29 juin 2009
Fin de l'impunité pour l'Etat Hébreu?
Israël : Seul =ontre tous ! C’est apparemment la fin de l’Etat de grâce, voire de l’impunité pour l’Etat hébreu.
Le quartette (USA, UE, Russie et ONU), réuni hier en marge de la rencontre des ministres des Affaires étrangères du G8 à Trieste (nord-est de l’Italie), ne s’est pas encombré d’euphémisme pour dire les quatre vérités à Israël. Et par la bouche du secrétaire général de l’ONU.
« Le quartette appelle les autorités israéliennes à arrêter la colonisation, y compris celle (issue) d’une croissance naturelle, à lever tous les blocages et à ouvrir les frontières », a déclaré hier Ban Ki-moon dans une conférence de presse. clair, net et sans concession, le propos du SG de l’ONU à l’endroit d’Israël qui a réussi la prouesse » de se mettre à dos toute la communauté internationale, y compris les grands « amis », la France et les Etats-Unis.
L’étoile de David pâlît
Pour Ban Ki-moon, ces mesures déclinées sur un ton comminatoire constituent un préalable pour la mise en oeuuvre de nos propositions ». Il faut croire donc que le quartette dispose d’un plan pratique de règlement du conflit israélo-palestinien et qui fait largement consensus. Le fait est qu’aucune voix discordante n’a été entendue hier par les pays du G8, comme cela avait toujours été le cas dès qu’il s’est agi de hausser le ton contre Tel-Aviv. Les temps ont donc changé, les tons aussi…
Le secrétaire général des Nations unies a rappelé à juste titre que la bande de Ghaza est soumise à un "strict blocus de la part d’Israël depuis sa prise de contrôle par le Hamas il y a environ deux ans ». Ban Ki-moon suggérait, lors d’une conférence de presse aux côtés de l’envoyé spécial du quartette, Tony Blair, du =aut représentant de l’UE pour la politique étrangère, Javier Solana, de =’émissaire américain pour le Proche-Orient, George Mitchell, et du ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, qu’il n’est plus question de cautionner cette situation.
Il est évident que la tonalité du discours du quartette hier tranchait avec les tournures euphémiques des responsables du G8 qui se faisaient un point d’honneur de monter en épingle la " sécurité d’Israël » pour justifier toutes les outrances de l’Etat hébreu à l’égard du peuple palestinien spolié de ses terres. Tout porte à croire que l’on assiste à la fin d’une époque où l’armée israélienne se fait « justice » elle-même au nez et à la barbe de la communauté internationale. Le quartette avertit dans son communiqué : "La seule solution viable pour mettre fin au conflit israélo-palestinien repose sur le principe de deux Etats". On remarquera que le quartette n’impose aucune condition au futur Etat palestinien, contrairement à Netanyahu qui en rétrécit les terres et les aires…
De même que les maîtres du monde ont réaffirmé leur soutien à l’organisation d’une conférence internationale sur le Proche-Orient à Moscou en 2009 pour relancer le processus de paix que Tel-Aviv ne voit pas d’un bon œil. C’est dire qu’après avoir croisé le fer avec Barack Obama, le Premier ministre israélien se retrouve seul contre le G8.
Benyamin Netanyahu, qui refuse mordicus l’arrêt total de la colonisation tout en se prononçant contre la construction de nouvelles colonies et la saisie de terres, comme il l’a répété à Paris, fait face à une intransigeance… américaine. Sa volonté de poursuivre la construction dans les implantations existantes sous motif de "croissance naturelle » n’est qu’un expédient aux yeux de Barack Obama. C’est pourquoi le président américain exige un « gel total » des colonies soutenu depuis hier par tous les partenaires du G8. Et c’est l’Etat hébreu qui se retrouve, pour une fois, désigné du doigt par toute la communauté internationale. C’est tellement rare, même au plus fort de la guerre contre Ghaza...
publié par el Watan
26 juin 2009
La dictature constitutionnelle en 12 étapes
Ou comment passer de la démocratie à la dictature en 12 étapes. A vous d’estimer à quel point nous en sommes rendus en vous basant sur des exemples que vous pouvez voir ou lire dans les journaux au quotidien…
La dictature constitutionnelle a pour objectif de mettre les ressources et les richesses d’un pays à la disposition d’un groupe d’individus restreint (oligarchie), au détriment de l’ensemble de la nation.
La dictature constitutionnelle utilise les institutions publiques (administration, justice, investisseurs institutionnels, médias…) en les mettant sous tutelle et en les détournant de leurs fonctions premières pour les mettre au service de cette oligarchie. C’est pour cela que la dictature constitutionnelle est dans un premier temps difficilement attaquable : elle reste dans le cadre de la loi, mais en la détournant de son esprit pour n’en retenir que la lettre, ce qui rend vain ou hypothétique toute poursuite. Les lois existantes sont complétées ou remplacées par d’autres lois plus favorables aux intérêts des oligarques.
La dictature constitutionnelle s’appuie également sur le réseau de médias des oligarques. Ceux-ci, bien qu’ayant des activités industrielles dans différents secteurs, contrôlent la quasi-totalité des médias privés, non pas uniquement pour gagner de l’argent, mais surtout pour ne pas laisser de place à un discours qui risquerait de remettre en cause la dictature constitutionnelle. Tout discours différent est aussitôt ridiculisé par l’ensemble des ténors du pouvoir en place. Par un martèlement du discours officiel permanent et étendu à tous les médias, l’individu finit par douter de ses propres pensées et n’ose plus remettre en question le discours universel de la dictature constitutionnelle. Profitant d’une couverture médiatique universelle, la dictature constitutionnelle peut mentir à tout instant, en toute occasion, et à tout propos, sans risquer d’être contredite. Les médias reprennent même les contre-vérités les plus grossières au premier degré, sans oser le moindre commentaire.
La dictature constitutionnelle s’attache à dissoudre, décrédibiliser ou à rendre impuissants tous les corps intermédiaires et de manière générale tout ce qui peut créer du lien social. L’individu doit se retrouver seul et isolé face au pouvoir.
La dictature officielle s’emploie à désespérer les individus. Toute possibilité d’amélioration des conditions de vie est présentée comme impossible. La dictature constitutionnelle présente la réussite des oligarques comme étant de leur seul fait personnel. Elle présente l’échec social des individus et leur incapacité à améliorer leur niveau de vie comme étant de leur seul fait, alors que tout est mis en oeuvre, à tous les étages de la société, pour transférer les richesses des individus vers les oligarques.
