A mes amis Kurdes mes voeux 2012 Indépendance
LES PESHMERGAS
Les peshmergas gravissent les pentes inaccessibles
couvertes de neige et de verglas
On les dit « les tigres de la montagne »
Pour leur endurance et leur agilité au combat.
Ils sont jeunes et bien aguerris
aux difficultés de vie infligé par l’occupant.
Les peshmergas chantent dans leur langue
Cette langue opprimée qui franchit les lignes tracées
pour écarteler leur Peuple en quatre parties
Ils quitteront leurs refuges pour le Newroz
Nouvel an des Kurdes où tous chantent et dansent
malgré les interdits.
Rien ne les empêchera de chanter et de danser
leur volonté d’indépendance et leur rêve de liberté
Avec le printemps qui commence
même une pluie de plomb
des armées mercenaires
ne peut les y faire renoncer.
Ils ont vu leurs villes ravagées
Leur Peuple déporté
Les plus patriotes fusillés
Car le Turc voulait leurs terres
avec leurs rivières gorgées d’eau
et construire des barrages.
Extrait "A l'écoute des mondes" éd. PROSPECTIVE21
25 avenue dU général de Gaulle 67000 Strasbourg
216 pages 20€ franco de port avec dédicace
lES kURDES DEFENDENT LEUR CULTURE
31/12/2011 échos dans les Dernières Nouvelles d'Alsace
130 Kurdes de Strasbourg ont manifesté hier devant le Consulat de Turquie pour dénoncer les raids de I'aviation turque qui ont tué 35 civils ce mercredi dans la région d'Uludere, a indiqué Fayik Yagizay, repiésentant du BDP au Conseil de l'Europe.
Le BDP, parti pour la paix et la démocratie, est le parti qui défend l'identité kurde en Turquie. Il a 3O députés BDP au parlement, dont six en prison... Sur 98 maires du BDP élus en 2OO9, 25 ont été arrêtés et sont détenus à ce jour , poursuit le porte-parole.
Avec I'association les Amis du Peuple kurde, et le MRAP, qui étaient tous deux représentés à la manifestation, Fayik Yagizay en a appelé à l'Union Européenne, aux Etats-Unis et aux autres Etats qui soutiennent la Turquie pour qu’ls condamnent ces massacres, appliquent un embargo sur les ventes d'armes à ce pays, et suspendent leurs relations économiques avec Ankara. I
Nous ne demandons pas forcément un Etat Kurde, mais le droit à la liberté et à la démocratie, le droit de parler notre langue, de pratiquer notre culture et d'administrer nos régions de manière autonome a indiqué Fayik Yagizay, porte-parole des Kurdes.
« ER,DOGAN, ASSASSIN ! » .
À bas le régime fasciste en Turquie
Les slogans scandés ce vendredi après-midi? en face du Consulat de Turquie à Strasbourg étaient sans retenue. Et tranchaient avec la discipline et le calme des manifestants. Des jeunes gens avec leur keffieh,voire le drapeau kurde en écharpe, côtoyaient dans la foule massée face à une quinzaine de CRS, des familles avec enfants,' trois générations de Kurdesou sympathisants à leur cause, venus dénoncer un massacre.
Personne parmi ces militants ne croit à la thèse terroriste développée dans un premier temps par le Gouvernement et dans toutes les manifestations en Turquie, nos compatriotes
crient," le PKK (parti des ouvriers kurdes, interdit) c'est nous !"
Ca ne veut pas dire qu'ils sont terroristes, mais que le PKK, contraireme à ce qu'affirme le gouvernement, est un mouvemeirt de rêsistance populaire , avance Yurtsever Tekiner,née en France d'une maman réfugiée politique.
« Nous demandons le droit de_pratiquer notre culture »
Au-delà de son indignation, la communauté kurde bas-rhinoise était venue promouvoir à nouveau les aspirations d'un peuple écartelé entre quatre pays par le traité de Lausanne en 1923.
« Nous ne demandons pas forcément un Etat Kurde, mais le droit à la liberté et à la démocratie, le droit de parler notre langue, de pratiquer notre culture et d'administrer nos régions de manière autonome, a renchéri Fayik Yagizay, repiésentant du BDP au Conseil de l'Europe.
.Avec I'association les Amis du Peuple kurde, et le MRAP, qui étaient tous deux représentés à la manifestation et Fayik Yagizay, tous en ont appelé à l'Union européenne, aux Etats-Unis et aux autres Etats qui soutiennent la Turquie à condamner ces massacres, à appliquer un embargo sur les ventes d'armes à ce pays, et à suspendre leurs relations économiques avec Ankara. I
MSK
voeux du PCOFpour un vrai changement en 2012
Chers amis, chers camarades
L’année qui s’achève a été marquée par des profonds bouleversements ; des
mouvements populaires ont chassé des tyrans dans les pays du Maghreb et au Moyen
Orient ; le choix du nucléaire pour la production d’électricité est profondément remis en
cause dans notre pays où le lobby électronucléaire, civil et militaire, est puissant ; et le
système capitaliste s’enfonce dans une crise sans fin et sans fonds dans laquelle il
entraîne les travailleurs et les peuples.
En une année, la contestation du système capitaliste impérialiste s’est approfondie et les
résistances à la politique pour nous faire payer la crise et les dettes se sont développées.
2012 sera une année importante, sur le plan politique et social.
Le choix de notre parti de rallier le front de gauche, de travailler à son enracinement dans
le milieu ouvrier et populaire, s’inscrit dans notre politique de construction d’un front
populaire. La profondeur de la crise, au plan national et international exige qu’il prenne
des positions de rupture révolutionnaire, internationaliste.
Nous présentons nos meilleurs voeux à nos amis, à nos lecteurs, à tous ceux et celles
avec lesquels nous nous retrouvons dans les combats pour le progrès, la solidarité et
l’amitié entre les peuples.
