le blog politique de michelle meyer

01 mai 2012

La logorrhée tourne au pugilat

Un premier mai 2012 chaud à Strasbourg et chaud sur l'écran télévisé.

Des journalistes frileux qui questionnent des leaders de l'UMP sans jamais réppliquer aux mensonges les plus grossiers. Sont-ils payer pour participer à l'intox des citoyens. Ceux qui reçoivent la chaîne de la Suisse Romande peuvent juger du grand écart entre une interview menée par un journaliste suisse et un journaliste français. Les journalistes français brillent par leur absence d'objectivité,  leur soumission aux puissants et dans le cadre d'une élection présidentielle, leur absence d'esprit dmocratique et épublicain

Place du Trocadéro, l'élève dépasse le maître avec l'énormité du mensonge de François Copé. L'anniversaire de Julien Dray dans un "claque, ancien sex-chop" (sic) devient la fête anticipée de la réussite de François Hollande en présence de DSK. Peut-être pour faire oublier le Fouquet's avec Sarkosy mais ça avait quand même plus de panache! Les turpitudes du PS, c'est connu! Et le journaliste ne rétorque rien. C'est çà de l'information?

Au tour d'Alain Juppé qui reçut, en d'autre temps, l'appui d'une officine d'extrême-droite. Un tas de satellites extrémistes accueillent les grands de ce monde et sont bien plus inquiétants que le FN. Sarkosy a été brillant,dit-il, dans les affaires étrangères et beaucoup de chefs d'Etat pourraient attester de sa magistrale présidence de l'Union Européenne. Assurément, les repas valaient ceux de Versailles du temps du roi soleil. Cette présidence qui dure six mois est celle qui a engagé le plus de dépenses pour le pays qui officiait donc la France. Sarkosy qui ne peut pas se réclamer de ses aïeux français a quitté cette fonction temporaire à contre coeur et en plus, pour laisser place à un Etat nain: la Tchéquie. Qu'à cela ne tienne, le moment voulu, il deviendra Président d'une Europe enfin fédérée. Le moment n'est pas venu, il lui faut garder la présidence française.

Il piétine le PS puisque le socialisme n'est pas un héritage français, l'auteur de son discours ne connaît pas la Commune de Paris, ni Louise Micchel. Les lettres françaises s'arrêtent à Maupassant. Faire un pas dans le XXème siècle, c'était devoir citer Sartre et il sent le souffre!

Tiens, le speaker nous parle de Longuet, un ancien du mouvement Occident qui pourrait oeuvrer pour un rapprement UMP-Bleu Marine.

Le Président candidat a demandé que les débats pour la présidentielle soient dignes, manière d'interdire de le désavouer dans tous ses mensonges. Hollande garde la hauteur à la fonction briguée. Mais laisser dire n'est peut-être pas la meilleure politique. Je crains que trop de citoyens soient abusés. Le mensonge est une preuve de mépris à l'égard des citoyens. Il est temps d'y mettre un terme.

 

Posté par m_meyer à 17:49 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , , , , , ,


29 avril 2012

En finir avec le SARKOSISME

En 2007, l’UFAL(Union des familles laïques) avait fait un communiqué pour mettre en garde contre le risque de régression sociale que portait le candidat Sarkozy. L’histoire lui a malheureusement donné raison. Tant et si bien que de nombreuses organisations syndicales et associatives 1 ont appelé cette année à faire battre Sarkozy, certaines avant même le premier tour, la plupart n’ayant jamais pris position jusqu’alors lors d’une échéance électorale.

Alors qu’il s’était fait le chantre des “valeurs républicaines”, Nicolas Sarkozy n’a eu de cesse, pendant 5 ans, d’attaquer la République dans ses principes (laïcité, École publique, acquis du CNR), dans son indépendance (ralliement à l’OTAN), et dans sa souveraineté (traité de Lisbonne). Aujourd’hui, il court après les voix du FN et divise, plus que jamais, les français, en opposant les “vrais” travailleurs aux “assistés”, les salariés du privé à ceux du public, les non syndiqués aux syndiqués. Tout cela est très inquiétant. Les 5 dernières années n’auront été qu’une longue succession de régressions sociales pour les citoyens et leurs familles, et gageons qu’ils sortiront encore plus exsangues de 5 années supplémentaires de sarkozysme : la cure d’austérité que Sarkozy appelle de ses vœux fragilisera encore davantage les plus précaires et creusera encore plus les inégalités.

Si une association familiale n’a pas à afficher une préférence partisane, il est de notre responsabilité citoyenne d’alerter nos adhérents et nos sympathisants sur les menaces qui pèsent sur nos vies et notre société. Vouloir tourner la page du sarkozysme, ce n’est en aucun cas donner un chèque en blanc et encore moins soutenir une autre candidature. Nous considérons simplement que c’est un préalable nécessaire à toute idée de progrès pour que la France retrouve le chemin de la République sociale et laïque.

Comme aucun des programmes en concurrence ne nous permet d’être rassurés en ce qui concerne la défense de la laïcité, l’école publique, la politique fiscale, la redistribution des richesses ou la lutte contre le néo-libéralisme, quel que soit l’élu au soir du 6 mai, l’UFAL restera résolument engagée dans le mouvement social et familial pour défendre les intérêts des citoyens et leurs familles et reprendre le chemin de la République sociale et laïque.

  1. la CGT, SOS Racisme, l’UNEF, le Snes-FSU, la LDH, le CLR, l’Inter-LGBT, ATTAC, Solidaires, etc []

Posté par m_meyer à 19:53 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
18 avril 2012

Le 22 avril, votez et faites voter Jean-Luc Mélenchon,

Les élections présidentielles de 2012 se déroulent sur fond d’une crise très profonde du système capitaliste. Avec Sarkozy, c’est l’austérité assurée, la poursuite de la casse de la protection sociale, des services publics et le feu vert donné au patronat pour réduire les salaires, licencier et précariser l’emploi. C’est la poursuite et l’amplification de la politique de division, de criminalisation des immigrés, de l’instrumentalisation des peurs.

 

Il faut « dégager » Sarkozy et la droite qui s’est une nouvelle fois unie derrière le candidat des riches, des possédants.

Celui qui a été présenté comme son principal challenger, Hollande, espère capitaliser le rejet de Sarkozy. Il a donné de nombreux gages à l’oligarchie, aux marchés financiers : il développera une politique de réduction des déficits publics, conformément aux exigences des banques qui nous font payer, par ce biais, leurs dettes. Il se refuse à s’engager sur des mesures salariales, sur la remise à plat des contre-réformes sarkozystes, comme celle du système des retraites, et se limite à « répartir » l’austérité de façon « plus juste » sans la remettre en cause. S’il dénonce « la finance », il se garde bien de prendre des engagements concrets pour faire payer le Capital.

