternité », sur un exemple signifiant pour le sommet de l’environnement à Copenhague, sur la restriction des dépenses de nos dirigeants ? Que nenni !

Un dimanche matin, si la télé publique clame que « la France est sur la bonne route », c’est pour commenter le match de foot de la veille. La France du foot peut être fière de sa victoire sur l’Eire. Il faut distraire le grand public quand il est au repos alors que le temps fait grise mine, il n’est pas question qu’il s’interroge sur les affaires de la cité. Le bon Michel Drucker qui perdure au fil des élections a invité le sympathique Borloo qui fera croire à tous ces gogos que la France avec son Président est un pôle d’excellence pour ce qui est du développement durable.

Depuis ma résidence « La Lanterne » toute spécialement aménagée pour moi et ma gente dame près du parc du château de Versailles, je médite sur mes futures contre-réformes

pour parachever la fin de la sécurité sociale, le financement des cliniques privées et des écoles privées et en finir avec cette éducation dite nationale, le tout pour remercier les contribuables de si bien me sustenter et veiller au bien-être et sauvegarde de ma personne et des miens que je choie comme il se doit, je préfère évidemment mes fils à ceux des voisins.

De voisins, que Dieu me garde, je n’en ai pas. La Lanterne offre une garantie de discrétion absolue. Cinq cars de CRS, stationnés en permanence le long des murs d'enceinte, empêchent les curieux de s'approcher. Le survol en avion est strictement interdit. Le 9 juin 2007, le pilote d'un bi-moteur qui avait eu le malheur de s'en approcher afin d'éviter un autre avion, a d'ailleurs été entendu par la police de l'air et des frontières, puis condamné à payer une amende de 800 euros. La propriété elle-même est quasi invisible.

 

Si on questionne sur le coût de la Lanterne, je pourrai citer Rocard, que j’ai dans ma manche, pour s’y être fait construire une piscine et un court de tennis. Cette résidence, ma foi !, me plaît bien, et selon mon bon plaisir, j’en use à ma guise, à la nique du Premier Ministre.

Bientôt, je vais pouvoir remonter l’applaudimètre avec le sommet de Copenhague. Besson a volé à mon secours en lançant la compagne « identité française ». Pendant que chacun réfléchit « quoi y mettre dedans », je peux faire des cadeaux à mes amis des multinationales, « Je vous le dis, nous sommes à l’heure mondiale ». Borloo a parlé de l’encouragement pour que tous ces benêts claquent leur argent dans des voitures propres, ils m’ont obéi plus que prévu tant ils se sentent coupables de la terre léguée à leurs enfants, alors s’ils n’ont plus de Sécurité Sociale, qu’ils s’en prennent à eux-mêmes qui se sont fait trop bien soigner.

Et puisqu’ils aiment leur petite voiture, je peux allègrement servir le lobby des routiers, au moins ceux-là vote à droite, je vais leur donner du macadam avec bretelles, contournements, élargissements des voies , désenclavements, sécurisation… Et pour les plus riches, un jouet de proximité : un circuit de Formule1 en Ile-de-France.

J’ai l’expérience du déficit pour la plèbe, y a qu’à continuer, Il est plus important de satisfaire le lobby nucléaire que ceux qui prônent les énergies renouvelables. Un réacteur, c’est la bagatelle de 4 à 5 milliards d’euros. Avec ce gouffre financier où trouver un euro pour d’autres énergies ? Mes conseillers en com. disent qu’il faut faire peur à ces sacripants, ils doivent accepter sans mot dire sinon, le nombre les rendra responsable des coupures de courant. De toute manière, il y en aura avec les heures de pointe donc le chantage pourra se poursuivre ; Le démantèlement des centrales et le traitement des déchets se chiffrent en centaines de milliards ; « Après moi, le déluge » a dit un roi qui aimait, et moi, tout comme lui, les belles femmes.

Et puis les centrales, c’est le meilleur garant pour les faire flipper et les tenir tranquilles, la France est un quadrillage de centrales nucléaires, l’une pète et de la race des grincheux, on n’en parle plus.