Le Comité Central
du Parti Communiste des Ouvriers de France
www.pcof.net – courriel : pcof@pcof.net ou enavant@club-internet.fr
nos voeux 2012 avec l'humour de Chantal Dupille
Le plaisir de retrouver une amie dans l’écriture et je vous fais partager ce plaisir en vous donnant à lire :
La grenouille Sarkozy
Il était une fois une grenouille qui s'appelait Sarkozy.
Quelque chose de chétif et de pas bien intéressant.
Envieuse à souhait, verte de jalousie
en voyant ceux qui avaient réussi.
Elle se prit à vouloir enfler, enfler...
pour ressembler à ceux qu'elle jalousait,
le porte-monnaie bien rempli
et l'arrogance à nulle autre pareille.
La grenouille s'installa à Neuilly
pour y faire de bonnes rencontres,
pour y faire bonne fortune,
elle y fit aussi grandir ses rejetons.
Elle joua au Shériff en narguant Humanbomb,
bref elle se fit connaître,
et elle rafla tous les postes.
Et voilà que ses relations
la poussèrent à l'Elysée,
pour les y représenter.
Ce qu'elle fit fort bien.
Elle cassa alors le modèle social français
pour l'offrir à ses amis nantis,
et puis la laïcité, la paix sociale,
les collectivités territoriales, le Droit du Travail,
les services publics, les droits de l'homme,
et même l'indépendance nationale
pour soumettre le pays à l'Etranger.
La France d'En-Haut applaudissait.
Mais la France d'En-Bas dépérissait.
Le roitelet n'en avait cure.
Il se pavana à Versailles,
oui lui le parvenu à la démarche
plus prelle de la populace
que de la majesté des rois ou des chefs d'Etat.
Partout en dehors des frontières,
on se gaussait de la grenouille.
Elle n'en avait cure,
se servant de la France pour servir ses intérêts.
Tout lui était permis, croyait-elle.
La France lui appartenait,
elle pensait qu'elle pouvait en faire ce qu'elle voulait.
Mais la France d'En-Bas n'avait ni pain ni brioches.
Pendant l'été, elle chanta au soleil.
Mais quand l'automne arriva, elle se mit en colère.
Et voici comment la petite grenouille
qui se croyait un boeuf,
(oui même pas un beauf, ça aurait été mieux),
enfla tant de dépit qu'elle éclata.
Petites gens, restez où vous êtes.
Ne songez pas à imiter les grands
en prenant le vernis et en laissant les bonnes manières.
C'était la vilaine histoire du petit crapaud,
pardon de la petite grenouille
qui se croyait si grande, si grande,
qu'elle éclata.
Ainsi va la vie.
Tant va la cruche qu'elle tombe à l'eau.
Celle-là finira dans les oubliettes
de la petite histoire de France
avec sa meuf.
Chantal Dupille , écrivaine, journaliste, blogueuse
Visitez son blog !
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Turquie et pratiques abusives dès l'usage du mot kurde
Blog de Médiapart 15 Décembre 2010 Par Maxime-Azadi
A ce témoignage, j'ajoute le mien, en tant que Michelle Meyer, présidente-fondatrice des Amis du Peuple Kurde.Pendant tout ma présidence de 1990 à 1996, l'Etat Turc traitait de terroriste, toute personne qui employait le mot Kurde, les rapports des députés européens étaient déboutés puisqu'ils parlaient des Kurdes donc de terroristes. Il est bon que les citoyens le sache et le Consulat de Turquie avait obtenu que je sois l'objet d'une surveillance rapprochée laquelle m'a été confirmée par une Conseillère Municipale de Madame Trautmann. J'avais avec elle un suivi en raison de l'appel que j'avais fait au Tribunal Administrtif de Strasbourg au titre de la Convention Européenne des Droits de l'Homme pour casser un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière d'une famille kurde. Même la CIMADE n'avait pas voulu prendre en charge l'affaire. Je considérais que l'applicztion d'une telle peine, c'était de la part de la France, une condamnation à mort par procuration. Cette surveillance faisait suite de la publication de mon livre sur le Kurdistan. Grande invalide, les services français de la DGSE ont dû dissuader le Consul de me soupçonner d'entraînement de sympathisants du PKK, parti nationaliste kurde, dit terroriste par excellence.
La Turquie abuse de son mandat auprès d’Interpol
« La Turquie utilise l'Interpol comme son organisation de police » a dénoncé l'avocat kurde Mahmud Sakar, une réaction qui intervient après la conférence des juristes déroulée à Bonn le week-end dernier. Un groupe de travail a été lancé pour la première fois afin de réagir contre les pratiques « abusives » et « politiques » de l'Interpol.
Deux groupes de travail ont été lancés contre les dispositifs internationaux qui tentent de criminaliser la communauté kurde, au cours de la conférence d'avocats et de juristes déroulée du 11 au 12 décembre à Bonn, en Allemagne. Le premier groupe envisage une lutte juridique et politique en vue de faire retirer le PKK, Parti des travailleurs du Kurdistan, de la liste des organisations terroristes, crée en 2002 par l'Union européenne.
Le second groupe de travail souhaite ouvrir une brèche dans l'Interpol pour mettre fin à des pratiques « abusives ».
Havin Guneser, de l'Association pour la démocratie et le droit international (Maf-Dad) basée en Allemagne, dénonce les pratiques abusives de l'Interpol. « La Turquie abuse de son mandat auprès de l'Interpol contre les défenseurs des droits de l'homme » souligne Guneser.
Pour l'avocat kurde Mahmut Sakar, le vice-président de l'association Maf-Dad, « le problème principal est que le système juridique de l'Interpol soit inaccessible ». Les politiciens kurdes sont l'un des groupes les plus touchés par ce dispositif, indique l'avocat kurde.