 

La campagne de J.-L. Mélenchon et du Front de gauche est venue bouleverser cette alternance molle qui semblait inéluctable et qui laissait une grande partie du peuple sur le bord du chemin, réduit au rôle de spectateur.

 

Sa campagne a permis d’arracher le masque de M. Le Pen, qui était promue porte-parole des laissés pour compte. Il est aujourd’hui possible de dépasser la candidate de l’extrême droite, de lui ôter sa capacité de nuisance et faire taire tous ceux et celles qui prétendent que le FN a le soutien des travailleurs.

Sa campagne a mis sur la table un certain nombre d’exigences sociales du mouvement ouvrier et populaire, comme

 

         Le SMIC à 1700 € bruts

         L’interdiction des licenciements boursiers

         Le CDI à plein temps comme norme du contrat de travail

         La retraite à 60 ans à taux plein

         Le développement de services publics, de qualité, au service des usagers des milieux populaires.

          

Elle s’organise autour des exigences contenues dans le programme du Front de gauche, qui s’enrichit chaque jour des combats, des expériences et des exigences de ceux et celles qui le rallient.

 

Ce ne sont pas des promesses, mais des engagements à concrétiser et qui nécessiteront, pour cela, la mobilisation.

 

La campagne a déjà mis en mouvement des dizaines de milliers d’hommes et de femmes, de jeunes et de moins jeunes, des militants et des personnes qui se sont engagées, avec le Front de gauche, dans le combat politique.

 

Voter pour J.-L. Mélenchon et le Front de gauche, c’est voter pour cette dynamique, pour la faire croître encore. Plus elle pèsera sur le plan électoral, plus elle pèsera sur l’ensemble de la société.

C’est le seul vote utile pour les travailleurs et le peuple.

 

 

Notre parti, membre du Front de gauche, appelle tous ses militants, ses amis, ses sympathisants

à voter et faire voter le 22 avril pour J.-L. Mélenchon, candidat du Front de gauche

 

 

Parti Communiste des Ouvriers de France

 

Pour tout contact : PCOF, 15 Cité Popincourt 75011 Paris / site : www.pcof.net

Contact local 67 :  pcof.67@laposte.net

 

Posté par m_meyer à 20:21 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
16 avril 2012

Vote Mélanchon.Pas de pavés lancés mais la plage

Je ne peux pas clore le débat des présidentielle sur l'article du blog l'Ardéchois67 que j'ai trouvé intéressant et fondé. Mais aux internautes qui me présument militante socialiste, je réponds je ne le suis pas et n'ai jamais voulu l'être. Je connaissais bien la carrière de Monsieur Mitterrand et ce n'était pas un socialiste. Je crois que tout est dit.

Depuis le création de la Vème République, ce sera la première fois que je vote avec conviction. Et j'en éprouve une certaine joie car j'en ai marre de voter "pour le moins mauvais". J'écoute Jean-Luc Mélanchon avec plaisie, véritable bouffée d'oxygène. Il respire la santé que je n'ai pas et il sera capable de ragaillardir la France si malmenée par la droite libérale, ses candidats sont de pire en pire. Et le Franco-Hongrois(par son père), grec(par sa mère) américain( par sa marâtre et ses demi-frères) anti émigré aura été performant dans les dépenses jusqu'à s'offrir avec l'argent du contribuable une baignoire en or le temps d'une table ronde avec les dignitaires d'autres pays. Pendant ce temps, ceux atteints de maladies longue durée ont leurs soins de moins en moins remboursés.

Le candidat Front de Gauche nous dit comment faire des économies : quitter l'OTAN, cultiver la paix pas la guerre qui fait le malheur de tous. Comment lancer une économie durable avec un programme vert chiffré que n'a pas su argumenter les écologistes et leur parti, mettre fin au nucléaire, kw/h coûteux si on compte les installations nécessaires à son fonctionnement, l'état policier engendré avec ses équipes volantes de gendarmes 24h/24 pour dissuader, dans la zone des centrales, l'intrusion de terroristes mal intentionnés, le risque mortel pourtant toujours existant et le casse-tête des déchets, un cadeau effroyable pour les générations futures...

Et Sarkosy de nous dire notre civilisation en danger, certes, il n'est pas pour la défense et l'illustration de la langue française, et la Première Dame qui pousse la chansonnette comme tant d'autres n'imprime pas la culture française, ni même musicale. Jean-Luc Mélanchon donne à entendre à son public les vers vibrants de Victor Hugo et prévoit 1% du budget pour la culure, essentielle pous promouvoir l'humain et apporter par les arts et les lettres des temps de loisurs. Il est le seul candidat à parler culture.

Voter Jean-Luc Mélanchon pour mettre fin à cette république présidentielle où l'élu du peuple se prend pour un monarque avec plus de pouvoirs qu'un Président américain et même qu'un Louis XIV, pour mettre fin aux inégalités sociales toujours plus criardes, pour briller par notre culture si malmenée ces dernières décennies, pour cesser d'être les otages des banquiers.

Posté par m_meyer à 20:21 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , ,
05 avril 2012

POURQUOI VOTER FRANCOIS HOLLANDE?

Blog ARDECHOIS67

Je partage l'analyse trouvée sur le blog ci-dessus, je la communique sur mon blog

pour m'assurer que vous en ayez connaissance.

L’UMP et les médias manipulent l’opinion

Une des limites de la démocratie est que le résultat d’une élection dépend du vote de l’électorat le moins politisé.

Une partie des électeurs ne cherchent pas à s’informer, à décortiquer les programmes des candidats. Non, ils déposent leur bulletin dans l’urne comme d’autres zappent devant leur poste de télévision. La réflexion n’est pas leur tasse de thé. Mais ils votent… et leur voix est comptabilisée !

 L’UMP l’a très bien compris. Son candidat ne cherche même plus à faire de la politique, à argumenter, à présenter son programme. Non, il fait une campagne à l’américaine, où le seul objectif est de démolir l’adversaire, de cogner fort, d’user de formules chocs excessives pour influencer l’électorat le moins politisé.

 Alors que François Hollande fait appel à  l’intelligence des citoyens, Nicolas Sarkozy lui, titille le mauvais sujet qui sommeille en chacun de nous.  Il lui permet de franchir la ligne jaune par procuration.