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13 novembre 2009

Accidentés du travail, toujours les contre-réformes

Le pouvoir sarkosiste et l'art des contre-réformes

Dans quel aveuglement, étions-nous. Et dans quelle erreur ! Naïvement nous pensions que les accidentés du travail étaient des victimes. Les victimes d’une guerre économique innommée, qui prend l’intérieur des entreprises, pour théâtre des opérations. Des victimes de masse d’ailleurs : 720 150 accidents avec arrêt par an, 46 436 accidents avec incapacité permanente, 37 millions de journées d’indemnisation, 700 morts, 4500 mutilés. Des victimes mal indemnisées, qui perçoivent 80 % puis 60% seulement d’un salaire journalier assez faible, lié aux métiers d’exécution d’où proviennent la plupart des accidents du travail. Nous pensions les accidentés frappés par les franchises médicales, les déremboursements de soins. Nous savions irréparables, souvent, les conséquences sur leurs carrières.

 


Nous avions tort. Les accidentés du travail sont des privilégiés. Les députés UMP le rappellent justement qui, par voie législative, proposent d’imposer leurs indemnités jusqu’alors épargnées. Cela rapportera 150 millions d’euros. Pour les accidentés, pourquoi accepter ce « passe-droit » fiscal, jusqu’alors toléré ?

Pourquoi l’accepter, quand la France est déjà leader mondial des «niches fiscales». En 2009, 464 dispositifs d’optimisation fiscale ont permis aux contribuables généralement les plus aisés d’économiser 70 milliards d’euros d’impôts ! Alors, autant mettre à contribution les accidentés du travail. N’est-ce pas la réponse appropriée ?

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28 octobre 2009

Sarkosy plus coûteux que Louis XIV

La semaine dernière la Cour des comptes a présenté un rapport sur le coût de ces six mois de présidence française que lui avait commandé la commission des Finances du Sénat.

Selon le compte-rendu d'audition du président de la 4è chambre de la Cour des comptes, Alain Pichon, devant la commission des Finances, la présidence française de l'UE a coûté "environ 175 millions d'euros", dont "20 à 25 millions d'euros" de "dépenses externalisées", ce qui est comparable aux dépenses de la présidence allemande (180 MEUR).

M. Pichon a noté que le sommet de Paris pour l'Union pour la Méditerranée (13 juillet 2008), "organisé dans l'extrême urgence ainsi que dans des conditions de rare complexité", avait coûté "environ 16,6 millions d'euros". Il a marqué une certaine réserve quant au paiement de ces dépenses.

M. Dosière,député apparenté PS, qui a consulté le rapport, s'est penché plus spécialement sur cet aspect, en insistant sur "un dîner des chefs d'Etat pour un coût de 1.010.256 euros, soit 5.050 euros par personne", et "l'installation -pour 4 heures !- d'une douche à l'usage du président, pour un prix de 245.772 euros".

"Alors que tous les Français doivent se serrer la ceinture, apprendre que le chef de l'Etat organise, avec l'argent des Français, un repas qui coûte 5 fois le Smic par personne, c'est inimaginable et intolérable", s'est indigné le député de l'Aisne.

"Quand on prend connaissance de tels gaspillages, on se dit que le président de la République a perdu pied avec la réalité. Il doit arrêter de dépenser sans compter", a ajouté le député.

M. Dosière avait lui-même décidé au mois de juillet de jouer la transparence en publiant sur son blog la façon dont il dépense chaque mois ses quelque 6.000 euros de frais parlementaires.

"Que (Nicolas Sarkozy) cesse de berner les Français avec des (prétendues) économies à l'Elysée, quand en six mois de présidence européenne, il a dépensé 1,5 fois le budget annuel de l'Elysée", a-t-il conclu.

Le président de la commission des Finances du Sénat, Jean Arthuis, avait évoqué il y a huit jours "ce manque de transparence", en expliquant qu'il venait "du fait que beaucoup d'événements ont été montés au dernier moment". Certains "ont entraîné des dépenses importantes", comme l'organisation du sommet de l'Union pour la Méditerranée à Paris, avait-il ajouté.

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24 octobre 2009

LE BUDGET MILITAIRE

L'assurance maladie mise en cause et l'argent du contribuable pour l'armement

Les caisses sont vides ? Et pourtant, les députés sont appelés à voter le 5 novembre un budget de la Défense de plus de 32 Milliards d'euros.
      