La crise n’est pas un accident dans l’histoire de la dictature constitutionnelle, elle est pour les pays les plus avancés dans cette voie une étape franchie dans le transfert des richesses des individus vers les oligarques. Après avoir capté le maximum d’argent possible et avoir poussé les individus à s’endetter à long terme au delà de ce qu’ils pouvaient payer, les oligarques doivent passer à un stade supérieur pour continuer à s’enrichir. Les oligarques vont maintenant accélérer la captation des richesses des états, et pousser les états à s’endetter à long terme au delà de ce qu’ils peuvent payer, de façon à pouvoir profiter de cet argent sous forme de subventions diverses, de prêts, de défiscalisation, d’exonérations de charges, de baisse de TVA, etc.
Pour favoriser le transfert des ressources de l’état vers les oligarques, les dépenses des états doivent être réduites en supprimant les fonctionnaires et les services de l’état non indispensables à la conservation du pouvoir.
La dictature constitutionnelle crée de façon délibérée une stratégie de la tension sociale, en ne laissant à ses adversaires d’autres choix que l’humiliation ou la violence. En stigmatisant, criminalisant et manipulant la violence résiduelle, la dictature constitutionnelle peut ensuite légitimer un contrôle renforcé des individus et une réduction progressive des libertés. Cette stratégie est destinée à anticiper les risques de rébellion liés à la montée généralisée de la pauvreté, et aux noyaux de contestation qui ne manqueront pas de se créer devant le désespoir grandissant. En généralisant la violence policière et en la présentant comme normale (multiplication des gardes à vue et des procédures humiliantes, des coups, des bavures), en durcissant les peines de prison et les amendes on cherche également à faire peur aux individus, qui n’oseront plus se rebeller, de peur d’avoir affaire à une justice brutale et injuste.
Le tout numérique permet un fichage de toute la population et un contrôle généralisé de toutes les conversations téléphoniques, SMS, emails, sites internet. Tous les membres d’organisations hostiles au pouvoir sont filmés en détail par la police lors des manifestations. Il deviendra obligatoire d’installer un mouchard sur son ordinateur qui sera relié en direct et en permanence au pouvoir central. Toutes les procédures pénales possibles seront utilisées systématiquement pour décourager les individus ou organisations d’exprimer par quelque moyen que ce soit des idées contraires à celles de la dictature constitutionnelle, ou de mettre en cause l’un de ses responsables.
La dictature constitutionnelle, avec la complicité de ses médias relais, utilise ou crée en permanence des évènements pour faire diversion, empêcher que l’attention des individus se cristallise sur leur mécontentement personnel, et différer éternellement toute résolution possible des problèmes sociaux. Ces évènements renforcent et légitiment le rôle de la dictature constitutionnelle comme unique rempart entre l’individu et un monde extérieur caricaturé jusqu’à la paranoïa, d’où ne ressortent plus que des dangers potentiels.
Evènements positifs où la dictature est mise en valeur : sommets interna-tionaux, visites du chef de l’état à l’étranger ou en province, mariages présidentiels ou oligarchiques, manifestations culturelles, vacances, interviews complaisantes, etc.
Evènements négatifs extérieurs à la responsabilité de la dictature et contre lesquels elle doit lutter en permanence : crise économique, insécurité, bandes, famines, épidémies, terrorisme, guerres, drogue, mafia, etc.Quand le transfert intérieur des richesses est en passe d’être achevé et que la contestation ne peut plus être contenue par le contrôle policier, c’est alors à l’armée de prendre le contrôle du pays et d’éliminer durablement et de la façon la plus directe toute résistance. La dictature constitutionnelle rejoint alors toutes les dictatures du monde, mais nombreuses seront encore à ce moment les personnes qui penseront que ce qui est arrivé devait arriver,et qu’il n’y avait pas eu, à aucun moment, la possibilité de faire autrement.
Après avoir écrasé toute résistance intérieure et exploité toutes les ressources du pays, pour continuer à augmenter la richesse des oligarques, la dictature constitutionnelle se tournera alors inévitablement vers l’annexion d’autres états moins puissants militairement, de façon à s’en approprier les richesses.
04 juin 2009
Les partis aux européennes et le nucléaire
Élections européennes :
le Réseau "Sortir du nucléaire" a évalué les candidats
- Europe écologie et le NPA prennent leurs responsabilités face à l'urgence
écologique
- L'UMP et le PS se contentent de vagues déclarations sur le
"développement durable"
- La position officielle du Modem reste encore à découvrir…
- Le Parti de Gauche est "coincé" par son tête à tête avec le très
pronucléaire PCF.
Le Réseau "Sortir
Europe Écologie et le NPA ont apporté des réponses très satisfaisantes. Il faut
d'ailleurs rappeler que les Verts et le NPA sont adhérents du Réseau
"Sortir du nucléaire". Europe Écologie et le NPA se prononcent pour
une sortie rapide du nucléaire, ont intégré la question des déchets radioactifs
et des risques, mais aussi les enjeux démocratiques (passage en force du lobby
nucléaire) et géostratégiques (prolifération nucléaire sous couvert du
nucléaire civil), ainsi que les questions de l'emploi et du social (promotion
des économies d'énergie et du développement des énergies renouvelables, qui
sont de véritables gisements d'emplois).
Le Parti de Gauche a eu l'honnêteté de reconnaître que, dans le cadre du Front
de gauche qui l'unit au PCF, il n'était pas possible d'avoir une position
commune sur la question du nucléaire. Le Réseau "Sortir du nucléaire"
est très attentif à l'évolution du Parti de Gauche, qui s'est déclaré favorable
à la sortie du nucléaire, et appelle le PCF a reconsidérer sa position
pronucléaire.
Lors de la campagne présidentielle de 2007, le Modem et François Bayrou n'ont
pas pris position contre le nucléaire, en critiquant néanmoins l'opacité du
lobby atomique. Pour ces élections européennes, seuls Corinne Lepage (CAP21,
tête de liste Modem dans le Nord) et Jean-Luc Bennahmias (ancien Vert) ont
répondu, se prononçant pour des alternatives au nucléaire, mais à moyen ou long
terme. Finalement, la position "officielle" du Modem reste encore à
découvrir !
Comme chacun a pu le constater, l'UMP et le PS ont repoussé au maximum le
moment d'entrer en campagne et, qui plus est, évitent soigneusement tout débat
pouvant remettre en cause l'énergie nucléaire, qui est pourtant un sujet de
société crucial.
Le Parti Socialiste a répondu de façon ambiguë, voire hypocrite, se prononçant
pour ITER (fusion nucléaire) et pour les réacteurs dits "de 4e
génération", bien que ces deux technologies pour l'heure inexistantes
absorbent plus de 80% des crédits européens pour la recherche énergétique. Ce
positionnement vide de sa substance le soutien de principe que le PS exprime
pour les énergies renouvelables et les économies d'énergie. Reconnaissant le
problème que posent les déchets nucléaires, le PS soutient pourtant du rôle que
la France entend jouer dans le déploiement international du nucléaire !