 Telles des jeunes filles de bonne famille qui s’acoquinent avec des bourgeois voyous, nous voyons des « bons Français » vibrer (pour ne pas dire plus) quand le triste sieur, qui n’aurait jamais dû être élu, se défoule avec violence contre ses adversaires. Leur bêtise les fait jubiler. Car il s’agit bien de la bêtise humaine, qui trouve toute sa place dans la démocratie.

 Depuis 5 ans, ce président candidat nous a prouvé qu’il n’a pas de parole. Il n’a ni scrupules, ni morale. Pour lui, mentir est sa façon d’être, sa normalité. Il se place sur le terrain de l’émotion et de la pulsion. Il est dans le registre de la provocation et des attaques gratuites, sans véritable fondement.

Ce matin, vers 7h du matin, heure de grande écoute, France Info passe un extrait du discours de Sarkozy, qui se moque de façon totalement gratuite de son adversaire.  « Je vais gagner, Hollande est un nul » lance- t-il !

 A longueur de discours, Nicolas Sarkozy traite François Hollande de « nul », de « tartuffe », « pas bon »… Ces affirmations gratuites sont des jugements de valeur. N’importe qui pourrait lui retourner ces allégations. A juste titre, cette fois. Car le problème de Sarkozy est qu’il n’a pas de bilan. Ou pour être plus précis, son bilan et le pire de tous les Présidents de la cinquième République. Son comportement, indigne d’un chef d’état, a durement entaché la fonction présidentielle.

 Le triste sieur qui n’aurait jamais dû être élu a fait de somptueux cadeaux à des personnalités de son bord :

  • L’UMP a payé 1,65 millions d’euros à la mairie de Paris à la place de Chirac ;
  • Bernard Tapie a reçu la somme astronomique de 403 millions d’euros de fonds publics  par le tribunal arbitral (privé) sous la houlette de Mme Lagarde, ministre de l’économie .
  • Est-il étonnant que  l’aïeule Chirac soit appelée à la rescousse et déclare que François Hollande n’a pas le gabarit pour être Président de la République. Quel conseiller de Sarkozy  lui a soufflé cette déclaration gratuite et calomnieuse. Si la gauche remporte l’élection, il faudra regarder de près la comptabilité de l’association « Pièces jaunes ». L’aïeule Chirac, qui entre temps est revenue sur ses déclarations, risque alors de regretter son soutien au triste sieur qui n’a ni morale et ni scrupules.
  • Est-il étonnant que le sieur Tapie soit lui aussi appelé à la rescousse ? Mais si vous êtes comme moi, ce soutien produit l’effet inverse à celui espéré.  L’allégeance de Tapie au candidat Sarkozy est si outrancière qu'elle ne peut qu'inciter à voter pour François Hollande.

 Sarkozy utilise le marketing politique pour influencer les électeurs

Pour masquer son bilan catastrophique, le triste sieur utilise à fond les techniques du marketing. Savamment conseillé par des experts en la matière, il est capable de vendre de la glace aux esquimaux.  Il a bien réussi à banaliser les thèses de l’extrême droite !

 Si les sondages le justifient, il est capable du jour au lendemain de changer radicalement de point de vue. Il peut même nous conduire à une guerre (civile ?), si d’aventure le bon peuple a envie d’en découdre.

 Le danger pour François Hollande, face à un tel adversaire mi bulldozer, mi caméléon est d’apparaître ringard et dépassé.  La cohérence de son projet, son comportement exemplaire, sa volonté de rassembler les français derrière un projet fédérateur sont balayés par la calomnie Sarkozyste.

 Il faut beaucoup de temps pour expliquer la cohérence d’un projet, se donner l’ambition de changer la société, convaincre de sa volonté de rassembler les français autour d’un rêve fédérateur.

Il suffit de quelques seconde pour dénigrer son adversaire, vilipender l’opposition, sonner la charge  de façon complètement gratuite, sans le moindre début d’une argumentation construite.      Si vous voulez vraiment connaître le projet de François Hollande, rendez-vous dans un meeting du Parti Socialiste ou consultez son site Internet. Ne vous fiez pas aux médias qui font tout pour brouiller le message de François Hollande.

 Je suis allé à Strasbourg voir et écouter Martine Aubry. France 3 Alsace a consacré  2 minutes à son intervention. La » télévision Sarkozyste de proximité » (France 3)  a soigneusement choisi la petite phrase du discours,  qui concernait le camarade Mélenchon. Pourtant Martine Aubry a passé le plus clair de son temps à expliquer comment, pendant 5 ans,  Sarkozy n’a cessé d'être incohérent, s'est comporté comme une girouette.  Elle  a démontré qu’une autre alternative est possible. Point par point, elle a présenté les mesures de François Hollande qui permettraient de retrouver le chemin de la justice et du  progrès social.

France 3 Alsace n’a retenu que la petite phrase qui appelait à voter Hollande plutôt de Mélenchon.A votre avis, pour quelle raison ?

 L’UMP a compris que si Mélenchon fait un bon score au 1er tour, certains électeurs modérés peuvent craindre que François Hollande ne devienne son otage. C’est pourquoi, depuis quelques jours, les médias à la botte de Sarkozy ne donnent plus la parole, ni à Marine le Pen, ni à François Bayrou. On ne les entend plus. Ces médias, au service de Sarkozy, vantent le dynamisme et le talent de Jean Luc Mélenchon. C’est ainsi que les candidats de l’extrême gauche et le camarade Mélenchon sont les bienvenus à la radio et à la télévision. L’objectif est de les favoriser pour nuire à François Hollande.

Sarkozy a la main sur les médias. Ses conseillers en communication lui donnent la sensibilité de l’opinion. Ses stratèges lui ont appris qu’il fallait, comme aux USA,  démolir son adversaire. Il applique donc la maxime « critiquez, il en restera toujours quelque chose ». Le but est d’atteindre les électeurs les moins politisés. Ceux qui se déterminent de façon superficielle avec un minimum de réflexion.

 Notre époque « moderne » valorise tout ce qui est superficiel. De nombreux électeurs se font leur opinion sans véritablement analyser les enjeux de l'élection. Combien de jeunes lisent des articles du « Monde », du « Nouvel Observateur » ou de « l’Humanité » pour comprendre les enjeux de l’élection ?

 Vous amis militants, avec vos solides convictions, chevillées au corps, ce n’est pas le tapage médiatique Sarkozyste qui va vous faire changer d’avis. Mais avouez qu'à force, il peut arriver à vous troubler, à vous  faire douter.

Alors, je vous le dis : RESISTEZ…!  RESISTEZ…!!  RESISTEZ...!!!

 ô Toulouse !