Il y a deux voies, selon Sakar qui parle d'une stratégie des procédures de plaintes au niveau national et international. Pour Sakar, le problème vient de la Turquie. « La Turquie utilise l'Interpol comme son organisation de police alors que la Constitution d'Interpol lui interdit d'intervenir dans les affaires ne concernant qu'un pays membre, ou les crimes militaires, politiques, religieux ou raciaux. Mais les politiciens kurdes et plusieurs autres personnes qui ont des activités politiques pour les kurdes sont recherchés par ce dispositif. La Turquie pousse l'Interpol dans les affaires politiques » at-il dit.
L'Interpol est aujourd'hui devenu « un dispositif mondial des Etats-Unis contre le terrorisme » après les attentats du 11 septembre 2001, selon Sakar. Il n'y a aucune initiative individuelle réussie jusqu'ici contre l'Interpol, souligne Sakar et poursuit ; « Il faut également travailler avec les ONG et les medias pour mobiliser l'opinion publique, car ni la listes des organisations terroriste ni l'Interpol ne sont pas des dispositifs juridiques, mais politiques. Seule la lutte dans le domaine juridique n'a aucune chance de réussir. »
Turquie et sa répression contre les minorités
Fédération Euro-Arménienne (organisation non gouvernementale).
En tant qu'ancienne présidente-fondatrice des Amis du Peuple Kurde Alsace-France, je reproduis son texte car les Arméniens connaissent bien la question kurde et l'association arménienne de Strasbourg a apporté à notre association un grand soutien à notre entreprise d'aide aux Kurdes d'Irak et de Turquie lors de la première Guerre du Golfe alors que la cellule élyséenne n'arrivait plus à acheminer les convois humanitaires. Georgina Dufoy s'était arrêtée à Istambul et avait remis l'aide à Ankara, les journaux turcs applaudissaient et titraient "La princesse Georgina Dufoy"! Propos de Michelle Meyer.
La Turquie reste toujours un pays de répression
La Turquie reste toujours un pays de répression, non un modèle de démocratie pour la
Région.
"Depuis quelques semaines, le ’modèle turc’ flotte comme un cerf-volant au-dessus du
monde arabe. Des analystes occidentaux l’évoquent comme une alternative raisonnable
pour une région en ébullition. Des islamistes égyptiens et tunisiens s’y réfèrent pour
donner des gages de leur modération.
Mais de quoi et de qui parle-t-on ?" (Jean-Paul Marthoz - Le Soir du 9 mars 2011)
C’est ce spécialiste en matière des droits de l’Homme qui répond justement à cette
question :
"La Turquie, toutefois, reste une démocratie inachevée. En 2011, Freedom House l’a
rangée dans la catégorie des Etats semi-libres et Reporters sans frontières l’a classée à la
138e place (sur 178) de son index mondial de la liberté de la presse.
Baromètre de l’état de démocratie, la liberté d’expression reste sévèrement encadrée par un Code pénal qui criminalise l’atteinte à la ’Turcité...
En septembre dernier, la Turquie a, d’ailleurs, été condamnée par la Cour européenne des droits de l’Homme, qui a dénoncé les manoeuvres visant à protéger les commanditaires du crime, enkystés au sein de l’appareil d’Etat.
"Dans son rapport 2010 sur les progrès d’Ankara dans le cadre du processus d’adhésion,
la Commission européenne a elle aussi relevé de nombreux manquements relatifs,
notamment à la liberté religieuse ou aux droits culturels de la minorité kurde. En dépit
de réformes constitutionnelles, l’armée conserve un pouvoir excessif par rapport aux
autorités civiles.
Quant à la ’nature réelle’ de l’AKP, elle suscite des suspicions au sein des milieux laïques turcs qui craignent une réislamisation rampante de la vie publique."
Tout récemment, le 9 mars dernier, dans une résolution adoptée à Strasbourg pour faire
le point sur la candidature turque, le Parlement européen s’est déclaré inquiet de la
"lenteur des progrès" en matière de réformes en Turquie, soulignant que ce pays qui
aspire à rejoindre l’Union européenne n’était pas encore une "véritable démocratie
pluraliste". "Une réforme constitutionnelle globale qui transformerait la Turquie en une
véritable démocratie pluraliste fondée sur la protection des droits de l’homme et des
libertés fondamentales" est nécessaire, a estimé le Parlement européen.
Parmi les obstacles sur la route menant à l’adhésion, les députés ont cité l’impasse de la
question chypriote, le climat de "confrontations" entre les partis politiques, et surtout "la
détérioration de la liberté de la presse", qui passe notamment par des "actes de censure"
ou par "l’autocensure de plus en plus pratiquée parmi les médias turcs, y compris sur
internet".
En effet, malgré tous les discours d’ouverture et de démocratisation de l’AKP, la Turquie
subit depuis deux ans une répression sans précédent visant le peuple kurde, les
minorités ethniques et religieuses et surtout contre les médias.
Un pays ayant ce profil pourra-t-il être un modèle pour les peuples de la région qui
luttent pour leur liberté ?
Rappelons-nous que tout a commencé en Turquie avec le coup d’état militaire du 12
mars 1971.
Depuis plus d’un siècle, le processus de démocratisation en Turquie avait souvent été
interrompu par des pratiques répressives et des coups d’état militaires : le coup d’état
des Jeunes Turcs en 1908, le génocide des Arméniens et des Assyriens en 1915,
l’oppression du peuple kurde et des forces de gauche suivie par la proclamation du
régime parti unique en 1925, le pogrom des minorités non-musulmanes en 1955, le coup
d’Etat de 1960…
Le 12 mars 1971, dans ce pays membre du Conseil de l’Europe et l’OTAN ainsi que
membre associé de l’Union européenne, les généraux avaient renversé le gouvernement
et ouvert une période de répression sans précédent.