L'UMP n'ayant pas daigné répondre au questionnaire du Réseau "Sortir du nucléaire",
le seul élément dont nous disposons est la fameuse interview de Mme Dati,
numéro 2 sur la liste d'Île-de-France, lors d'un meeting des jeunes UMP, où
elle a démontré son incompétence, confondant allègrement électricité et
énergie. Il est vrai que M Sarkozy lui-même avait été défaillant sur ce sujet
lors de la campagne présidentielle. En résumé, l'UMP soutient totalement la
politique pronucléaire de l'Etat… sans pouvoir ni savoir justifier cette
option.
Parallèlement à ce questionnaire, le Réseau "Sortir du nucléaire" a
lancé une campagne de pétition par cartes postales, appelant les citoyens à
interpeller les listes sur ces questions énergétiques. Cette campagne (http://europe-sans-nucleaire.org)
a rencontré un grand succès, ce qui témoigne une fois de plus du véritable
divorce entre les citoyens et les partis dominants : malgré la crise
écologique, malgré les déconvenues de l'industrie nucléaire française (retards
et surcoûts considérables des chantiers des réacteurs EPR de Finlande et de
Flamanville ; fuites d'uranium au Tricastin et ailleurs, etc.), l'UMP et le PS
restent enfermés dans le carcan d'une idéologie productiviste et scientiste
inapte à penser le futur énergétique et écologique de l'Europe.
=> Voir le détail des réponses des candidats sur : http://ninucleaire-nieffetdeserre.org/spip.php?rubrique44
15 mai 2009
AVEC LA CRISE, REFLEXIONS SUR L'APRES-CAPITALISME
Le
mouvement anti OTAN d’avril 2009 Il se doit de fleurir en vision politique,
laquelle devrait ouvrir à une force politique de renouvellement et de
projection apte à nous faire accéder à la responsabilité de nous-mêmes par
nous-mêmes et au pouvoir de nous-mêmes sur nous-mêmes. Et même si un tel
pouvoir ne résoudrait vraiment aucun des problèmes, il nous permettrait à tout
le moins de les aborder désormais en saine responsabilité, et donc de les
traiter enfin plutôt que d’acquiescer aux sous-traitances.
Les
ghettos, qui germent ici où là, est une petite question qu’une responsabilité
politique endogène peut régler. Celle de la protection de nos terres contre de
grands travaux, des implantations nucléaires, des pollutions industrielles…
aussi. Celle de l’accueil préférentiel de nos jeunes tout autant. Celle d’une
autre Justice ou de la lutte contre les fléaux de la drogue en relève
largement...
Le
déficit en responsabilité crée amertume, xénophobie, crainte de l’autre,
confiance réduite en soi... La question de la responsabilité est donc de haute
nécessité. C’est dans l’irresponsabilité collective que se nichent les blocages
persistants dans les négociations actuelles. Et c’est dans la responsabilité
que se trouve l’invention, la souplesse, la créativité, la nécessité de trouver
des solutions endogènes praticables. C’est dans la responsabilité que l’échec
ou l’impuissance devient un lieu d’expérience véritable et de maturation. C’est
en responsabilité que l’on tend plus rapidement et plus positivement vers ce
qui relève de l’essentiel, tant dans les luttes que dans les aspirations ou
dans les analyses.
Ensuite,
il y a la haute nécessité de comprendre que le labyrinthe obscur et indémêlable
des prix (marges, sous-marges, commissions occultes et profits indécents) est
inscrit dans une logique de système libéral marchand, lequel s’est étendu à
l’ensemble de la planète avec la force aveugle d’une religion. Ils sont aussi
enchâssés dans une absurdité capitalistique mondial qui nous a détournés de
notre manger-pays, de notre environnement proche et de nos réalités culturelles,
pour nous livrer aux modes décidées par la grande distribution. C’est comme si
la France avait été formatée pour importer toute son alimentation et ses
produits de grande nécessité depuis des milliers et des milliers de kilomètres.
Négocier dans ce cadre absurde avec l’insondable chaîne des opérateurs et des
intermédiaires peut certes améliorer quelque souffrance dans l’immédiat ;
mais l’illusoire bienfaisance de ces accords sera vite balayée par le principe
du "Marché" et par tous ces mécanismes que créent un nuage de voracités,
(donc de profits nourries par " l’esprit de marché " et régulées par
la distance) que les primes, gels, aménagements vertueux, réductions
opportunistes ne sauraient endiguer.
VICTIMES
D’UN SYSTÈME FLOU, GLOBALISÉ
Il y a
donc une haute nécessité à nous vivre régionnalistes dans nos imports-exports
vitaux, à nous penser européen pour la satisfaction de nos nécessités, de notre
autosuffisance énergétique et alimentaire. L’autre très haute nécessité est
ensuite de s’inscrire dans une contestation radicale du capitalisme
contemporain qui n’est pas une perversion mais bien la plénitude hystérique d’un
dogme. La haute nécessité est de tenter tout de suite de jeter les bases d’une
société non économique, où l’idée de développement à croissance continuelle
serait écartée au profit de celle d’épanouissement ; emploi, salaire,
consommation et production seront des lieux de création de soi et de
parachèvement de l’humain. Si le capitalisme (dans son principe très pur qui
est la forme contemporaine) a créé ce Frankenstein consommateur qui se réduit à
son panier de nécessités, il engendre aussi de bien lamentables
"producteurs" – chefs d’entreprises, entrepreneurs, et autres
socioprofessionnels ineptes – incapables de tressaillements en face d’un
sursaut de souffrance et de l’impérieuse nécessité d’un autre imaginaire
politique, économique, social et culturel. Et là, il n’existe pas de camps
différents. Nous sommes tous victimes d’un système flou, globalisé, qu’il nous
faut affronter ensemble. Ouvriers et petits patrons, consommateurs et
producteurs, portent quelque part en eux, silencieuse mais bien irréductible,
cette haute nécessité qu’il nous faut réveiller, à savoir : vivre la vie,
et sa propre vie, dans l’élévation constante vers le plus noble et le plus
exigeant, et donc vers le plus épanouissant. Ce qui revient à vivre sa vie, et
la vie, dans toute l’ampleur du poétique.
On
peut mettre la grande distribution à genoux en mangeant sain et autrement.
On
peut renvoyer les compagnies pétrolières aux oubliettes, en rompant avec le
tout automobile.
On
peut endiguer les agences de l’eau, leurs prix exorbitants, en considérant la
moindre goutte sans attendre comme une denrée précieuse, à protéger partout, à
utiliser comme on le ferait des derniers vestiges d’un trésor qui appartient à
tous.
On ne
peut vaincre ni dépasser le prosaïque en demeurant dans la caverne du
prosaïque, il faut ouvrir en poétique, en décroissance et en sobriété. Rien de
ces institutions si arrogantes et puissantes aujourd’hui (banques, firmes
transnationales, grandes surfaces, entrepreneurs de santé, téléphonie
mobile...) ne sauraient ni ne pourraient y résister.