La tuerie de Toulouse vous a sans doute perturbé. Moi aussi. J’ai traversé une période de doutes, d’incertitude. Comme l’a fait comprendre Martine Aubry, à Strasbourg, si la gauche gagne les élections, il faudra faire la lumière sur ce qui s’est réellement passé à Toulouse.

Personnellement, j’ai maintenant de plus en plus de certitudes… Cet événement ne me semble pas fortuit.  A quatre semaines du premier tour, j’ai vraiment du mal à croire, que le hasard est la seule explication à ce fait divers hors du commun.

L’extraordinaire manipulation médiatique qu’il a suscitée renforce encore ma conviction que cette tuerie a d’autres explications.

L'assassin n'était pas un fanatique isolé. Bien au contraire. Selon Le Monde, il était "un membre actif de la mouvance djihadiste internationale".

 La presse nous apprend que Mohamed Merah avait des relations avec la DCRI (Direction centrale du renseignement Intérieur). Puis c’est Yves Bonnet, ex-patron de la Direction de la Surveillance du Territoire (DST) qui nous apprend  qu’il avait un correspondant à la DCRI. Or,  avoir un correspondant ce n'est pas tout à fait innocent. Ce n'est pas anodin.

 A partir de ces informations,  je commence sérieusement à douter de la version officielle.

 Quand certains journaux se demandent si Mohamed Merah n’était pas un indic, je crois de plus en plus que Martine Aubry a raison. Il faudra que la gauche enquête au sein des renseignements français pour approcher la vérité, car malheureusement, il est fort probable qu’elle soit étouffée. Après l'affaire DSK, louche, voire plus que louche, nous avions le pressentiment que d'autres événements allaient interférer avec la campagne électorale. Quoi ? Il était impossible de le prévoir. Mais nous avons maintenant la réponse.

 ô pourquoi Toulouse ?

Rien ne prédestinait la ville rose à se trouver au centre d'un tel scénario.Sauf que, la ville rose et la région Midi-Pyrénées constituent des réservoirs de suffrages pour François Hollande.  Pour affaiblir le Parti Socialiste, c'est la ville qu'il fallait cibler.

 Si vous influencez 10% des électeurs de Midi-Pyrénées pour qu'ils votent extrême droite, mathématiquement, vous réduisez les voix de François Hollande. Vous n'obtiendrez pas le même rendement avec une région qui vote à droite.

 Quand le résultat d'une élection va se jouer sur quelques milliers de voix, toute interférence d'un événement extérieur peut en changer le résultat. Réfléchissez à cette  façon d’analyser  la tragédie de Toulouse.  Aucun média ne l’a exprimé, parce qu’elle dérange.

 Mes convictions

 Mon intime conviction est que cette tuerie a fait l’objet d’une hideuse manipulation. Je ne parle pas de la manipulation médiatique qui a suivi.

 Je ne serais pas étonné, un jour,  d’apprendre que ce groupe de djihadiste ait été infiltré. Il est difficile d’imaginer qu’ils aient reçu l’ordre de tuer. Ça dépasse notre entendement.

 Mais l’on peut imaginer que l’on a « exalté, chauffé, attisé » ces individus dans le but de les faire passer à l’action, à un moment jugé opportun.

Les auteurs d’une telle manipulation mentale prennent d’énormes risques car ils ne contrôlent pas ces fanatiques. Ni la date de leurs actions, ni la gravité de leurs massacres. Ils prennent aussi le risque d’être découverts.

 L’histoire nous apprend qu’infiltration et manipulation sont malgré  tout des techniques utilisées. Le dernier exemple concerne un espion britannique, qui entre 2003 et 2010, infiltrait les altermondialistes allemands.

 Rappelez-vous, le 4 juillet 2003, deux jours avant le référendum en Corse. Comme par enchantement, la police arrêtait Yvan Colonna. Le ministre de l'intérieur s'appelait Nicolas Sarkozy.

 Pas de chance pour lui, les Corses ont voté NON au Référendum avec 50,98% des voix. "La victoire du non est un échec pour moi" a déclaré le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy. Espérons qu'au soir du second tour, le dimanche 6 mai 2012, il fasse de même une déclaration d'échec.

 Mais, d'ici là, soyez persuadés qu'il fera tout, absolument tout ce qui est en son pouvoir, pour conserver son immunité présidentielle.

Pour en revenir, à l’affaire de Toulouse, je me garderai bien d’émettre une hypothèse sur l’identité d’éventuels commanditaires, qui auraient manipulés le groupe de djihadistes. De nombreuses hypothèses sont possibles.

 J’apprends ce jour que le gouvernement refuse que le Sénat entende les chefs du renseignement. C’est une décision qui met en cause les prérogatives constitutionnelles du Sénat de la République. Ce refus ne fait qu’accroître la suspicion.

 Nicolas Sarkozy exploite odieusement le drame de Toulouse  

A grand renfort d’images du RAID (visiblement les journalistes ont été prévenus), le coup de filet dans les milieux islamistes  est le prolongement de l’orchestration médiatique, par l’UMP,  de l’affaire de Toulouse. Il est évident que tout est fait, à trois semaines des élections pour influencer le vote des électeurs qui ne savent pas pour qui voter, ceux qui n’ont pas de conscience politique éclairée, ceux qu’il est facile d’influencer. 

 En 1968, les gaullistes avaient remporté les élections en faisant peur à l’électorat non politisé. La déception des citoyens qui refusaient les injustices et les inégalités a été immense.  Les électeurs les moins politisés ont voté massivement pour De Gaulle, mais ils ont quand même profité des avancées sociales obtenues par les manifestants.

 Ce qui est certain et extraordinaire,  c'est que, dans l’affaire de Toulouse, nous avons tous les ingrédients de la propagande d'extrême droite : des maghrébins délinquants (algériens de surcroît), des juifs qui se font enterrer en Israël, un tueur que l'on veut capturer vivant (quelle mansuétude !!!), l'armée, la guerre d'Afghanistan...

 Ce qui est certain et extraordinaire, c’est que la police a mis 30 heures pour cribler de balles le terroriste. 30 heures, c’était le temps nécessaire pour que les médias soient vraiment efficaces...

 Imaginez qu’il ait été tué lors du premier assaut. La formidable manipulation de l’opinion, orchestrée par Claude Guéant, le bras droit de Sarkozy n’aurait pas eu lieu...

 Alors qu’en 30 heures, on peut vraiment faire durer le suspense ! Et influencer l’électeur non politisé  grâce au pouvoir des images et de la télévision. Faire poindre en lui les sentiments de peur, de xénophobie, le désir de vengeance.

