04 mai 2007
LE GOUT DU CHEF
Mon sentiment après les débats suivis lors des présidentielles 2007 est que les Français veulent un chef. Quelqu'un qui répond avec assurance à tout quand bien même il se tromperait.
Parler de la fonction présidentielle en termes de principes, de valeurs, semblent déconcerter mes compatriotes. Les erreurs de l'un sont attribuées à l'autre comme quoi un individu qui a arrêté son choix sur une politique n'entend ou ne retient que ce qui conforte sa pensée initiale.
Ecouter l'autre, analyser avant de juger, ne semblent pas des qualités françaises. De quoi s'interroger sur les valeurs dispensées par notre enseignement
La France n'est plus à l'avant-garde même si elle l'a été
Et je rappelle ce 4 mai 1792 où les femmes envahissent l'Assemblée Nationale pour réclamer la majorité à 21 ans pour elles-mêmes et l'égalité des droits pour les 2 sexes.
Faut-il des massacres comme à Fourmies (Nord) le 1er mai 1891 pour que 4 jours plus tard les ouvriers s'organisent en syndicat, faut-il une guerre pour que les femmes obtiennent le droit de vote?
Faut-il une Révolution ou les exactions d'une République bourgeoise pour que le peuple de France redevienne "éclairé"?
Je crains vraiment pour la France de demain.
28 avril 2007
Que devient la politesse française ?
A force de rugir des "Je veux" pour mieux endoctriner, certains patrons empruntent déjà cette formule qui fait école. Bravo à la Ligue des Droits de l'Homme qui, dans un long communiqué publié sur le Net ce jour, intervient dans la campagne présidentielle dans le but d'un bon fonctionnement démocratique, du respect des principes de liberté, d'égalité, de fraternité.
il est utile que cette autorité morale alerte sur le programme Sarkosy qui est le renforcement de ce qui s'est fait ces 5 dernières années: insécurité sociale renforcée,précarité du travail encouragée. Avec Sarkosy, c'est le cauchemar annoncé. D'ailleurs Sarkosy n'est pas l'homme nouveau qu'il prétend. Il est entré en politique sous Giscard il y a 30 ans. Et sous Chirac, on peut retenir de lui son mensonge sur le nuage de Tchernobyl alors qu'il était délégué interministériel au nucléaire, son mensonge sur EDF-GDF qui ne sera jamais privatisé, affirmation alors qu'il est ministre de l'économie dans le gouvernement Raffarin, atteintes aux libertés par différentes lois alors qu'il est ministre de l'intérieur depuis 2002. Sa répression provoque la révolte des banlieues en 2005. Et il ne ménage pas les insultes, aujourd'hui même, "iL VEUT" la confiance de ceux qui l'écoutent, il affirme avec son habituelle arrogance pour éviter tout questionnement sur la méthode qu'avec lui, c'est le chômage à 5%, il est près des travailleurs pendant que d'autres "bavassent" dans un hôtel, terme et expression de physionomie qui expriment son irrespect et son mépris pour ses "rivaux" en politique.
Une fois de plus injure et mépris, cette fois à l'égard de Ségolène Royal et François Bayrou qui ont donné l'image d'une France tranquille, ouverte au dialogue, capable de l'écoute et d'apporter chacun sa contribution au bien de tous.
Quand on a comme slogan "La France, tu l'aimes ou tu la quittes", être un bon Français, c'est pratiquer la politesse à la française.On ne dit pas "je veux", formule qui braque car tentative de s'imposer à la volonté de l'autre sans aucun égard mais "je voudrais" qui sollicite de l'autre son agrément. L'emploi des mots révèle la pesonne. Cette nuance existe en langue allemande.
Donc la Ligue des Droits de l'Homme n'hésite pas à se prononcer en faveur de Ségolène Royal et au nom des valeurs qui font la France. Avec son communiqué, on ne pourra pas dire qu'on ne savait pas . Chronique à suivre...
05 janvier 2007
DROITE ULTRA AUX PRESIDENTIELLES 2007
En France, à la veille des élections de 2007, La droite classique a délégué sa représentation à ses dirigeants les plus extrémistes que l’on trouve au sein de l’UMP Je me propose de décrypter au fil des jours des discours qui ne devraient pas faire illusion ou bien ils abuseront ceux qui le veulent bien.
Dans « Réforme », journal protestant du 13 mai 1995, Pierre Encrevé de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales déclare : « La gauche ne peut pas débarrasser la France de l’extrême-droite. Je suppose que la droite fera le ménage elle-même pour des raisons de concurrence. C’est une question de territoire ». De ménage, il n’en est pas besoin. Le Pen sait bien que le RPR-UDF/PR a dans son sein les éléments de la droite ultra si bien qu’il n’a pas pu monnayer ses voix pour un avantage quelconque au sein du gouvernement. Comme l’a dit Yvette Roudy le 16 mars 1983 dans « Le Nouvel Observateur » : l’extrême droite existe toujours, la droite la porte dans ses bagages.
Pour que la situation de 2002 ne fasse pas répétition, l’UMP est venu remplacer le RPR
A droite, LES VŒUX OFFICIELS
POUR 2007
Jacques Chirac a demandé a ses ministres une "mobilisation totale" pour la sécurité, contre le chômage et "pour aider les plus démunis". A la veille de quitter l’Elysée, le Président se rappelle « le pacte républicain » de sa campagne présidentielle après avoir utilisé le slogan « la République contre le socialisme », expression qu’il ne pouvait utiliser sérieusement bien longtemps tant le socialisme français est enraciné dans la République. Récupérer les expressions qui ont fait le succès de la gauche est la tactique du Club de l’Horloge, or la droite classique se sustente à l’école nouvelle droite.
En 1988, Le RPR a dans son sein Yvan Blot cofondateur du Club de l’Horloge dont les dirigeants appellent de leurs voeux une union de toute la droite, nécessaire et légitime, qui l’aidera à affirmer face à la gauche ses "valeurs communes". En 1989, Yvan Blot rejoint le FN dont il deviendra eurodéputé la même année et conseiller régional d’Alsace.
Monsieur Sarkozy s’adresse à tous les Français, y compris les mal entendants, je ne sais si c’est un propos du commentateur, sur la vidéo, je n’ai pas vu l’usage du langage des signes mais il est revenu à ma mémoire dans « Le cri de la Mouette » qu’Emmanuelle Laborit, son auteur, dit sa stupeur en réalisant que bien dessourds profonds votent lepeniste, tout bonnement parce qu’ils lisent aisément sur les lèvres de Jean-Marie Le Pen le droit à la différence. Monsieur Sarkozy articule très bien, mais il n’a pas parlé de sa discrimination positive qu’il semble abandonner vu sa connotation discriminatoire et qui colle si bien à son tout libéral avec l’égalité des chances. Sur ce blog, à EGALITE, j’ai expliqué la doctrine inégalitaire qu’est cette expression qui abuse un grand nombre jusqu’à Lionel Jospin qui reprit ce slogan dans son programme présidentiel.
Je m’appuie sur les chiffres trouvés sur le web.
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