Ce n'est pas la crise pour tout le monde et tous les budgets. La caractéristique principale du budget de la Défense 2010 est de préparer les guerres de demain par le sacrifice des hommes au profit des équipements sophistiqués et meurtriers. L'arme nucléaire y a encore une fois la part belle.

      

Ce budget est la conséquence de la réintégration de la France dans le commandement militaire de l'Otan et du vote de la Loi de programmation militaire 2009-2014 qui engloutira ces prochaines années 186 milliards d’euros au bénéfice de la Défense, dont 102 milliards seront consacrés à l’équipement des forces.
        Au lieu de servir à préparer la guerre, ces sommes colossales devraient servir à éradiquer la faim dans le monde, assurer un accès à l'eau potable à tous, garantir une éducation partout sur la planète, ...promouvoir la paix.

      

Le Mouvement de la Paix vous invite à vous mobiliser pour refuser ce véritable budget de guerre.

      

      Pour cela :

      
  •          

    Signez la cyber-pétition en ligne qui sera envoyée en votre nom aux parlementaires, députés et sénateurs, de votre département - cela ne prend que quelques instants;

           
  •          

    Faites signer cette pétition autour de vous (en téléchargeant la pétition en un fichier pdf) et renvoyez les signatures au comité du Mouvement de la Paix de votre département ou au siège national du Mouvement de la Paix, Maison de la Paix, 9 rue Dulcie September, 93400 Saint Ouen;

           
  •          

    Demandez un rendez-vous aux parlementaires de votre département pour les mettre devant leur responsabilité;

           
  •          

    Faites suivre  ce message (en format html) à vos connaissances pour former la chaîne de la paix.

           
      

Nous comptons sur vous.

              

Le Mouvement de la Paix

       

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22 octobre 2009

Réflexions sur les déficits : quelques chiffres

source : articles de Bernard Liger de l’UFAL

Le budget de l’Etat estimé à fin 2009. Les informations disponibles au ministère des finances indiquent que le budget de l’Etat, du 31 juillet 2008 au 31 juillet 2009 a été de 215 Md€. On peut extrapoler une valeur au 31 décembre 2009, de l’ordre de 360 Md€. Dans le plan pluriannuel arrêté par le gouvernement pour la période 2009-2011, le montant des dépenses 2009 était de 347Md€.

Le déficit du budget de l’Etat, Déficit de la Sécurité Sociale compris, estimé à fin 2009. Le déficit du budget de l’Etat, pour la période du 31 juillet 2007 au 31 juillet 2008, a été de 51 Md€. Un an plus tard, il était de 109 Md€. On peut extrapoler, au 31 décembre 2009, une valeur de 140 Md€, soit un peu plus de 8% du PIB, selon la déclaration à la presse de François Fillon le 26 septembre 2009. Monsieur Woerth, ministre du budget, avait annoncé 130 Md€ quelques jours plus tôt dans une déclaration reprise par « Le Monde » du 24 septembre 2009. Quel sera-t-il réellement ? Et le projet de loi de finances pour 2010 prévoit un déficit budgétaire de 110Md€ !

Le cumul des déficits de l’Etat à la même date. Le déficit cumulé à fin 2008 était de l’ordre de 1300Md€. Il est estimé à au moins 1400Md à fin 2009, (« Le Monde » du 24 septembre 2009). Eléments de comparaison: Le déficit cumulé des USA au cours des dix dernières années a été de l’ordre de 9000Md€. Le déficit du commerce extérieur français du 31/07/2008 au 31/07/2009 a été de 50Md€.

Le budget de la Sécurité Sociale : Les chiffres concernant ce point et les deux suivants proviennent des deux documents, la loi de finances 2007-1786 du 19 décembre 2007 et la loi de financement de la Sécurité Sociale 2008 intégrant des prévisions pour 2009. Le total des dépenses, tous régimes, toutes branches était de 422Md€ pour 2008. prévu 437Md€ pour 2009.

Le total des dépenses, régime général seulement, était de 311Md€ pour 2008. Il était prévu 323Md€ pour 2009.

Le total des dépenses, branche maladie du régime général, était de 152Md€ pour 2008. Il était prévu 162Md€ pour 2009.