 Oui, cet attentat avait une infime probabilité de se produire.Et pourtant…

Il s’est produit, au moment qu’il fallait… pour influencer et manipuler l’opinion grâce à des médias complaisants et complices.

Alors, je vous le dis : RESISTEZ…!  RESISTEZ…!!  RESISTEZ...!!!

Résistez à la tentation de voter Mélenchon, même si vous le trouvez sympathique et partagez, comme moi, beaucoup de ses idées.

 La priorité des priorités, c’est d’AIDER SARKOSY à quitter le pouvoir. Ne prenons pas le risque que le candidat socialiste soit éliminé.

 Si le candidat du Front de gauche arrivait devant François Hollande, il n’aurait aucune chance de gagner au second tour.

 Le seul, je dis bien, le seul qui peut renvoyer Sarkozy devant les juges, c’est François Hollande. Faisons tous preuve de maturité politique et utilisons notre bulletin de vote avec intelligence.

 Il y a suffisamment  de crétins qui votent de façon superficielle.  Ce n’est pas une raison pour les imiter.

 Si vous voulez que notre pays retrouve la direction du progrès social, si vous souhaitez moins d’injustice, si vous rêvez d’une France qui montre l’exemple à tous les Européens, votez pour François Hollande.

Il a remporté les primaires parce qu’il s’est préparé à devenir Président de la République. Il a un projet cohérent, des propositions sérieuses et une ambition : que les jeunes générations vivent mieux que les anciennes.

 Par votre vote, le 22 avril, vous choisirez le chemin que notre pays empruntera pendant 5 ans. C’est maintenant qu’il faut faire le bon choix, c’est maintenant qu’il faut saisir la chance qui s’offre à nous.

Le changement, c’est maintenant. Avec François Hollande 

 

Posté par m_meyer à 20:28 - - Commentaires [1] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , , , , ,


23 mars 2012

les locataires de l'Elysée

« Nicolas Sarkozy vit dans une austérité extrême », déclarait récemment Claude Guéant… Si assurer la fonction de président de la République n’est pas de tout repos, le locataire de l’Elysée jouit toutefois de quelques avantages et privilèges.

 

« Mon métier est dur », aime répéter Nicolas Sarkozy. Pourtant, avec près de 900 personnes aux petits soins, une résidence au bord la méditerranée, une autre à Versailles, un Airbus suréquipé et une retraite dorée… Président de la République offre aussi quelques avantages.

Au total, le budget de la présidence s’élève à 112 millions d’euros par an. Soit à peine 0,029 % de celui de l'Etat, prend soin de préciser l’Elysée sur son site internet. Sauf qu’il faut encore ajouter environ 30 millions d‘euros de frais payés par les autres ministères, souligne le député de gauche René Dosière qui s’est fait un nom en décryptant les comptes de l’Elysée.

Dans son dernier livre, "L’argent de l’Etat", René Dosière compile de nombreuses anecdotes sur les comptes du Palais durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Entre la forte hausse de son salaire, l’OPA lancée sur le pavillon de la Lanterne à Versailles, le coût faramineux du sommet de l’Union pour la Méditerranée (prix de revient du dîner officiel : 5.362 euros pour chacun des 200 invités), l’équipement de l’Airbus présidentiel… le parlementaire épingle les dépenses en Sarkozye.

Et ce n’est pas le dernier rapport de la Cour des comptes qui viendra le contredire. Si l’institution loue les progrès réalisés, il reste encore des efforts à faire. Les Français sont blasés face aux excès de la République. Ils ont entretenu sans le vouloir la double vie de Mitterrand et les fastueuses réceptions de la Dame aux pièces jaunes.

Posté par m_meyer à 17:52 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
09 mars 2012

où sont passés les 500 milliards

Le Président-candidat dit s'adresser au peuple puisque les sondages disent qu'il apparaît aux regard du grand public comme le Président des riches. Les journalistes qui l'interrogent se gardent bien d'une question anxiogène qui hante les travailleurs français : où donc sont passés les 500 milliards ajoutés à la dette pendant ce quinquennat. Curiosité fondée car ce serait un enseugnement pour ne pas poursuivre cet endettement. Mais Sarkosy, en économie, prétend avoir géré la crise mieux que quiconque et ce qu'il nous laisse entrevoir, ce sont des mesures néolibérales qui conduisent dans le mur. Toujours plus de rigueur pour les travailleurs. La France économique et sociale n'est pas sa préoccupation première alors qu'elle l'est pour les Français.

Un internaute qui me sent à l'affût de toute information sur l'endettement m'envoie un article à ce sujet et je vous le soumets

Selon une étude de Terra Nova, "les cadeaux considérables" aux plus aisés et aux entreprises ont amoindri la capacité budgétaire de la France.

La Fondation Terra Nova, think tank proche du PS, publie le mardi 6 mars une étude visant à démontrer que Nicolas Sarkozy aura été durant son quinquennat "le président des riches", avec "84 milliards d'euros distribués" prioritairement aux ménages les plus aisés et aux entreprises.

Dans ce rapport sur "le bilan redistributif du sarkozysme", la fondation souligne que "ces cadeaux considérables" représentent "plus de 4 points de PIB" et que sans eux "la dette publique de la France (85% du PIB aujourd'hui) serait inférieure à celle de l'Allemagne (83,5%)".

Elle relève que "plus de la moitié" de cette redistribution "a été décidée dès 2007 à travers la loi Tepa" (travail, emploi, pouvoir d'achat), ce qui a eu pour effet d'"amoindrir la capacité budgétaire de la France à lutter contre la crise".

Sarkozy a bel et bien été "le président des riches".