Durant les deux ans suivant le coup d’état du 12 mars 1971 :
Des milliers de personnes ont été jugées par les tribunaux militaires de la loi martiale
sous l’inculpation de délits pour la plupart antérieurs à la proclamation de l’état d’exception.
Plus de 10.000 personnes dont 3600 enseignants, 118 journalistes, traducteurs,
éditeurs, écrivains, artistes, 67 universitaires ont été mis en garde-à-vue, arrêtés ou
jugés et condamnés.
37 journaux ou périodiques ont été interdits ou suspendus.
Plus de 200 titres de livres ont été saisis et plus d’un demi million d’exemplaires
détruits.
28 personnes ont été tuées dans la rue par les forces de l’ordre, dans des circonstances
douteuses.
Les inculpés, détenus souvent depuis plusieurs semaines, ont dénoncé lors de leurs
procès les tortures qu’ils ont subies au cours de l’instruction. Ces accusations sont
aujourd’hui confirmées par les rapports de plusieurs organismes internationaux de
juristes.
Malgré l’indignation de l’opinion mondiale, trois leaders de la jeunesse progressiste ont
été condamnés à mort et exécutés. D’autres condamnations à mort sont prononcées et
151 requises par les procureurs militaires.
Trois partis politiques ont été dissous. Les dirigeants du parti socialiste TIP ont été
condamnés à de lourdes peines de prison, allant jusqu’à 15 ans.
La répression s’est durcie envers des minorités ethniques et les opérations répressives
contre les Kurdes généralisées non seulement dans le Kurdistan mais aussi dans les
grandes métropoles du pays.
111 personnes ont été condamnées à de lourdes peines de détention allant jusqu’à 16
ans, sous l’inculpation de "séparatisme".
Le droit de grève et de syndicalisation a été limité par l’adoption des amendements
législatifs sous la pression des militaires.
Toutes les associations d’étudiants ont été dissoutes.
Le Syndicat des Enseignants de Turquie (TÖS), groupant plus de 100.000 enseignants a
été dissout, ses dirigeants condamnés à des peines de prison allant jusqu’à 8 ans, des
milliers de ses membres ont été poursuivis. Tous les syndicats des secteurs publics ont
été dissous.
C’est après ces coup d’états que l’ingérence du régime d’Ankara dans la vie politique des
pays accueillant des immigrés turcs a été bien structurée et un système de pression et
d’intimidation a été instauré afin d’étouffer toute voix s’élevant en dehors du contrôle du
lobby turc.
Les 40 ans derniers ont été marqués de deux putschs sanglants des généraux turcs en
1971 et 1980 : arrestations massives, tortures, pendaisons, violations des libertés
d’expression, renforcement de l’injustice sociale, négations des droits fondamentaux du
peuple kurde et des minorités arménienne, assyrienne, grecque, etc.
Rappelons qu’en plus des coups d’Etat de 1971 et 1980, l’armée turque a effectué le 28
février 1997 une autre intervention directe dans la politique.
Bien que le changement constitutionnel lève l’article interdisant l’inculpation des auteurs
du coup d’Etat, les putschistes de 1971,1980 et 1997 restent toujours intouchables et la
justice turque n’occupe que de la poursuite des suspects des tentatives de coups d’Etat
des années suivantes.
Où en est la démocratisation en Turquie ?
La constitution anti-démocratique prônant la supériorité et le monopole de la race et de
la langue turques (Articles 3, 42 et 66), imposée en 1982 par la junte militaire, reste
toujours en vigueur. L’article 4 déclare que l’Article 3 ne pourra jamais être modifié,
même la modification de cet article ne pourra jamais être proposée.
En plus, un système électoral imposant un seuil national de 10% est toujours maintenu
au détriment des partis politiques représentant des opinions différentes, notamment
prokurde ou de gauche, afin que le parti islamiste reste au pouvoir avec une majorité
absolue dans le Parlement malgré un score électoral inférieur à 50%.
Malgré la soi-disant "démilitarisation" du Conseil National de la Sûreté (MGK), les
militaires continuent à dicter leurs choix militaristes par les déclarations médiatisées du
chef de l’Etat-major ou des commandants des forces terrestres, aériennes ou navales. De
plus, le Haut Conseil Militaire (YAS), chargé de gérer le fonctionnement interne de
l’Armée, continue à radier certains officiers considérés "anti-laïques" malgré l’opposition
du gouvernement.
Les militaires exercent leur contrôle sur la vie économique du pays par le biais de leur
holding financier sui generis OYAK et d’une série d’industries de guerre.
Le nouveau code pénal turc, applaudi par l’Union Européenne, constitue toujours une
menace sur la liberté de presse.
Quelques 60 journalistes, majoritairement kurdes et de gauche, se trouvent toujours
dans les prisons turques.
Des centaines de personnes sont toujours jugées pour insulte à la nation turque, à
l’Armée, au gouvernement ou aux forces de sécurité en raison de leurs critiques, en
vertu de l’article 301 (l’ancien article 159) du CPT.
Plus scandaleux, le sociologue turc Ismail Besikçi qui a passé près de vingt ans dans les
prisons pour ses écrits sur la réalités kurde vient d’être condamné à une peine de prison
pour avoir prononcé le mot "Kurdistan".
Les assassins du journaliste Hrant Dink ne sont toujours pas condamnés.
Toutes les initiatives pacifiques du mouvement national kurde en vue d’arriver à une
solution pacifique sont systématiquement déclinées et les opérations militaires se
poursuivent afin de satisfaire la voracité de l’Armée et de l’industrie de guerre.
Actuellement, de dizaines de dirigeants ou bourgmestres kurdes sont jugès après avoir
été scandaleusement arrêtés et menottés.