Le déficit de la Sécurité Sociale, toutes branches (maladie, retraite, allocations familiales), tous régimes (général, indépendants, paysans...), était de 9,1Md€ pour 2008. On prévoyait 9Md€ pour 2009. Le déficit annuel était avant la crise, sur la voie de la décroissance, 12,6Md€ en 2003 puis légèrement supérieur, 14 Md€ en 2004 et 2005.

Le déficit de la branche maladie du Régime Général, était de 4,6 Md€ pour 2008. On avait prévu 4,2 Md€ pour 2009. Compte tenu du surgissement de la crise et de la réduction des recettes qui en résulte, on estime maintenant que le déficit, toutes branches, tous régimes, pour 2009, serait plutôt de l’ordre de 20Md€ et celui du Régime Général de 10Md€. Pour 2010, il pourrait atteindre 30Md€.

Les déficits cumulés de la Sécurité Sociale: Les déficits annuels de la Sécurité Sociale sont portés au Compte d'une caisse créée pour gérer la dette sociale (CADES). L'examen de ses comptes à fin décembre 2008 met en évidence une dette de 80070Md€. Cette caisse est alimentée par la CRDS qui a rapporté, en 2008, 6059Md€ dont 3403 ont servi à payer l'intérêt de la dette, c'est à dire l'intérêt desdes emprunts couverts pour amortir la dette. Si on ajoute, pour 2009, un supplément de dette de 20Md€ environ, on peut considérer que la dette cumulée, à fin 2009, serait de l'ordre de 100Md€.

On remarquera que, à fin 2009,

  • le rapport des      budgets Sécurité Sociale/Etat serait de l'ordre de 1,26. le      budget de la Sécurité Sociale est supérieur à celui de l'Etat.
  • le rapport des      dettes Sécurité Sociale/Etat serait de l'ordre de 0,14. Les      dettes de la Sécurité Sociale sont sept fois inférieures aux dettes de      l'Etat.
  • le rapport des      dettes cumulées Sécurité Sociale/Etat serait de l'ordre de 0,07.      Les dettes cumulées de l'Etat sont très supérieures à celles de la      Sécurité Sociale.

Les mécanismes de financement de la Sécurité Sociale, un modèle en évolution.
La Sécurité Sociale a été créée sur la base des idées de lord Beveridge reprises, à la Libération, par le Conseil National de la Résistance. Denis Kessler, ex numéro 2 du MEDEF déclarait en 2008: » Adieu 1945. Raccrochons notre pays au monde. Le modèle français est le pur produit du Conseil National de la Résistance. Un compromis entre gaullistes et communistes. Il est grand temps de le réformer et le gouvernement s'y emploie ».

A l'origine et jusqu'en 1980, les cotisations, salariés et employeurs, représentaient 97% des ressources. En 2000, Elles ne représentaient plus que 67% en 2000 et 59% en 2006.

A l'origine, la cotisation concrétisait un droit à protection sociale dans un système en équilibre, par définition. A tout droit nouveau devait correspondre une ressource nouvelle sous forme d'augmentation de cotisations, lesquelles alourdissaient les charges salariales au détriment des coûts de production. En 1991, la création de la CGS par le gouvernement Rocard palliait une partie de cet effet contre-productif en fiscalisant, de fait, une partie des cotisations. Par la suite, les divers gouvernements, de droite et de gauche, allaient utiliser les réductions et exonérations de charges sociales pour améliorer la compétitivité des entreprises et, donc, limiter l'extension du chômage. On allait progressivement constater que l'Etat privait d'une partie de ses ressources traditionnelles la Sécurité Sociales et s'efforçait de compenser cette perte de ressources par l'attribution de ressources fiscales. A fin 2007, les ressources apportées par l’Etat s'élevaient à 25110 Md€ mais 2692Md€ d'exonérations restaient non compensées.

D'où un creusement systématique du déficit par un Etat qui détournait la Sécurité Sociale de ses objectifs traditionnels pour s'en servir comme outil d'animation de la vie économique. D'où la disparition de fait de la cloison étanche qui sépara pendant 35 ans les finances de l'Etat de celles de la Sécurité Sociale. D'où l'apparition de cet important déficit cumulé, néanmoins faible par rapport à celui de l'Etat, que l'on impute maintenant au système dit de répartition et aux assurés et dont on se sert pour justifier une privatisation réputée inéluctable.

Comment se répartissent les coûts de la santé ? Si l'on en croit la loi de financement de la SS pour 2008, les dépenses de santé étaient supportées, en 2006, pour 74%, par l'assurance maladie, pour 12,8% par les assurances complémentaires (dont les Mutuelles), pour 6,79 par les ménages. Mais ce pourcentage, apparemment peu élevé, ne tient pas compte des dépassements anormaux d'honoraires ni des médicaments non remboursés, ni des appareillages dentaires peu remboursés....Par ailleurs, si au lieu de s'exprimer en pourcentage à la charge des ménages, on s'exprimait en euros, alors l'augmentation des charges pesant sur les ménages est plus évidente car les coûts augmentent rapidement en volume, même si les pourcentages paraissent stables. Cette remarque illustre la façon dont les coûts de la santé sont discrètement et progressivement reportés sur les assurés lorsqu'ils ont recours aux médecins de ville ne relevant pas du secteur 1 ou aux cliniques privées.

Le rapport de la Cour des comptes montre que si dans les hôpitaux publics, l’assuré supporte 1,9 % de la facture, il en supporte 5,54 % dans les cliniques privées. Sans commentaire.

Quelles conclusions ?

Quand on veut tuer son chien, dit le proverbe, on l'accuse d'avoir la rage. C'est, d'après moi, la mécanique à l'oeuvre dans l'usage que font les libéraux du déficit de la Sécurité Sociale. On passe sans commentaires sur la faiblesse du déficit de l'assurance maladie. On oublie la façon dont les gouvernements successifs, au cours de ces dernières années, ont privé la Sécurité Sociale d'une partie de ses ressources, lesquelles ont subi, sur les cotisations sociales, l'impact de la crise. Sachant par ailleurs, qu'une grande partie des ressources proviennent de la fiscalité, on ne peut reprocher quoi que ce soit au Régime Général et en tout cas pas son déficit. On est ramené aux débats sur la limitation des impôts sur les hauts revenus, sur les réductions de cotisations liées à la loi TEPA, sur l'exonération de cotisations dont bénéficient les stocks-options dont il faut rappeler que la Cour des Comptes les évaluait à 3Md€ par an. Sur 10 ans, ce seul manque à gagner est supérieur au déficit total de la Sécurité Sociale.

On ne peut, pour comprendre les débats actuels sur le déficit de la Sécurité Sociale, que se référer aux propos de Monsieur Kessler. Il faut en finir avec ce système Gaullo-communiste, fondée sur la Solidarité. Nous sommes dans une société libérale où la compétition et l'individualisme sont les nouveaux maîtres mots. Le marché, et donc la libre concurrence, doit prendre en charge l'évolution de la Sécurité Sociale. Voir à cet égard ce que deviennent les charges laissées à l'assuré dans les cliniques privées? Voir la tendance à la libéralisation progressive des tarifs tandis que les bases de remboursement évoluent peu. Voir le passage de l'assurance maladie au secteur assurantiel, chaque fois que le gouvernement limite les remboursements par l'assurance maladie.

Au delà, la réflexion devrait porter sur la signification de ces déficits énormes actuellement constatés. Les USA assoient, pour l'instant, leur leadership sur des déficits beaucoup plus importants que les nôtres. Et cela ne paraît gêner personne. Les banques ont largement profité du déficit. Elles ont l'air de se bien porter. En fait le déficit enrichit ceux qui disposent d'argent et peuvent acheter des bons du trésor par exemple. Il en ira de même du prochain grand emprunt. Et ces acheteurs sont précisément ceux qui voient leurs impôts limités ! Comment ne pas considérer de telles pratiques comme complètement immorales ?

 

 

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19 octobre 2009

Poitiers : des innocents condamnés

Les évènements violents de samedi après-midi à Poitiers ont entraîné l'arrestation et la condamnation de plusieurs personnes dont deux étudiants poitevins de 20 ans. Or, Samuel Bastard et Jean-Salvy Compte n'ont absolument pas pris part aux débordements qui ont eu lieu en Centre-ville. S'ils ont participé à la mani-festation, parce qu'elle était autorisée, ils s'en sont vite mis en marge dès que les violences ont commencé.
Explications...
Des casseurs infiltrent une manifestation pacifiste...
Samedi 10 Octobre, en début d'après-midi, parallèlement au Festival « Les Expressifs », une manifestation était organisée dans le centre-ville de Poitiers. Les participants voulaient s'opposer pacifiquement à l'ouverture de la Maison d'arrêt de Vivonne et plus généralement aux dérives du système carcéral. Rapidement, des individus organisés ont pris en main le rythme de cette manifestation. Par la suite les affrontements avec la police ont eu lieu ainsi que des dégradations, semant la panique dans la foule et mettant un terme à la manifestation initiale qui se voulait réellement pacifique et festive.
Deux étudiants…
Débordés par les évènements, les policiers ne sont pas parvenus à arrêter les casseurs ; et lorsque le calme est revenu, les responsables étaient déjà loin. Samuel Bastard et Jean-Salvy Compte étaient au départ de la manifestation mais ils s'en sont rapidement éloignés en voyant la tournure que prenaient les évènements. Ecoeurés par la violence de ceux-ci, ils ont même choisi de se réfugier chez des amis. Tous les témoignages concordent : les deux étudiants n'ont absolument pas pris part aux affrontements.
Il fallait des coupables...
A 20h30, ils sont allés à l'Espace culturel N°23 où des concerts étaient prévus, suite à la manifestation. C'est là qu'ils ont été arrêtés en compagnie d’un autre ami. Pourquoi eux ? « C'est les trois débiles qu'on voit toujours en manif. Y en a marre de voir vos gueules de cons », déclare un des policiers, devant des témoins. Après plus de 20 heures de garde à vue, sous la pression, ils signent la déposition présentée par les policiers. Celle-ci précise que Samuel a jeté un projectile en direction d’un officier se trouvant dans une voiture de police banalisée sur le Pont neuf. Jean-Salvy a été accusé d’avoir jeté un briquet ou un petit objet en métal en direction de policiers se trouvant sur le pont neuf dans une première déposition et devant l’Espace Mendès-France dans une deuxième. Alors que Jean-Salvy se trouvait en réalité sur le parking en bas de la rue Jean Jaurès.
Leur garde à vue sera reconduite de 24h00. Ils seront jugés en comparution immédiate.
Un procès expédié...
Durant le procès, quatre témoins attestent de la non-participation de Samuel et Jean-Salvy aux événements. On montre même une photo prise dans la manifestation sur laquelle on les voit regarder de loin les affrontements. Mais ces preuves ne suffisent pas face à la déclaration d'un officier assermenté...
Ils sont déclarés coupables et condamnés à 6 mois de prison dont 5 avec sursis.
Plusieurs témoignages visuels, ainsi qu'une vidéo qui les montre clairement dans le public des Expressifs, à distance des actes de dégradations, ont été recueillis depuis.
La violence poitevine avait été fortement médiatisée et sans doute fallait-il trouver rapidement des coupables. Or, les personnes qui sont aujourd'hui enfermées, abattues et loin de leurs proches, sont innocents. Nous pensons également aux personnes inculpées particulièrement à la troisième personne incarcérée, Patrick, condamné à 4 mois de prison ferme et 4 mois de sursis pour avoir jeter une pile sur les forces de l’ordre.
Jean-Salvy et Samuel ont souvent participé aux manifestations étudiantes. Ce sont des militants, c'est vrai. Ils étaient sans doute repérés depuis longtemps en tant que tels. Mais ils défendent des idéaux absolument non-violents. Ce sont des humanistes, des gens qui croient en un monde juste et solidaire.
Ce sont nos amis et toutes les preuves montrent qu'ils sont innocents. Ça pourrait être n’importe qui.
A tous ceux qui veulent se mobiliser, agir ou dénoncer cette injustice, nous proposons :
 Un rassemblement de soutien à Samuel et Jean-Salvy,
samedi 17 octobre à 14h00,
devant le Palais justice, place Alphonse Lepetit à Poitiers.
 Un comité permettant à chacun de témoigner de leur soutien à Samuel et Jean-Salvy, de prendre connaissance du détail des faits, de soutenir financièrement,

Mail : soutiensametjeansalvy@gmail.com
Blog : http://soutiensametjeansalvy.over-blog.org
Texte rédigé et publié par des amis de Jean-Salvy et Samuel, avec l’accord de membres de leur famille.

Posté par m_meyer à 15:24 - politique francaise - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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