 

 

Posté par m_meyer à 19:09 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
05 mars 2012

Turquie et violation du droit humain

Abdullah Öcalan entre isolement et négociations
Le régime arbitraire de l'île d'Imrali, le Guantánamo européen
En 1999, Abdullah Öcalan a été enlevé au Kenya et ramené en Turquie. Depuis lors, il a été maintenu en isolement dans une prison de l'île d'Imrali. Pendant près de onze ans, il est demeuré le seul prisonnier de cette île gardée par plus de 1000 soldats. Il a été condamné à mort à l'issue d'un procès qualifié d'« injuste » par la Cour Européenne des Droits de l'Homme. La peine a par la suite été commuée en « prison à perpétuité aggravée » sans possibilité de libération conditionnelle.
Les conditions d'isolement inhumaines de l'île d'Imrali ont été l'objet de nombreuses critiques de la part des institutions internationales de défense des droits de l'homme. Le Comité de prévention contre la torture (CPT) du Conseil de l'Europe a publié un nombre de rapports sans précédent au sujet de l'île-prison d'Imrali, plus que pour tout autre centre de détention au monde. Le CPT critique sévèrement les conditions d'isolement dans lesquelles se trouvent Abdullah Öcalan et les cinq autres prisonniers.
Après plus de deux années de négociations entre Öcalan et le gouvernement turc pour une solution politique à la question kurde, l'isolement total a repris. Depuis juillet 2011, aucun contact n'a pu être établi avec les prisonniers de l'île d'Imrali.
Conditions d'emprisonnement
L'île
L'île d'Imrali se trouve dans la mer de Marmara, entre le Bosphore et les Dardanelles et à la frontière séparant l'Asie de l'Europe. L'île a depuis longtemps été utilisée comme prison. En 1961, le premier premier ministre élu librement en Turquie, Adnan Menderes, fut exécuté sur cette île après un coup d'Etat militaire. Le célèbre réalisateur Yilmaz Güney y a également été emprisonné. L'île entière a été décrétée zone interdite d'accès. Le trajet en bateau est long et épuisant pour les visiteurs qui s'y rendent.
La prison
La prison où sont actuellement détenus Abdullah Öcalan et cinq autres prisonniers a été construite en 2009. Toutes les cellules sont des cellules d'isolement. Chaque détenu a une cour séparée pour faire des exercices phy-siques. Les murs entourant ces cours sont si hauts que les prisonniers ont l'impression de se trouver au fond d'un puits.
Isolement et règne de l'arbitraire
L'isolement cellulaire de longue durée est destiné à briser les prisonniers psychologiquement et physiquement. Cette pratique est donc considérée comme une forme de « torture psychologique ».
Pendant ses onze années passées comme seul prisonnier sur l'île d'Imrali, il n'a pas été permis à Öcalan de tou-cher qui que ce soit. Même les poignées de main étaient interdites. Il ne peut toujours pas recevoir de lettres du monde extérieur. Il est le seul prisonnier en Turquie n'ayant absolument aucun accès à la télévision et au télé-phone.
Öcalan ne peut recevoir de visites de sa famille que 30 minutes par mois et rencontrer ses avocats pour une heure par semaine au maximum. Cependant, ces rencontres sont souvent bloquées par l'Etat et n'ont parfois pas lieu pendant des mois, ce qui conduit à une isolation totale de l'île d'Imrali. Ce point a été particulièrement sévère-ment critiqué par le CPT.
Le régime dans la prison de l'île d'Imrali se caractérise, à de nombreux égards, par un règne de l'arbitraire. Les rencontres entre les avocats et leur client sont régulièrement écoutées et enregistrées, et ce, en dehors de tout cadre légal.
Ce genre de pratiques ont valu à l'île-prison d'Imrali le surnom de « Guantanamo européen ».
La situation actuelle
L'isolement – une violation continue des droits humains
Cela fait à présent, en mars 2012, plus de sept mois que les prisonniers de l'île d'Imrali sont totalement isolés du monde extérieur. Plus de sept mois ont passé sans la moindre visite, la moindre lettre et le moindre coup de fil. Il s'agit de la plus longue période d'isolement au cours des 13 années où l'île d'Imrali a servi de « prison de sécurité maximum ».
Dans le même temps, il a été révélé qu'au cours des cinq dernières années, des contacts intensifs ont eu lieu entre le gouvernement turc et Öcalan. Une série de pourparlers a été menée. Ces négociations ont même conduit à un protocole d'accord écrit, que le gouvernement a par la suite refusé d'appliquer. Au lieu de cela, le gouvernement Erdoğan a changé de stratégie et lancé une attaque totale contre l'opposition kurde.
Privation du droit à la défense
La défense d'Öcalan a toujours constitué une tâche difficile. Ses avocats sont, depuis longtemps, harcelés et me-nacés. Ils sont confrontés à de nombreux procès et nombre d'entre eux ont été exclus de l'affaire suite à l'adoption d'une nouvelle loi. De nombreuses requêtes sont en cours auprès de la Cour Européenne des Droits de l'Homme quant aux conditions de détention.
En novembre 2011, un grand nombre de cabinets d'avocats ont été perquisitionnés par la police. Les dossiers re-latifs aux requêtes auprès de la CEDH ont été confisqués. 36 avocats représentant Öcalan ont été arrêtés, dans une tentative visant à le priver du droit à la défense, un droit fondamental dans un Etat de droit. Les avocats sont toujours en prison, en attente de procès.
La dimension politique
L'isolement qui continue à être pratiqué contre Abdullah Öcalan représente une violation grave des droits de l'homme. Mais il ne s'agit pas d'une « simple » question de droits de l'homme. Cette question a des conséquences politiques graves.
Öcalan est le politicien kurde le plus en vue en Turquie. Plus de 3.5 millions de Kurdes ont signé une déclaration le reconnaissant comme leur représentant politique. Au Kurdistan et en Turquie, tout le monde sait que c'est avec lui qu'une solution politique à la question kurde doit être négociée. Depuis 1999, tous les gouvernements de Turquie ont reconnu ce fait et ont mené des pourparlers avec Abdullah Öcalan sur l'île d'Imrali - bien qu'aucun de ces gouvernements ne l'ait admis jusqu'en 2010. Les dernières négociations en date entre le gouvernement Erdogan et Öcalan ont commencé en 2009 et se sont poursuivies pendant deux ans et demi.
Fermer la porte du dialogue revient à ouvrir la porte à la violence. Lorsque le gouvernement Erdogan a rompu les négociations en mi-2011, il espérait écraser l'opposition kurde avec une nouvelle vague d'arrestations massives de politiciens et d'opérations militaires. Ceci a d'ores et déjà conduit à des massacres, comme celui de 35 civils à Roboskî/Şirnak par un bombardement aérien de l'armée turque. Une nouvelle spirale de violence et de contre-violence est peut-être imminente.
La stratégie gouvernementale de violence et de tension est sans issue. Elle ne pourra que conduire à un regain de combats et d'effusions de sang. Le dialogue est la seule alternative à la violence. Öcalan a prouvé qu'il était prêt et capable de mener un tel dialogue.

Posté par m_meyer à 14:25 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
03 mars 2012

COLLECTIF OTAN-AFGHANISTAN

Avec la campagne présidentielle, il est important de rappeler l'engagement du Président Sarkosy dans des guerres avec l'OTAN, sans consultation du peuple, malgré les protestations de citoyens à l'encontre  des misères que subissent les peuples soumis aux guerres de l'Occident et les dépenses militaires qui endettent la France et aggravent la crise.