Enfin,
sur la question des salaires et de l’emploi. Là aussi il nous faut déterminer
la haute nécessité. Le capitalisme contemporain réduit la part salariale à
mesure qu’il augmente sa production et ses profits. Le chômage est une conséquence
directe de la diminution de son besoin de main d’œuvre. Quand il délocalise, ce
n’est pas dans la recherche d’une main d’œuvre abondante, mais dans le souci
d’un effondrement plus accéléré de la part salariale. Toute déflation salariale
dégage des profits qui vont de suite au grand jeu casino de la finance.
Réclamer une augmentation de salaire conséquente n’est donc en rien
illégitime : c’est le début d’une équité qui doit se faire mondiale.
Quant
à l’idée du "plein emploi", elle nous a été clouée dans l’imaginaire
par les nécessités du développement industriel et les épurations éthiques qui
l’ont accompagnée. Le travail à l’origine était inscrit dans un système
symbolique et sacré (d’ordre politique, culturel, personnel) qui en déterminait
les ampleurs et le sens. Sous la régie capitaliste, il a perdu son sens
créateur et sa vertu épanouissante à mesure qu’il devenait, au détriment de
tout le reste, tout à la fois un simple "emploi", et l’unique colonne
vertébrale de nos semaines et de nos jours. Le travail a achevé de perdre toute
signifiance quand, devenu lui-même une simple marchandise, il s’est mis à
n’ouvrir qu’à la consommation.
Nous
sommes maintenant au fond du gouffre. Il nous faut donc réinstaller le travail
au sein du poétique. Même acharné, même pénible, qu’il redevienne un lieu
d’accomplissement, d’invention sociale et de construction de soi, ou alors
qu’il en soit un outil secondaire parmi d’autres. Il y a des myriades de
compétences, de talents, de créativités, de folies bienfaisantes, qui se
trouvent en ce moment stérilisés dans les couloirs ANPE et les camps sans
barbelés du chômage structurel né du capitalisme. Même quand nous nous serons
débarrassés du dogme marchand, les avancées technologiques (vouées à la
sobriété et à la décroissance sélective) nous aiderons à transformer la
valeur-travail en une sorte d’arc-en-ciel, allant du simple outil accessoire
jusqu’à l’équation d’une activité à haute incandescence créatrice. Le plein
emploi ne sera pas du prosaïque productiviste, mais il s’envisagera dans ce
qu’il peut créer en socialisation, en autoproduction, en temps libre, en temps
mort, en ce qu’il pourra permettre de solidarités, de partages, de soutiens aux
plus démantelés, de revitalisations écologiques de notre environnement... Il s’envisagera
en "tout ce qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue". Il y
aura du travail et des revenus de citoyenneté dans ce qui stimule, qui aide à
rêver, qui mène à méditer ou qui ouvre aux délices de l’ennui, qui installe en
musique, qui oriente en randonnée dans le pays des livres, des arts, du chant,
de la philosophie, de l’étude ou de la consommation de haute nécessité qui ouvre
à création, à la créaconsommation. En valeur poétique, il n’existe ni chômage
ni plein emploi ni assistanat, mais autorégénération et autoréorganisation,
mais du possible à l’infini pour tous les talents, toutes les aspirations. En
valeur poétique, le PIB des sociétés économiques révèle sa brutalité.
Voici
ce premier panier que nous apportons à toutes les tables de négociations et à
leurs prolongements : que le principe de gratuité soit posé pour tout ce
qui permet un dégagement des chaînes, une amplification de l’imaginaire, une
stimulation des facultés cognitives, une mise en créativité de tous. Que ce
principe balise les chemins vers le livre, les contes, le théâtre, la musique,
la danse, les arts visuels, l’artisanat, la culture et l’agriculture... Qu’il
soit inscrit au porche des maternelles, des écoles, des lycées et collèges, des
universités et de tous les lieux de connaissance et de formation... Qu’il ouvre
à des usages créateurs des technologies neuves et du cyberespace. Qu’il
favorise tout ce qui permet d’entrer en Relation (rencontres, contacts,
coopérations, interactions, errances qui orientent) avec les virtualités
imprévisibles du Tout-Monde... C’est le gratuit en son principe qui permettra
aux politiques sociales et culturelles publiques de déterminer l’ampleur des
exceptions. C’est à partir de ce principe que nous devrons imaginer des
échelles non marchandes allant du totalement gratuit à la participation réduite
ou symbolique, du financement public au financement individuel et volontaire...
C’est le gratuit en son principe qui devrait s’installer aux fondements de nos
sociétés neuves et de nos solidarités imaginantes...
NOUS
APPELONS À UNE HAUTE POLITIQUE, À UN ART POLITIQUE
Projetons
nos imaginaires dans ces hautes nécessités jusqu’à ce que la force du bien du
vivre-ensemble, ne soit plus un "panier de ménagère", mais le souci
démultiplié d’une plénitude de l’idée de l’humain.
Imaginons
ensemble un cadre politique de responsabilité pleine, dans des sociétés
alsacienne, bretonne, occitane, catalane, basque, corse… prenant leur part
souveraine aux luttes planétaires contre le capitalisme et pour un monde
écologiquement nouveau.
Profitons
de cette conscience ouverte, à vif, pour que les négociations se nourrissent,
prolongent et s’ouvrent comme une floraison dans une audience totale, sur ces
nations qui sont les nôtres.
Nous
appelons donc à ces utopies où le Politique ne serait pas réduit à la gestion
des misères inadmissibles ni à la régulation des sauvageries du
"Marché", mais où il retrouverait son essence au service de tout ce
qui confère une âme au prosaïque en le dépassant ou en l’instrumentalisant de
la manière la plus étroite.
Nous
appelons à une haute politique, à un art politique, qui installe l’individu, sa
relation à l’Autre, au centre d’un projet commun où règne ce que la vie a de
plus exigeant, de plus intense et de plus éclatant, et donc de plus sensible à
la beauté.
En
nous débarrassant des archaïsmes centralisateur, de la dépendance et de
l’assistanat, en nous inscrivant résolument dans l’épanouissement écologique de
nos pays et du monde à venir, en contestant la violence économique et le
système marchand, nous naîtrons au monde avec une visibilité levée du
post-capitalisme et d’un rapport écologique global aux équilibres de la
planète...
Alsace,
petite région, soudain au cœur nouveau du monde, soudain immense d’être le
premier exemple de société post-capitaliste, capable de mettre en œuvre un
épanouissement humain qui s’inscrit dans l’horizontale plénitude du vivant...
L'APRES-CAPITALISME : le poétique l'emporte sur le prosaïsme
Lier
relier et relayer tous les événements qui se trouvaient atomisés pour faire
apparaître un monde en construction.
La souffrance réelle du plus grand nombre,
confrontée à un délire de concentrations économiques, d’ententes et de profits,
rejoint des aspirations diffuses, encore inexprimées mais bien réelles, chez les
jeunes et moins jeunes, et tous les oubliés de nos sociétés. La plupart de ceux
qui y défilent en masse découvrent (ou recommencent à se souvenir) que l’on
peut saisir l’impossible au collet et détruire le trône de la fatalité.
GRÈVE LÉGITIME du 19 mars 2009
Cette
grève est plus que légitime, et plus que bienfaisante, et ceux qui défaillent,
temporisent, tergiversent, se condamnent d’eux-mêmes.
Dès
lors, derrière le prosaïque du "pouvoir d’achat" ou du "panier
de la ménagère", se profile l’essentiel qui nous manque et qui donne du
sens à l’existence, à savoir : le poétique. Toute vie humaine un peu
équilibrée s’articule entre, d’un côté, les nécessités immédiates du
boire-survivre-manger (en clair : le prosaïque) et, de l’autre,
l’aspiration à un épanouissement de soi, là où la nourriture est de dignité,
d’honneur, de musique, de chants, de sports, de danses, de lectures, de
philosophie, de spiritualité, d’amour, de temps libre affecté à
l’accomplissement du grand désir intime (en clair : le poétique). Le
vivre-pour-vivre, tout comme le vivre-pour-soi n’ouvrent à aucune plénitude
s’il n’y a pas le donner-à-vivre à ce que nous aimons, à ceux que nous aimons,
aux impossibles et aux dépassements auxquels nous aspirons.
La
"hausse des prix" ou "la vie chère" ne sont pas de petits
diables surgis devant nous pendant un cauchemar. Ce sont les résultantes d’un système
où règne le dogme du libéralisme économique. Ce dernier s’est emparé de la
planète, il pèse sur la totalité des peuples, et il préside dans tous les imaginaires,
à une sorte "d’épuration éthique". C’est-à-dire :
désenchantement, désacralisation, désymbolisation, déconstruction même de tout
le fait humain.
Ce
système confine nos existences dans des individualismes égoïstes qui nous
suppriment tout horizon et nous condamnent à deux misères profondes : être
"consommateur" ou bien être "producteur".
Le
consommateur ne travaille que pour consommer ce que produit sa force de travail
devenue marchandise ; et le producteur réduit sa production à l’unique
perspective de profits sans limites pour des consommations fantasmées sans
limites. L’ensemble ouvre à cette socialisation anti-sociale où l’économique
devient ainsi sa propre finalité et déserte tout le reste.
Alors,
quand le "prosaïque" n’ouvre pas aux élévations du " poétique
", quand il devient sa propre finalité et se consume ainsi, nous avons
tendance à croire que les aspirations de notre vie, et son besoin de sens,
peuvent se loger dans ces codes-barres que sont "le pouvoir d’achat"
ou "le panier de la ménagère".
Et
pire : nous finissons par penser que la gestion vertueuse des misères les
plus intolérables relève d’une politique humaine ou progressiste ainsi le
Téléthon, les restaurants du coeur. Il est donc urgent d’escorter les
"produits de premières nécessités", d’une autre catégorie de facteurs
qui relèvent résolument d’une "haute nécessité". Par cette idée de
"haute nécessité", nous appelons à prendre conscience du poétique
déjà en œuvre dans un mouvement populaire qui, au-delà du pouvoir d’achat,
relève d’une exigence existentielle réelle, d’un appel très profond au plus
noble de la vie.
Les
"produits" de haute nécessité, ce sont ceux qui nous permettent d’entrer
en dignité sur la grande scène du monde. Toute avancée sociale ne se réalise
vraiment que dans une expérience politique qui tire les leçons structurantes de
ce qui s’est passé. Ce mouvement a mis en exergue le tragique centralisme
institutionnel de notre pays et l’absence de pouvoir citoyen qui lui sert
d’ossature. La compétence n’arrive que par des émissaires venus de la capitale.
La désinvolture et le mépris rôdent à tous les étages.
L’éloignement,
l’aveuglement et la déformation président aux analyses. L’imbroglio des pseudos
pouvoirs Région-Département-Préfet, tout comme cette chose qu’est l’association
des communes, ont montré leur impuissance, même leur effondrement, quand une
revendication massive et sérieuse surgit avec son entité culturelle historique
identitaire humaine, distincte de celle de l’Etat centralisateur, monarchie
élective avec les stigmates du pouvoir absolu au service du grand capital.
Les
slogans et les demandes ont tout de suite sauté par-dessus nos "élus
locaux" pour s’en aller mander ailleurs. Hélas, il n’y a pas de victoire
sociale qui s’obtient ainsi, nous ne faisons que plier l’échine sous le poids
d’un Etat centralisateur au seul service de la bourgeoisie du capital.
05 mai 2009
LIBERMANN EN fRANCE, UNE HONTE
LIBERMAN EST UNE HONTE
La venue en France mardi 5 mai de M. Avidgor Liberman, le nouveau Ministre des affaires
étrangères d'Israël, dont les thèses ultranationalistes sont connues de tous*, constitue une véritable
provocation.
Comment le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner, qui n'a de cesse de se proclamer
le champion de la lutte pour les droits de l'Homme dans le monde, peut-il recevoir M. Liberman
dont le gouvernement se place dans le prolongement d'une politique qui a conduit au massacre des
populations civiles palestiniennes à Gaza où le blocus sévit toujours ?
M. Liberman, faut-il le rappeler, est opposé au processus d'Annapolis. Il est contre l'établissement
de deux Etats dans cette région, établissement qui découle pourtant des résolutions de l'ONU et du
processus d'Oslo. M. Liberman a même émis l'idée d'utiliser l'arme nucléaire contre les
Palestiniens. C'est ce dirigeant que la France, patrie des droits de l'Homme, va accueillir à Paris ?
L'Union des Juifs pour la Résistance et l’Entraide (UJRE) dénonce cette visite qui entérine de
facto la politique du gouvernement israélien de Benhamin Nethanayou. Cette politique de
surenchère qui tourne le dos à la paix est suicidaire pour Israël, menaçante pour les Palestiniens et
dangereuse pour l'ensemble des peuples de la région. Elle risque en effet d'entraîner Israéliens et
Palestiniens dans un nouveau conflit avec, cette fois, la menace d'embraser toute la région.
L'Europe, et la France en particulier, doivent geler les relations avec Israël, tant que la loi
internationale et les principes de justice seront foulés aux pieds.kOUCHNER, un arriviste pas un socialiste. Les Droits de l'Homme,pour être sympathique au public, mais comment croire dans sa bonne foi quand il participe aux guerres qui atteignent des peuples dans leur chair et ne s'élève jamais contre les dépenses d'armement?
L'
29 avril 2009
Le manque d'eau en Palestine
Les besoins en eau des Palestiniens des territoires de Cisjordanie et Ghaza ne sont pas assurés en raison d’une mauvaise gestion et d’une politique de restrictions appliquée par Israël, affirme un rapport de la Banque mondiale (BM) publié hier.
« Les territoires de Cisjordanie et Ghaza =ont totalement dépendants des maigres ressources en eau partagées =vec l’Etat d’Israël et largement contrôlées par ce dernier, mais les règles de gestion et les allocations de quotas établies par les accords intérimaires d’Oslo en 1995, toujours en vigueur, ne répondent pas aux besoins du peuple palestinien », écrit le rapport établi à la suite d’une enquête réalisée de septembre 2008 à février 2009.
« Les capacités asymétriques entre les deux parties ainsi que les règles intérimaires de gestion et les pratiques qui en sont issues se sont finalement traduites par des restrictions graves dans le développement, l’utilisation et la gestion des ressources en eau des Palestiniens », affirme encore ce texte.
« Les crises humanitaires liées à l’eau sont une donnée chronique à Ghaza et dans une partie de la Cisjordanie », ajoute-t-il, soulignant que la consommation d’eau potable par habitant était environ quatre fois supérieure en Israël à celle des territoires occupés.
Depuis des années, Israël s'est arrogé le droit de détourner les eaux du Jourdain à son seul bénéfice et à revendre l'eau aux Palestiniens à des prix prohibitifs. Les terres palestiniennes privées d"eau sont arides et Israël qui peut se permettre d'irriguer se vante de ses résultats comparés à l'absence de rendement des terres palestiniennes par "le manque de travail des Palestiniens" disent-ils.
27 avril 2009
Deux militants propalestiniens agressés par les sionistes
Deux militants propalestiniens agressés par les sionistes et...placés en garde à vue !
Comportement édifiant de la police en régime Sarko. Des scènes de non droit comme on a pu en être témoin lors du contre sommet de l'OTAN à Strasbourg. La répression continue. Le droit d'expression n'existe que si vous êtes conforme à la politique d'Etat.
Au
cours du meeting boycott Israël d'hier25 avril 2009 au 21 ter rue Voltaire GP /
Capjpo, des affrontements très violents ont eu lieu sur le boulevard
Voltaire, entre le service de sécurité du meeting venu à la rescousse
et au moins une quarantaine de nervis sionistes qui venaient juste
d'attaquer des militants portant des keffieh, à proximité immédiate du
CICP.
Le tout en présence de la police qui bien sûr non seulement a
assisté placidement à la scène, mais n'est intervenue qu'en second
lieu, pour arrêter, certes plusieurs agresseurs, mais aussi, fait
incroyable, deux des agressés également. Les policiers leur ont affirmé
qu'il s'agissait juste de venir confirmer leur plainte au commissariat
mais les instructions ont dû venir peu après. Et les deux militants de
la catégorie d'agressés sont passés, suite aux déclarations sionistes,
à celle d'agresseurs et mis en examen possibles.
Ils sont en garde à
vue et ce jusqu'à dimanche 19h. Une avocate a pu se constituer pour eux.
On craint qu'ils ne soient inculpés, pour faire bonne mesure, suite aux
pressions sionistes qui n'ont pas manqué d'affluer chez le procureur.
Si des agresseurs sionistes sont inculpés alors, pour contrebalancer,
il faut nécessairement que des militants pro-palestiniens le soient
également. Même s'ils n'ont fait que se défendre. Ce que la police ne
peut pas ne pas avoir constaté.
De plus, des militants présents ont vu
rapidement accourir sur les lieux, Sami Gozlan. Cette créature tous
terrains, nous la connaissons bien. Un ex commissaire de police,
responsable communautaire juif du côté de Drancy, mais aussi chef du
SPCJ "Service de protection de la communauté juive". Il est aussi
animateur radio sur RCJ. Expert en désinformation et ennemi fanatique
de la cause palestinienne, il a par exemple tout fait auprès des
mairies pour torpiller la tournée de Leïla Shahid en banlieue, du côté
de Drancy / Blanc Mesnil, lorsqu'elle était à Paris. C'est lui qui
assure la couverture juridique et l'interface avec les gros bras Betar
/ LDJ en cas de pépin avec les flics. N'hésitant pas à les recruter en
échange, si besoin est.
Cette nouvelle affaire
d'agression sioniste intervient après celle de dimanche dernier ( deux
blessés parmi les spectateurs du gala "Nos talents pour Gaza"), dans
une conjoncture marquée par la conférence de Durban, la commémoration
par les sionistes de la création d'Israël et l'ouverture du procès des
assassins de Ilan Halimi. Une bien triste affaire de délinquance pure
mais que l'hebdo Actualités juive tente déjà, dans un article tout
récent titré "les barbares", de lier à Durban II. Il faut s'attendre à
une grande et prochaine excitation des sions. A commencer par le CRIF,
qui de façon odieuse, ne va pas manquer j'en suis sûr, d'exploiter ce
meurtre sordide, à mobile crapuleux, en cherchant à le linker à la
cause palestinienne. Sous le thème, "les mots ( ceux des
pro-palestiniens ) conduisent aux actes" ( ceux du Gang des Barbares,
assassins du jeune Ilan ).
PS: AUX DERNIERES NOUVELLES, ILS TENTENT DE COMPLETEMENT RENVERSER LA VAPEUR ET FAIRE PASSER LES VICTIMES POUR DES AGRESSEURS!!! ET ILS VEULENT LES GARDER EN DETENTION PROVISOIRE LE TEMPS DE L'ENQUETE!!
11 avril 2009
L'OTAN UNE MENACE. A SRASBOURG LA REPRESSION
Où qu’elle aille, l’Otan crée des menaces. C'est son fond de
commerce. Que ce soit en Afghanistan ou à Strasbourg, la présence
militaire étrangère provoque la rébellion violente, surtout de la part
de jeunes gens qui veulent relever le défi. Leur rébellion sert à
justifier une augmentation de violence répressive. Et ainsi de suite…
6 avril 2009

Ce cycle était visible samedi le 4 avril à Strasbourg, où plusieurs milliers de policiers et un petit nombre de casseurs du Black Block ont volé la vedette à ce qui aurait dû être le début d’un nouveau mouvement de masse européen contre l’Otan. La manifestation pacifiste fut écrasée et désintégrée par la police en armes, pendant que des jeunes aux capuchons noirs jetaient des pierres, cassaient des vitres et mettaient le feu aux bâtiments.
Provocateurs contre provocateurs
Dans ce cycle de provocation, il n’y a aucun doute que c'est l'Otan qui a commencé. La célébration ostentatoire du 60ème anniversaire de l’Alliance tenue dans trois villes du Rhin, Strasbourg, Kehl et Baden Baden ce jour-là, constituait une insulte aux citoyens. Après tout, si les dirigeants de "l’Occident démocratique" sont tellement appréciés, pourquoi faut-il transformer les villes qui les reçoivent en forteresses assiégées pour les accueillir? Si les Européens bénéficient de la protection de l’Otan, pourquoi les tenir à distance de leur bienfaiteurs ? Mais bien sûr l’Otan n’est pas une force de défense. Depuis l’agression contre la Serbie il y dix ans jusqu’au bourbier afghan aujourd’hui, l’Otan se transforme progressivement en force expéditionnaire destinée aux interventions lointaines. Les mesures de sécurité draconiennes appliquées à trois villes européennes plutôt conservatrices, enfermant les habitants dans leurs domiciles, ressemblaient à une occupation étrangère. Malgré la grande – mais peut-être passagère – popularité d’Obama, le sommet de l’Otan a illustré l’écart qui se creuse entre les peuples et leurs dirigeants politiques. Grand « communicateur », le Président des Etats-Unis s’est efforcé de persuader les Européens qu’ils sont encore plus menacés par Osama bin Laden et Al Qaeda que les Américains, et doivent donc payer leur tribut en impôts et en soldats pour éliminer cette menace quelque part en Afghanistan, si ce n’est au Pakistan ou ailleurs. Les médias européens ont pu distraire le public de cette notion saugrenue en dirigeant l’attention vers la tenue vestimentaire de Michelle Obama. Mais, entre temps, des dizaines de milliers de citoyens européens se dirigeaient vers Strasbourg dans l’espoir de manifester leur désaccord. Ils avaient des arguments à faire entendre. Ils ont fini étouffés par des nuages de gaz lacrimogènes, et ont été traités comme des bêtes.
La responsabilité du fiasco
La responsabilité de ce fiasco est partagée. De loin les plus responsables sont les forces de l'ordre qui ne cessent de durcir leurs modes de répression partout en Europe. Sous le regard des hélicoptères, les divers policiers, gendarmes et CRS pratiquent la technique d’origine anglaise de « kettling » qui consiste à diviser et à enfermer les manifestants à l’intérieur de petits espaces séparés, parfois entourés de barrières métalliques. Il s’agit de traiter les êtres humains comme du bétail. Plus de dix mille policiers ont employé un arsenal d’armes anti-personnelles contre un nombre comparable de manifestants sans défense. Des gaz lacrimogènes, des balles en caouchouc et des armes à « son et lumière » ont d’abord mis fin aux discours avant d’égarer les manifestant dispersés et désorientés. Tout cela a fini dans un chaos total.
Ce fut le résultat recherché. Mais une part de responsabilité incombe aux organisateurs, si on peut utiliser ce mot pour un événement où l’organisation faisait à ce point défaut. La manifestation anti-Otan du 4 avril était organisée par un collectif de groupes de militants français dont aucun n’avait l’autorité pour imposer un plan cohérent. Ainsi, le doyen de ces groupes, le Mouvement de la Paix, a fini par exercer la plus grande influence sur les décisions, notamment celle d’accepter le choix du site pour le rassemblement offert par la Préfecture. Au lieu de pouvoir se rassembler sur une place publique et de défiler dans les rues de Strasbourg sous les fenêtres des habitants, avec leurs banderolles, leurs slogans et leur théâtre de rue, les manifestants furent exilés sur une île périphérique entre le Rhin et un grand canal dans une zone industrielle. Les deux seuls ponts permettant l’accès du côté français étaient faciles à bloquer pour les forces d’ordre. Il suffit de regarder un plan pour voir qu’il s’agissaitt d’un piège, et, sur le terrain, le dénivellement rendait celui-ci pire encore. Situé à quelques huit kilomètres de la gare, un jour où tout transport public était supprimé, le site était difficile à atteindre. De plus, le point de rassemblement et le parcours imposé était quasi invisible au public. Bref, les manifestants étaient coupés de toute communication avec le public. Et la souricière donnait l’avantage à la police pour exercer ses méthodes de répression. Pourtant les organisateurs ont accepté ce site inacceptable – sans même fournir un service d’ordre pour guider et essayer de protéger les manifestants.
Il est vrai qu’en échange, la Préfecture avait fait
certaines promesses – non tenues. Les ponts et les rues qui devaient
rester ouverts pour permettre aux manifestants de joindre le
rassemblement sur l’île se trouvaient bloqués de façon imprévisible
par la police, provoquant les premières échauffourées. Curieusement,
plusieurs milliers de manifestant pacifistes furent bloqués sur la
rive allemande du Rhin, sans jamais pouvoir rejoindre le
rassemblement, tandis que des Black Block allemands y parvenaient. En
général, la police a traité les pacifistes comme l’ennemi dans une
guerre civile, sans protéger les personnes ou les biens de la minorité
violente.
Le rassemblement, tenu dans un creux sur l’île, était
perturbé par le spectacle d’un hôtel voisin consumé par les flammes.
Les haut-parleurs cédaient au bruit des hélicoptères. Le défilé
programmé n’a jamais pu se faire. Des manifestants désorientés étaient
abandonnés à eux-mêmes lorsqu’ils tentaient d’échapper aux gaz
lacrimogènes à travers un labyrinthe de contrôles policiers.
Le Black Block
Les pacifistes ne pouvaient concurrencer les
casseurs du Black Block, pourtant beaucoup moins nombreux.
Contrairement aux pacifistes, ils paraissent, sur les vidéos, comme
étant maîtres de leur propre jeu, en combat avec la police. Il est
probable qu’ils en éprouvent fierté et satisfaction.
Après le
désastre de Strasbourg, il est clair que, pour survivre et se
développer, le mouvement anti-Otan doit faire face à trois problèmes :
ses propres faiblesses organisationnelles, la répression policière et
le Black Block.
Question fréquente : les casseurs du Black Block
sont-ils des provocateurs travaillant pour la police ? Incapable
d’enquêter sérieusement sur cette question, ma propre réponse
intuitive est : subjectivement non, mais objectivement oui. Ils ne
peuvent pas tous être des policiers en capuchon noir. La plupart
croient sans doute qu’ils sont en train de « combattre le capitalisme
», comme ils le proclament. Mais objectivement ils arrivent à
justifier cette même répression policière qu’ils combattent avec tant
d’élan.

Errare humanum est. Les mauvaises intentions fleurissent, mais les erreurs sont encore plus courantes. Un mouvement intelligent contre l’Otan doit essayer d’appliquer l’alternative à la guerre – l’argumentation rationnelle – en toutes circonstances. Nous devons débattre avec les gens qui se trompent sur l’Otan, pour expliquer sa nocivité. Et nous devons débattre avec ceux du Black Block, pour signaler ce qui ne va pas dans leur forme de protestation.
Comment entamer un tel dialogue n’est pas évident. En faisant l’hypothèse que les participants aux actions du Black Block ne sont pas tous des policiers déguisés, j’inviterais, si j’en avais les moyens, ceux qui sont sincères à prendre en considération plusieurs idées.