Malgré quelques réformes cosmétiques, les droits égaux (enseignement, expression
audio-visuelle, association) ne sont toujours pas reconnus pour le peuple kurde ainsi que
pour les minorités ethniques ou religieuses du pays, notamment arméniennes,
assyriennes, grecques et alévites.
Le cloître araméen Mor Gabriel est exproprié par l’Etat turc et l’Institut de théologie
orthodoxe de Halki à Istanbul reste toujours fermé.
Ankara ne montre aucune intention de reconnaître les injustices et atrocités commises
dans l’histoire de la Turquie et poursuit une politique absolument négationniste. En plus,
les missions diplomatiques d’Ankara incitent souvent les ressortissants turcs et même les
élus ou candidats d’origine turque des partis politiques européens (socialistes, libéraux,
écolos ou chrétiens) à participer à des manifestations négationnistes.
Encouragé d’une part par la soumission des gouvernements européens aux chantages
d’Ankara, et d’autre part, par le fait que plusieurs dirigeants n’hésitent pas à marchander
avec les missions diplomatiques et les organisations d’extrême droite turque pour obtenir
quelques voix de plus dans les villes et quartiers habités par les ressortissants turcs, le
régime turc s’ingère de plus en plus dans la vie sociale et politique des pays comme la
Belgique. C’est le cas en Belgique. Les élus d’origine turque participent ouvertement aux
manifestations négationnistes en dépit de la position contraire de leurs partis politiques.
Les conditions suivantes doivent absolument être remplies pour que la Turquie soit une véritable démocratie et pour qu’elle puisse adhérer à l’Union Européenne :
Inculpation des responsables des coups d’Etat pour crimes contre l’humanité.
Interdiction de l’ingérence des commandants actuels dans la vie politique, sociale et
culturelle du pays.
Entière modification de la constitution actuelle imposée par les militaires ; suppression
des articles 3, 4, 42 et 66 prônant la supériorité et le monopole de la race et de la langue
turques.
Diminution du budget des dépenses militaires utilisé pour opprimer le peuple kurde et
menacer les pays avoisinants.
Modification radicale du système électoral imposant un seuil national de 10% au
détriment des partis politiques représentant des opinions différentes, notamment prokurde ou de gauche.
Une amnistie générale doit être déclarée pour tous les prisonniers ou inculpés
politiques.
Suppression de tous les articles anti-démocratiques du code pénal turc et de la loi antiterreur et d’autres lois répressives.
Arrêt des poursuites judiciaires contre des journalistes, écrivains, artistes, enseignants.
Reconnaissance sans exception et sans restriction des droits fondamentaux du peuple
kurde et des minorités assyrienne, arménienne et grecque.
Reconnaissance du génocide commis au début du siècle contre les Arméniens et les
Assyriens.
Arrêt de toute ingérence d’Ankara dans la vie politique et sociale des pays accueillant
des ressortissants de Turquie.
Ceci est également un nouveau rappel aux dirigeants de l’Union européenne et des pays
membres qui flirtent toujours avec le pouvoir politique en Turquie. Pour des intérêts
stratégiques, économiques et commerciaux, ils n’hésitent pas à promouvoir les serviteurs
du lobby turc dans les partis politiques et dans les organes législatifs et exécutifs au
détriment des valeurs démocratiques acquises grâce aux luttes historiques des peuples
européens.
Quelle solution politique au Kurdistan de Turquie
Coordination nationale Solidarité Kurdistan : quelle solution politique à la question kurde en Turquie ?
Débat le 30 mai à Paris par François Alfonsi
C’est dans la salle Lamartine de l’Assemblée nationale que s’est tenu ce colloque sous le haut patronage de Jean Paul Lecoq, député membre de la Commission des Affaires Étrangères.
D’abord je vais me présenter. Je suis député européen du groupe Verts-Alliance Libre Européenne. J’insiste sur ce second versant de notre groupe qui est celui des députés nationalistes Écossais, Basques, Calatans, Gallois, Flamands, Corse, qui siégeons au Parlement européen et essayons d’y mettre en avant évidemment le droit des peuples, le respect des cultures et la valeur de la diversité culturelle dans une société. Car il ne s’agit pas simplement de défendre un peuple et une culture agressés, il s’agit de faire prendre conscience que la diversité des peuples et des cultures, c’est la vraie richesse de l’espace où nous vivons, qui est l’espace européen au sens large ; et le sens large pour nous effectivement inclut la Turquie.
Dans cet espace européen, il y a des situations évidemment très diverses, et l’Europe a, quelque part, engrangé un certain nombre de concepts qui sont des concepts fondamentaux, tels que le droit à l’autodétermination, et le droit à des libertés démocratiques fondamentales. Il est inconcevable que des députés, comme ceux du BDP, des gens qui ont été élus démocratiquement, puissent être démis de leurs fonctions pour simple délit d’opinion. De même il est intolérable d’imaginer que l’on puisse avoir des fractions entières d’une population, les Kurdes de Turquie, qui soient privées d’apporter leur soutien par leurs votes aux idées et aux partis politiques qu’ils souhaitent soutenir. C’est quelque chose qui est totalement contraire à la réalité de la démocratie européenne. Il est impensable que l’on puisse, au nom d’une raison d’Etat, où que ce soit – ça peut être le cas en France, ça peut être le cas en Espagne, aujourd’hui on a le problème basque, et c’est manifestement le cas en Turquie –, qu’au nom d’une raison d’Etat, qui est toujours une mauvaise raison, on arrive à brimer et à interdire l’expression démocratique des peuples.
La valeur essentielle que l’Europe se doit de promouvoir, c’est la valeur de la démocratie, c’est le seul point qui est intangible et qui est infranchissable. Alors, dans le cas de la Turquie, il a été posé la question de l’intervention de l’Europe comme en Libye. Dans le cas de la Turquie, le problème est sans doute plus important pour l’Europe, dans la mesure où c’est appelé, où cela pourrait être appelé, à devenir un espace européen. Nous sommes ici non plus dans une considération de politique par rapport à des interventions à l’extérieur, comme on a pu en avoir en Côte d’Ivoire par exemple. En Turquie c’est d’un intérêt tout à fait différent. Ici nous rentrons dans un espace qui est susceptible de devenir un espace intérieur de l’Union européenne. Et dans cet espace à ce moment-là la question de l’intervention n’est pas un problème d’opportunité. Intervenir sur le débat démocratique en Turquie est une obligation de l’Union européenne à partir du moment où l’Union européenne a mis à son agenda l’adhésion de la Turquie à l’Union.
Or, il se pose en Turquie des problèmes considérables. Problème des droits politiques qui sont refusés, des droits du peuple, de la culture et de la langue kurdes qui sont réprimés. Et pas seulement, il y a aussi l’Arménie, les minorités issues de l’Histoire arménienne. D’autre part, il y a un mur d’incompréhension, c’est visible, entre la vision du gouvernement turc et les aspirations démocratiques des peuples concernés. Il y a comme ça des anecdotes qui des fois parlent plus que d’autres considérations. J’ai pris en tant que député corse, la suite d’un autre député corse qui était là il y a 20 ans, Max Simeoni, et qui, il y a 20 ans, s’était rendu au Kurdistan avec une délégation de députés européens pour protester contre l’incarcération de Madame Leyla Zana. Elle a obtenu par la suite le « prix Sakharov » ce qui est une reconnaissance de légitimité par l’Union Européenne. Et l’on voit que, 20 ans après, Madame Leyla Zana est à nouveau interdite d’expression politique, malgré son rôle manifeste de leader démocratique de la revendication du peuple kurde. Ce sont des faits qui sont des marqueurs par rapport à une situation, et qui sont des marqueurs non seulement par leur côté inacceptable, mais du fait que, dans la durée, les choses n’ont pas bougé et que nous sommes toujours confrontés à ce mur.
Il y a une autre anecdote qui est plus légère mais qui est plus récente. J’étais l’autre jour avec José Bové, qui est membre de mon groupe, car nous défendions plusieurs personnes, en Belgique et en France, qui avaient été arrêtées dans le cadre de supposées activités au sein du PKK. Comme une de ces personnes vit sur le plateau du Larzac où M. Bové, comme chacun sait, a sa propre résidence, et qu’ils sont voisins, il s’était mis en première ligne pour dénoncer cette arrestation arbitraire. Cette personne avait été accusée d’avoir organisé des camps d’entraînement du PKK dans le cadre du plateau du Larzac. Et je vois encore José Bové, nous étions en conférence de presse, répondre à une journaliste d’un grand média turc, qu’il connaissait très bien cette personne, que ça faisait 30 ans qu’elle était établie là, qu’il n’imaginait pas une seconde qu’elle ait pu se laisser aller à de telles agissements. Et il a ajouté cette petite phrase : « d’autant plus que, quitte à faire un camp d’entraînement du PKK, je ne pense pas qu’on l’aurait situé à côté d’un camp militaire français ! » Chacun sait que le Larzac c’est un camp militaire français. Trois mois plus tard, parce qu’on n’a pas les informations immédiates, je vois José qui me dit, « tu sais ce qu’ils ont dit en Turquie, dans le journal, ils ont dit que j’avais moi-même affirmé avoir observé des camps militaires du PKK au Larzac ! » C’est pour vous dire un petit peu le système d’étanchéité qu’il y a entre notre vision des choses, qui est une vision assez simple, assez démocratique, et une sorte de « mur » qui ne veut rien entendre et qui ne veut rien comprendre dans les mécanismes de l’Etat turc. Que ce soit sa classe politique, que ce soit sa classe journalistique, puisque, on le sait, la liberté n’est pas la première des qualités de la presse là-bas. Donc il y a de vrais problèmes, et je pense que ce qui est vraiment fondamental aujourd’hui, si l’on veut aller vers des solutions, c’est que des réunions comme celles-ci puissent avoir lieu, puissent se diffuser et que l’information puisse passer. Alors, maintenant, quelles solutions ? À partir du moment où effectivement il y a un débat sur l’adhésion de la Turquie à l’Europe, pour ma part et pour les députés qui sont proches de mes idées, cette adhésion suppose le respect d’un certain nombre de principes : le principe de base de la démocratie, de la séparation de la justice et du pouvoir politique, la liberté de la presse, le droit des femmes, et un certain nombre d’autres principes. Le droit des minorités, le droit des peuples et des cultures est au même rang. Il ne peut pas passer à un rang secondaire. Aucun de ces droits n’est supérieur à l’autre. On ne peut pas conclure un accord avec le gouvernement turc en disant, « bon pour le droit des femmes et pour le droit de la presse ça va, pour la justice, ça ira », et quand on a fait le bilan, se dire « tant pis pour le droit des peuples ». Non ! Tout est indivisible dans ce paquet. Le droit des peuples est avec le reste une valeur essentielle, parce que c’est tout simplement ce qui fonde la démocratie. Et ce qui fonde la capacité que l’on a à participer à l’espace intérieur de l’Europe. Ensuite, il y a effectivement, je crois, de la même façon que l’Europe peut faire pression sur le gouvernement turc qui veut se mettre en situation d’européaniser l’avenir de la Turquie, il faut que le mouvement kurde aussi se mettre dans cette perspective européenne et démocratique. C’est là un problème central.