C'est dans cet esprit que nous publions le tract du collectif OTAN-Afghanistan.

"Le Poèye Citoyen" a participé au collectif anti-OTAN et Michelle Meyer a publié "A l'écoute des Mondes", anthologie de 50 années en poésie en  dénonçant les guerres, en militant pour la paix, en défendant des valeurs humanistes et nos valeurs républicaines.


2001 2012 : onze années de guerre et doccupation

 

Le bilan

 

- un pays ravagé, des infrastructures détruites et un régime corrompu, contesté par une partie importante de la population qui vit plus mal aujourd’hui qu’en 2001 dont la situation économique et sociale ne cesse de s’aggraver depuis 2001

 

- une extension des combats au Pakistan (bombardements, assassinats ciblés, bavures) ayant pour conséquence de renforcer dans la population civile le rejet de l’intervention occidentale

 

- une région profondément déstabilisée, enjeu des rivalités des grandes puissances occidentales qui veulent contrôler cette zone stratégique et mettre la main sur les richesses de son sous-sol.

 

L’opposition à cette guerre, depuis le début sous commandement des États-Unis, n’a cessé de grandir dans tous les pays membres de l’Otan qui y participent.

 

Comme toutes les forces de ces pays, qui exigent le retrait des troupes, nous refusons de soutenir la poursuite de cette guerre, au nom de la « lutte contre le terrorisme », terme qui veut masquer et nier l’opposition d’une très grande majorité de la population afghane à l’occupation de son pays. La guerre et l’occupation entrainent toutes les dérives en matière de violation des droits humains. Elles aggravent les conditions de vie des femmes afghanes et sont un obstacle au combat pour leur émancipation.

 

Avec la présidence de Nicolas Sarkozy, la France a renforcé son dispositif militaire et sa coopération avec l’Otan, sous direction étasunienne. L’armée française participe activement aux opérations militaires dont les principales victimes sont civiles. En même temps, le nombre de soldats français tués a augmenté, comme c’est le cas pour toutes les armées qui participent à l’occupation.

 

L’histoire a amplement démontré qu’une armée d’occupation, aussi puissante soit-elle, ne peut gagner la guerre « contre-insurrectionnelle» et tôt ou tard, les dirigeants politiques doivent trouver une issue pour se sortir du bourbier. C’est ce qu’Obama a fini par comprendre, après avoir renforcé la puissance militaire sur le terrain et essayé de « gagner les cœurs », en essayant d’acheter la confiance des habitants. L’échec de cette politique est patent.

 

Depuis 2010, des ONG travaillant en Afghanistan ont mis en garde les gouvernements occidentaux du risque d’une militarisation de l’aide au pays qui cherche des objectifs immédiats sans se préoccuper d’un développement à long terme. De plus, les ONG soutiennent que l’OTAN doit abandonner certains projets dangereux, comme par exemple les « initiatives communautaires de défense » impliquant l’appui des milices locales dans les combats menés contre les Talibans. L’ampleur de la crise économique a également pesé lourd dans l’annonce du retrait des troupes étasuniennes en 2014.

 

 

 

En France …

 

Nicolas Sarkozy a dû suivre le même chemin, annonçant le retrait des troupes françaises. En attendant des centaines de milliards continuent à être ont été consacrés à cette guerre, et à la formation des forces militaires et de sécurité afghanes, des sommes qui auraient permis de reconstruire le pays.

 

Après la mort de quatre soldats français tués par un militaire afghan, Nicolas Sarkozy s’est précipitéà déclarer qu’un possible retrait avant 2014 pouvait être envisagé. Après toutes les pressions étasuniennes et de la part du Secrétaire général de l’OTAN, la France est revenue sur cette hypothèse. Une semaine après cet incident, un traité de coopération sur la coopération militaire et économique a été signéà Paris par les présidents Karzai et Sarkozy, liant les deux pays pour 20 ans. Ce traité prévoit notamment le maintien de conseillers militaires français au-delà de 2014 et la poursuite des actions de formation et d’entrainement des militaires et forces de sécurité afghanes ainsi qu’une coopération économique.

 

Un tel accord, signé avec un régime sans légitimité, renforcera la militarisation du pays aux prises déjà avec des nombreuses sociétés privées de sécurité et groupes armés en action.

 

Notre collectif milite depuis sa création en 2007 pour la fin de l’occupation de l’Afghanistan par les troupes étrangères, notamment françaises.

 

Il milite en faveur du retrait des troupes et pour qu’une aide internationale de grande ampleur soit apportée pour permettre au peuple afghan de reconstruire son pays détruit par cette guerre. Cette reconstruction doit être menée par l’ONU et non pas par la coalition militaire.

 

Il est solidaire du combat mené par les forces qui, dans les différents pays – notamment ceux de la coalition de l’Otan – militent pour mettre fin à la guerre et à l’occupation.

 

Notre collectif a pris position pour la sortie de la France de l’Otan, instrument militaire au service de la politique d’hégémonie des États-Unis et de leurs alliés.

 

Notre collectif a dénoncé la politique du fait accompli qui caractérise la politique en matière d’engagement militaire : le président de la République et son conseil de défense prennent seuls ce type de décision qui engagent notre peuple. Les parodies de débats parlementaires organisées après coup sont une caricature de débat démocratique, alors même que tous les sondages prouvent, mois après mois, année après année, que l’opinion est majoritairement en faveur du retrait des troupes françaises d’Afghanistan.

 

Nous considérons que dans le contexte de crise actuelle, les sommes affectées à ces opérations militaires sont inadmissibles : elles contribuent à aggraver le sort de toute une population, en l’occurrence le peuple afghan et, par ricochet, celui des peuples de la région et elles détournent des moyens, notamment financiers, de la nécessaire solidaritéà développer en direction des populations civiles victimes de la crise.

 

Nous nous saisissons du contexte des élections présidentielles et législatives pour mettre dans le débat public toutes ces questions, qui ont une incidence majeure sur notre avenir.

L'endettement de la France était connu dont les 500 milliards liés au quinquénat de Monsieur Sarkosy, cela n'empêcha pas celui-ci à se lancer dans l'aventure lybienne avec le conseil du sioniste B.H.L. L'argent des Français dilapidé et ceux-ci ne sont même pas informé de ce qu'il en est de la Libye. Le CNL n'est pas capable d'établir l'ordre. Tripoli vit dans la peur et c'est le désordre dans un pays qi avait assuré la scolarisation de l'ensemble de sa population. Du jamais vu dans le monde arabe et en Afrique. instruire sa populatio est bien la preuve que Kadfafi était dangereux, il faisait aussi construire des hôpitaux, ce n'est pas le profil des chefs d'état que l'Occident soutient!