-
Les combattants du Black Block devraient mettre en question leurs propres motivations. Tout au long de l’histoire, de jeunes gens s’amusent à se mettre en bandes pour combattre un ennemi. La testosterone et l’adrénaline ne sont pas des arguments politiques. Mais ce sont des stimulants très efficaces quand il s’agit de lancer des projectiles contre l’adversaire. Les combattants de rue se sentent facilement victorieux et supérieurs face aux phalanges de flics casqués qui paraissent bien lâches dans ce contexte. Les casseurs sont victorieux dans le match du machisme, mais à quoi bon, si ce n'est à flatter leur orgueil ?
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Les combattants du Black Block devraient surtout penser à l’effet de leurs actions sur la masse des citoyens, qui peuvent être indécis politiquement. L’Otan et les forces de l’ordre profitent du sentiment d’insécurité des citoyens. Les actions du Black Block attisent ce sentiment.
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Les combattants du Black Block devraient évaluer l’impact désastreux de leurs activités sur d’autres formes de protestation publique. Avec la police, ils vident les rues des manifestations de masse.
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Les combattants du Black Block devraient réfléchir sur la facilité avec laquelle ils sont exploités par leur ennemi. D’une part, quoi qu’ils en pensent, ils sont certainement infiltrés par des agents. Et ils doivent se demander pourquoi certains d’entre eux ont pu casser les vitres de l’Hôtel Ibis sur l'île du Rhin à Strasbourg, puis y mettre le feu de façon méthodique, sans la moindre intervention policière. De plus, cet incendie impressionnant dévora l’hôtel pendant plus d’une heure avant l’arrivée des pompiers. Ce spectacle servit parfaitement à faire peur aux manifestants et à hâter leur dispersion, mais surtout à remplir les écrans de télévision avec la preuve que « les manifestants sèment la destruction ». Les autorités ont cité l’incendie comme justifiant leurs mesures policières (pourtant parfaitement inutile dans ce cas précis). Et pourquoi mettre le feu à un hôtel Ibis, alors qu’il y en a huit à Strasbourg, celui-ci étant probablement le moins rentable ? Et quels moyens semi-professionnels étaient nécessaires pour cette action de pyromane ? Et pourquoi mettre également le feu à une pharmacie qui servait les résidents plutôt modestes de ce quartier déshérité ? Quel message politique exprime-t-on ainsi ?
-
Bref, les militants du Black Block, quel que soit leur âge, doivent quitter l’adolescence attardée et se rendre compte que le combat contre les pouvoirs injustes commence par la pensée, la raison, les faits et les arguments. Jouer avec la violence c'est jouer sur le seul terrain où ils sont les plus forts, c’est jouer leur jeu. L’action du style d’Intifada peut être le seul recours pour des Palestiniens désespérés, mais, en Europe, il existe encore d’autres moyens d’opposition politique. Il faut les inventer, les explorer, les développer.
Que faire?
L’année 2008 fut un vrai tournant, avec deux événements de très grande portée qui changent, petit à petit, la vision du monde que peuvent avoir la plupat des gens : l’effondrement financier, et l’attaque israélienne contre Gaza. Les répercussions s'en feront de plus en plus sentir. Elles préparent le terrain pour l’opposition massive des peuples aux puissances financières et militaires qui dirigent l’Occident et qui s’efforcent toujours, à travers l’Otan en particulier, d'imposer leur domination au monde entier. Il y a des indices que le pouvoir reconnaît le danger et prépare des technologies de répression pour contrer les révoltes à venir. Il est urgent de fournir des alternatives politiques en termes de programmes et d’organisation. Si les manifestations de masse sont vulnérables à la répression policière et aux casseurs, il faut inventer d’autres moyens plus variés et plus flexibles pour communiquer les uns avec les autres afin d' élargir un mouvement cohérent capable de combattre la militarisation de la société et de construire une économie centrée sur les véritables besoins des êtres humains. En tout cas, toute manifestion future contre l’Otan doit se doter de son propre service d’ordre. On ne peut pas mélanger des manifestants pacifiques avec les casseurs qui cherchent ce que cherche la police : les combats violents.
Strasbourg 8/04/09 LA REPRESSION CONTINUE
Une nouvelle
étape a été franchie, aujourd'hui mercredi 8 avril 2009 à
> > Strasbourg, dans le changement de régime auquel nous assistons.
> >
> > Le droit de manifester est désormais menacé. L'état d'exception qu'a connu
> > Strasbourg depuis plusieurs semaines avec la tenue du sommet de l'Otan a pu
> > donner un avant goût de ce qui nous attend, si nous ne parvenons pas à
> > l'empêcher.
> >
> > Une manifestation étudiante dites "de la maternelle à l'université" devait avoir
> > lieu aujourd'hui à Strasbourg *dans le cadre d'une journée nationale d'action*.
> >
> > Plusieurs centaines d'étudiants, d'enseignants et de chercheurs sont donc partis
> > peu après 15h, comme prévu, depuis la place d'Athènes, dans le but de rejoindre
> > la place Kléber.
> >
> > Rapidement, le campus s'est vu approché par des
forces de l'ordre qui ont
> > empêché l'accès à la rue de Rome. Le cortège a donc rebroussé chemin pour tenter
> > de rejoindre le boulevard de la Victoire devant l'Institut Lebel. A cet endroit
> > l'attendaient 13 fourgons de police, pour l'essentiel des CRS, qui ont
> > rapidement encerclé les manifestants.
> >
> > Prétextant d'une déclaration trop tardive en préfecture (la veille) et alors
> > même que ce type de délai n'avait pour lors jamais posé aucun problème, la
> > police a empêcher aux manifestants l'accès du centre-ville. Les consignes se
> > sont donc durcies et entravent désormais avec plus de sévérité le droit de
> > manifester.
> >
> > Aucune négociation n'a été possible avec les forces de l'ordre qui, après deux
> > sommations, ont chargé sans ménagement la foule et fait usage de
leurs
> > matraques. Le cortège a été repoussé sur le campus et n'a jamais pu le quitter.
> >
> > La scène a été filmée et se trouve ici :
> > http://www.youtube.com/watch?v=xYnv2P103SU
> >
> > Le mouvement universitaire est directement visé : le pouvoir voudrait
> > l'étouffer.
> >
> > Il est temps que toutes les personnes attachées à la défense de nos droits
> > joignent leurs efforts et expriment leur protestation.
> >
> > --
> > Stéphane
> >
>
> J'ajoute deux autres liens qu'on m'a transmis par ailleurs:
> http://www.dailymotion.com/video/x8x5bw_violence-sur-le-campus-de-strasbour
> http://www.dailymotion.com/video/x8x5w3_fac-de-strasbourg-manifestation-avo_news
> ( stras TV )
>
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