Aujourd’hui il y a une trêve du PKK, il y a la recherche d’une voie démocratique au Kurdistan. Personnellement, je pense qu’elle doit être encouragée car cette voie démocratique est celle qui met en place des représentants légitimes en tant qu’interlocuteurs. Parce que quand vous avez été élus de votre peuple, que ce soit députés, maires de grandes villes ou d’autres, vous êtes des interlocuteurs pour chaque partenaire et chaque puissance. Et ensuite parce que, là aussi, il faut rentrer dans la philosophie européenne. Actuellement nous vivons à l’intérieur des frontières de l’Europe une évolution du problème irlandais dans ce sens. Il y a eu aussi une évolution récente du problème basque qui montre qu’il est important que la revendication soit posée et soit vécue démocratiquement et sans violence, y compris dans la lutte, car une lutte non violente n’est pas forcément une lutte inerte. Il y a eu des luttes non violentes, et on en connaît dans l’histoire des fameuses, qui ont été très loin dans l’engagement des militants. Mais je crois qu’il y a là une philosophie européenne qui est nécessaire si l’on veut parler d’autant plus fort et d’autant plus efficacement contre la politique de l’Etat turc. Pour pouvoir défendre des principes, il faut être armé sur ses arguments, et il faut être fort sur ses bases démocratiques pour pouvoir les mettre en avant. Quel peut être le rôle du parlement européen ? Le parlement européen dans la construction européenne est sûrement le pilier qui est le gardien des valeurs démocratiques. Puisque nous sommes les seuls qui avons place au sein des institutions européennes grâce au vote direct de nos concitoyens. Donc nous sommes les « gardiens » du pilier démocratique de l’Union européenne. Mais je crois qu’on le fera avec d’autant plus de force que l’on pourra le faire sans avoir le reproche de « soutenir le terrorisme ». Tout cela est je crois important à dire aussi.
Alors, combien de temps cela peut-il prendre et comment va-t-on progresser ? La dynamique principale est au Kurdistan même, je dirais, plus qu’en Turquie. C’est dans la façon dont le peuple kurde assume son destin, assume son projet politique et la force qu’il met dans cette démarche d’autodétermination, que son avenir se construira. Au niveau du gouvernement à Istanbul, il y aura certainement quelques évolutions, on voit que pour l’instant elles ont un peu eu lieu même si elles sont très homéopathiques, très réversibles. On sent très bien qu’un discours d’un jour peut être contredit par le discours du lendemain, car il a été fait sous l’attente d’un représentant de l’Europe qui est là ou sous l’attente d’un représentant d’un gouvernement démocratique qui s’est déplacé en Turquie. Mais il y a là une pression permanente qui se fait par le biais de l’Europe, par le biais de la volonté d’intégration européenne de la Turquie. Et c’est là un levier pour l’émancipation du peuple kurde. Il faut en mesurer la portée. Je pense qu’il est important et qu’il peut aider grandement à la reconstruction nationale kurde. Mais c’est aussi un levier qu’il faut savoir manier et dont l’instrument principal est l’appel au respect des grands droits démocratiques, pour les droits des peuples, dont les droits du peuple kurde font partie.
Michelle Meyer, fondatrice des Amis du Peuple Kurde en Alsace puis Amis du Peuple Kurde France, auteur de "Questions sur le Moyen-Orient, l Kurdistan", livre aui fait autorité dans des universités, département du Moyen-Orient, comme celle de Montréal par exemple, elle a rencontré pour l'écriture de son livre Leyna Zana, des déutés kurdes comme Diclé et emprisonné par le système turc, elle a oeuvré efficacement pour des familles kurdes qui ont fui la répression turque ou, sont venues en France pour soigner un enfant sourd profond non assisté en Turquie, Michelle Meyer, grande invalide civile reste attentive à la destinée du Peuple Kurde et mentionne ici son mail michellemeyer04@yahoo.fr pour apporter son soutien à toute entreprise démocratique et humanitaire en faveur des Kurdes.
PAIX AU KURDISTAN
Le Poète Citoyen, Michelle Meyer, auteure, historienne, spécialiste du Krditan condamnent les bombardements turcs dans le Kurdistan Irakien.
ATTAQUES DANS LA ZONE AUTONOME DU KURDISTAN IRAKIEN
Depuis plusieurs jours les forces armées turques opèrent au-dessus du territoire irakien et bombardent la région autonome du Kurdistan le long de la frontière Irano-irakienne. Ces attaques, qui jouissent de l’appui de renseignements de la part des services iraniens, font suite à celles de l'armée iranienne en juin : elles avaient déjà provoqué des dizaines de morts et blessés civils. Des centaines de familles kurdes d’Irak ont été contraintes de quitter leurs villages.
Plusieurs analystes assurent que la Turquie et l’Iran envisageraient des incursions terrestres à partir de la fin du mois d’août. Des dizaines de milliers de soldats turcs, dont la plupart appartenant aux forces spéciales, ont en outre été positionnés le long de la frontière avec l’Irak.
Le peuple Kurde, en Turquie, Iran, Irak et Syrie, aspire à la paix et ne souhaite que le respect de ses droits légitimes bafoués depuis des décennies. La récente victoire du « bloc kurde », avec le soutien du Parti de la Paix et de la Démocratie aux élections en Turquie, au mois de juin dernier, en est la meilleure illustration.
Le MRAP et nous-mêmes condamnons une nouvelle fois fermement la répression à l'encontre du peuple kurde et réaffirme que la seule solution viable et durable est une solution politique qui respecte les droits fondamentaux des kurde.
Nous nous joignons aux MRAP pour demander à la Mission d’Assistance des Nations Unies pour l’Irak (UNAMI) de mener une enquête approfondie sur les événements survenus récemment dans la région autonome du Kurdistan en Irak et appelle la Haut-Commissaire aux droits de l’homme des Nations Unies à condamner ces bombardements et à intervenir auprès des Gouvernements turc et iranien afin de prévenir de nouvelles attaques.
Kurdistan de Turquie
Le MRAP condamne le bombardement d'un village kurde par la TurquiE
Le MRAP condamne avec force le bombardement par l'armée turque d'un village kurde, tuant 40 civils , dont de nombreux jeunes et enfants, dans la région de Sirnak.
Une fois encore, le gouvernement d'Ankara choisit la force armée et la répression comme seule réponse à l'exigence de respect des droits du peuple kurde. Depuis 2009, les autorités turques ont emprisonné des milliers d’intellectuels, d’élus, de militants politiques, d’écrivains, de journalistes Cette politique du pire a pourtant montré son échec persistant.
Les Kurdes de Turquie (25 millions de personnes sur les 70 millions de citoyens turcs) ne réclament rien d'autre que le respect de leurs droits fondamentaux, dans une Turquie démocratique.
Une solution pacifique et négociée à la question kurde est indispensable à la stabilisation d’une situation de plus en plus complexe et explosive au Moyen Orient ainsi qu’ à une véritable démocratie en Turquie. Le MRAP rappelle que cela ne pourra se faire que par la voie de la négociation.
Dans le même temps, l'Allemagne emprisonne, depuis le 15 décembre 2011, M. Eygup Doru alors qu'il venait de reconduire à l'aéroport Leyla Zana. M. Eygup Doru, à qui la France a accordé le statut de réfugié politique est le représentant pour l'Europe du BDP (Parti pour la Paix et la Démocratie), parti légal, formant un groupe politique de 35 députés au sein du Parlement de Turquie. Il est également l'interlocuteur privilégié pour la question kurde des différentes instances du Parlement européen et du Conseil de l'Europe.
Il est urgent que l 'Union Européenne mette fin à sa politique complice concernant la question kurde. Elle doit appliquer un embargo sur les ventes d’armes à la Turquie, cesser de poursuivre les militants kurdes et exiger enfin un règlement pacifique de cette question dans le respect du droit international.
Le MRAP réaffirme au peuple kurde, persécuté depuis des siècles, son entière solidarité.
Il en est de même du "Poète Citoyen" et de Michelle Meyer, auteure de "Questions sur le Moyen-Orient, le Kurdistan" éd. Prospective21et fondatrice Les Amis du Peuple Kurde-France.
OTAN, CNT, l'assassinat d'une famille
J'ai tenté de m'informer au maximum sur l'intervention en Libye dans laquelle le Président Sarkosy avec pour conseiller le sioniste B.H.L a entraîné la France et les Français malgré le super endettement du pays, la défiance à l'égard du CNT. Je reste avec la conviction que cette guerre est un grand drame pour la libye et les Libyens, un désastre pour l'équilibre international. Sur l'assassinat du Colonel Kadhafi, il faut attendre près de deux mois pour que l'information transpire et qu'il soit question d'un crime de guerre commis par le CNT. Sarkosy s'est planté dans la gestion de la France Intérieure et comme chef des armées de l'Etat, il est tout aussi nul en politique extérieure. De toute façon, on ne peut faire confiance à un homme qui hisse au rang de conseiller du prince un philosophe aussi nul, toujours actif quand il s'agit de faire le jeu d'Israël.
La mort de Mouammar Kadhafi pourrait constituer un crime de guerre, a déclaré jeudi 15/12/2011 le procureur de la Cour pénale internationale (CPI).
L'ancien dirigeant libyen est mort le 20 octobre peu après sa capture par les insurgés près de Syrte. Son dernier fils vivant Seif al-islam a été arrêté au Sud de la Libye, ses trois frères et ses neveux ont été tués lors des attaques de l'OTAN peu respectueux de la directive du Conseil de Sécurité de l'ONU,Seif al-islam aura droit à un procès équitable assurent les nouvelles autorité libyennes. C'est lui qui disait apporter les preuves de l'argent libyen donné à Sarosy pour financer sa campagne orésidentielle de 2007.
"Je pense que la manière dont M. Kadhafi a été tué donne naissance à des soupçons de (...) crimes de guerre", a dit Luis Moreno-Ocampo à des journalistes.
"Je pense que c'est un problème très important", a-t-il poursuivi. "Nous avons entrepris de porter cette préoccupation auprès des autorités nationales et ces dernières élaborent un plan destiné à mettre au point une stratégie globale pour enquêter sur tous ces crimes."
Luis Moreno-Ocampo a ajouté qu'il enquêtait sur des soupçons de crimes de guerre de la part des insurgés ayant renversé Mouammar Kadhafi et de la part de l'Otan, qui leur a fourni son appui.
Sous la pression de ses alliés occidentaux, le Conseil national de transition (CNT) libyen s'est engagé à enquêter sur les conditions de la mort de Mouammar Kadhafi et de son fils Mouatassim.
Des images prises par des téléphones portables montrent les deux hommes vivants après leur capture par les insurgés. Mouammar Kadhafi est cependant frappé et bousculé. Selon la version du CNT, il est mort ensuite dans un échange de coups de feu entre ses partisans et les insurgés.
Pour conclure, je dirai que ceux parvenus au pouvoir en Libye sont loin de nous convaincre du respect des Droits de l'Homme en se réjouissant du massacre de la famille Kadhafi, certes, l'Otan n'a pas montré l'exemple et pire, les va-t-en-guerre ne respectent pas les directives du Conseil de Sécurité. Si on peut narguer ouvertement l'ONU et ses institutions, que reste-t-il de cette force internationale et qu'en est-il de la Cour de La Haye devant laquelle des dirigeants US se refusent à rendre des comptes quand il s'agit d'eux-mêmes? Baffouer l'ONU, c'est remettre en cause le principe de paix préférable à toutes mesures belliqeuses.