 

Le Collectif Otan-Afghanistan a été créé en 2007 quand le Président N. Sarkozy annonçait le retour de la France dans les instances dirigeantes de lOtan en même temps que lenvoi dun contingent français en Afghanistan dans le cadre de lOtan.

 

 

 

Il est composé des organisations suivantes

 

Action des citoyens pour le désarmement nucléaire (ACDN), Afghanes, Afghans Après Athènes 2004 (AAAA), Agir contre la guerre (ACG), Américains contre la guerre (AAW) , Appel des Cent pour la Paix , Association des Combattants de la Cause Anticoloniale (ACCA) , Association des communistes unitaires (ACU), Association Nationale des Élus Communistes et Républicains (ANECR), Association Républicaine des Anciens Combattants (ARAC), Association pour la Taxation des Transactions pour l'Aide aux Citoyens (ATTAC), Centre d’Études et d’Initiatives de Solidarité International (CEDETIM), Centre quaker international de Paris (CQI), Collectif Faty Koumba Libertés, Droits de l'Homme et non-violence, Collectif "La guerre tue" (Toulouse), Collectif Non au missile M51, Collectif de Pratiques et de Réflexions Féministes «Ruptures », Confédération d'action communiste, Confédération Générale du Travail (CGT), Congrès National d'Afghanistan, Convergence des causes, Coordination nationale des collectifs unitaires pour une alternative au libéralisme (CNCU), Droit Solidarité, Enseignants pour la Paix (EPP), Europe solidaire sans frontières (ESSF), Fédération des Associations des Travailleurs et des jeunes (DIDF), Fédération Syndicale Unitaire (FSU), Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTC2R), Femmes Egalité, Femmes en noir de Paris, Forum social d'Iran, Gauche Unitaire (GU), Génération Palestine, La Gauche Cactus , Les Alternatifs, Les Verts, Le Mouvement de la Paix, Ligue des Femmes pour la Paix et la Liberté / Section française, Marche Mondiale des Femmes, Mémoire des luttes, Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP), Mouvement de la jeunesse communiste de France (MJCF), Mouvement International de la Réconciliation (MIR), Mouvement politique d'éducation populaire (M'PEP), Non à la guerre, Non à l'OTAN, l'Appel de Strasbourg, Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Parti communiste français (PCF), Parti communiste des ouvriers de France (PCOF) , Parti de gauche (PG), Parti Pour La Décroissance (PPLD), Pour la République sociale, Réseau Féministe « Ruptures », Réseau Sortir du Nucléaire, Sud Étudiant, Une autre gauche, Union des étudiants communistes (UEC), Union Générale des Étudiants de Palestine (GUPS), Union Juive Française pour la Paix (UJFP), Union pacifiste de France (UPF), Union Syndicale Solidaires

 

 

 

www.otanafghanistan.org

 

 

 

Posté par m_meyer à 18:14 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
28 février 2012

mécanisme européen de stabilité .Le césarisme de Sarko.


Nous voyons bien la réalité des conséquences de ces politiques en Grèce, où un véritable pillage du pays a lieu. Nous ne développons pas cette situation tragique pour eux, que vous connaissez.

Le Président-candidat, après sa visite au Salon  de  l’agriculture a déclaré François Hollande, mauvais européen parce que le 21 février Monsieur Hollande s’est abstenu de  voter  le traité européen instituant le mécanisme européen de stabilité  Les députés socialistes se sont tous abstenus contrairement à ceux de l’UMP dont le Président-candidat se dit « peuple » et pour le référendum. Mais se garde bien de soumettre à référendum cet odieux traité.

Quand les Français votent NON au Traité constitutionnel européen, le Président, candidat à un nouveau mandat fait aboutir le Traité de Lisbonne réplique du projet de Constitution Eutopéenne. Et avec lui ou sans lui, il nous destine le sort que nous réserve le mécanisme européen de stabilité, avec l'exemple grec, tout est dit.

 Manifestous. Sacheez que ce mécanisme donnera des pouvoirs complètement anti-démocratiques à la Commission Européenne. Les États européens seront soumis à une discipline budgétaire qui obligera à tout vendre, service public après service public. A travers ce véritable pillage organisé, c'est toute la cohésion sociale et la qualité de vie dans notre pays, déjà bien entamée, qui seront mis à mal. Nous nous étonnons du silence qui entoure ce traité crucial et nous indignons de l’absence de consultation populaire à ce sujet.

Au sein de ce mécanisme, les décisions seront prises par le Conseil des gouverneurs composé exclusivement des ministres des finances de la zone euro. Aucun veto, ni aucune autorité des parlements nationaux n’est prévu sur ces ministres lorsqu’ils agissent au titre de gouverneurs. De plus, ils jouiront en cette qualité d’une immunité totale leur permettant d’échapper à toute poursuite judiciaire. Pourtant, ils disposeront alors librement des caisses de l’État qui devra accéder de façon « irrévocable et inconditionnelle » à leurs demandes. Il est aussi intéressant de noter que le budget de départ du MES pouvant être réclamé aux États-membres dans un délai de sept jours seulement n’est pas plafonné et peut donc augmenter de façon illimitée sur décision du Conseil des gouverneurs.

Aucun membre ou employé de cette structure ne sera élu par la population ni responsable devant elle. Plus fort encore, le MES peut attaquer en justice mais pas être poursuivi, pas même par les gouvernements, les administrations ou les tribunaux. Le manque de transparence concerne aussi les documents « inviolables » , qui ne seront rendus publics que si le Conseil des gouverneurs le souhaite.

Négation des compétences fiscales et budgétaires des parlements nationaux, déni des principes de base de la démocratie, impossibilité d’opposer un veto, immunité judiciaire totale, opacité des documents… Autant de procédés antidémocratiques qui nous alertent et font craindre du maintien en place du Président Saekosy et de ses sbires UMP.

au nom de la souveraineté populaire, au nom de la justice sociale, au nom de la république et de la démocratie, nous devons rejeter ce texte.

Un monde est en train de basculer et l'issue en est bien incertaine. Nous sommes légitimement inquiets pour notre avenir et c'est peut-être bien la fin de nos démocraties en Europe qui est en train de se jouer pendant qu'en France, l'esprit citoyen est accaparé par l'approche des présidentielles. Sarkosy veut accélérer une Europe fédérale dont il serait le Président. Tel est le sens de son césarisme.

Posté par m_meyer à 16:43 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags :