09 décembre 2009
Les aventures de 2 polissons devenus notables
J'ai reçu un article de presse du 11 novembre 1965 et je vous le communique. L'identité française, c'est par-dessus tout "Liberté, égalité, fraternité" et cet article montre qu'être fils à papa, vous permet de faire de grosses bêtises et de devenir notables. Cette élite veut nous donner des leçons surtout aux gosses des banlieuues, l'un deux voudrait être Ministre de l'Intérieur paraît-il. Est-ce que sa fiche de casier judiciare a été blanchie. Tout est possible dans une République bananière !
DRAGUIGNAN (C.P.). * Audience peu chargée hier au tribunal de correctionnelle, une dizaine d'émetteurs de chèques sans .provisions, ont comparu à la barre ainsi qu'une bonne demi-douzaine d'inculpés d'outrages â la pudeur. Pour les premiers cités, de fortes peines d'amandes, tout comme pour les seconds qui se sont faits pincer à Ramatuelle un peu dans le style du Gendarme de St-Tropez I ou du moins comme une séquence de ce film.
I)eux jeune.s gens ont tenu la vedette à cette audience. ll s'agit des nommés Devedjian Patrick et Madelin Alain, étudiants à 1a Faculté de Droit de Paris, à qui le soleil à quelque peu tourné la tête alors qu'ils se trouvaient en vacances sur notre belle Côte d'Azur.
Dans lâ nuit du 5 au 6 août dernier, M. Voli, maire de la Croix-\/almer surprenait deux individus qui venairent de lui dérober de I'essence dans son vébicule. A sa vue, les deux voleurs prenaient la fuite abondonnant un vébicule Simca 1000 immatriculê 73 QT 83. Une embuscade était tendue par la police qui avait été alertée. 45 minutes plus tard, on tombait sur les deur bommes qui tentaient de mettre un vébicule en marche Si Madelin parvenait à être appréhendé, Devedjian par contre échappait aux poursuites malgré une tcntative désespérée de M. \'oli.
Mais cornme tout a uæ fin, il était récupéréré le lendemain matir dans un etat lamentable, les pieds ensanglantés, les vêternents déchirés. Il demanda aux policiers de le ramener sur son bateau ancré à Cavalaire. Ceuxci ne se firent pas prier pour ie raccompagner d'autant plus que la perquisition effectuée sur ie bateau devait s'avérer des plus fructueuses. On y trouva des pièces de voitures, un pistolet
6,35, garni de 5 cartouches, et des pièces d'identitéss appartenant à Melle Castella Eliane.
Devant Ie magistrat instructeur, Devedjian niera toute partlcipation aux vols d'essence, Madelin reconnaît les falts qui lui sont reprochés, et fait entrer dans la danse, à la placeà la place de Devedjian, un dénommé Gérard.
L'enquéte cléterminera bien vite tous les vols commis par les deux tristes sires:
Vol d'une Simca 1000 à St Cyr le 2 août 65, à Laréol le 19 juillet vol d'un moteur de bateau, le 23 juillet vol à Ville-franche-Laranguais de pièces d'identé. à la Croix-Valmer le 6 août d'avoir fait usage de fausses plaques d'irnmatriculation et enfin à Cavalaire également le 6 août de détenir illégalemeut un pistolet 6,35. On possède pourtant de bons renseignements sur eux. La peine de prison avec sursis et les trois ans de mise à l'épreuve leur donneront peut-être matière à réfléchir.
03 décembre 2009
Obama veut terminer le « travail » en Afghanistan
Non à la poursuite de la sale guerre d’occupation
Retrait de toutes les troupes
Après des mois de tergiversations, Obama annonce l’envoi de 30 000 militaires supplémentaires en Afghanistan pour, comme il l’a dit cyniquement « terminer le travail » !
Il veut que les alliés de l’Otan fournissent 10 à 15 000 hommes supplémentaires.
Les troupes d’occupation atteindraient ainsi plus de 100 000 hommes, se rapprochant des 140 000 qui ont été déployés en Irak. L’état-major US a de quoi être satisfait, de même que les marchands de canons.
De quel « travail » parle Obama ?
L’échec de cette sale guerre est patent; un pays dévasté, une économie délabrée, une société divisée. Seuls les profiteurs de guerre se sont enrichis de tous les trafics, notamment de celui de l’opium dont la production a repris. Pointer du doigt les paysans afghans est pure hypocrisie; de quoi peuvent-ils vivre quand les bombardements menacent quotidiennement, quand l’agriculture vivrière est rendue impossible par l’état de guerre ?
Les dernières élections ont été tellement entachées de fraudes qu’aucun des gouvernements des pays qui occupent militairement le pays n’ose se réjouir de la reconduite du clan Karzaï à la tête de l’Etat. Tous cherchent des chefs de guerre prêts à participer à un gouvernement « d’union nationale », quitte à payer leur « neutralité ».
Le secrétaire de l’Otan, le va-t-en-guerre, le danois Rasmussen, essaie de convaincre les gouvernements membres de l’Otan de s’associer à cette politique d’intensification de la guerre. Tous ne parlent que d’Afghanisation du conflit, pour faire croire à la possibilité d’une « issue » à ce bourbier. Ils espèrent ainsi mystifier les peuples, en leur faisant croire qu’il ne s’agirait que de former des gendarmes et des soldats afghans pour qu’ils prennent le relais des troupes d’occupation.
Pourtant, que ce soit au Royaume Uni, en Allemagne, ou aux USA, l’opposition à la poursuite de cette
sale guerre n’a cessé de grandir dans l’opinion publique. La déception est grande dans le camp de ceux
qui se battent depuis des années aux USA pour le retrait des troupes d’Irak et d’Afghanistan.
Sarkozy avait décidé l’envoi de renforts français en Afghanistan et dans la foulée, il avait annoncé la
réintégration pleine et entière de la France dans le commandement militaire de l’Otan. Depuis, le nombre de cercueils de soldats tués n’a cessé d’augmenter et l’opposition à la participation à cette guerre s’est renforcée. D’autres décisions sont venues illustrer le caractère belliciste de sa politique internationale. Ses propos récents laissent entendre qu’il répondrait positivement aux demandes d’Obama. Ce serait une décision grave de conséquences et quelle que soit la forme sous laquelle il veut renforcer la participation de la France à cette politique de guerre, nous la condamnons sans appel.
Il faut que l’opposition à cette sale guerre s’exprime plus fortement et que grandisse l’exigence du retrait des troupes françaises. Aujourd’hui plus que jamais, nous disons :
Nous ne paierons pas votre crise, nous ne paierons pas vos guerres
Troupes françaises, Otan, hors d’Afghanistan
La France doit sortir de l’Otan !
Paris, 1er décembre 2009
www.pcof.net
02 décembre 2009
Les attaques contre la SS continuent
La journée annuelle de solidarité a été créée après la canicule de 2003;
Cette journée devait financer la prise
en charge des personnes âgées. On apprend aujourd'hui qu'elle est
détournée de cette affectation, comme hier la vignette, et que l'Etat
utilise une partie de cet argent pour diminuer des versements à
l'Assurance-maladie qui correspondent notamment à la compensation
partielle des exonérations de cotisations sociales que lui-même
(l'Etat) développe de plus en plus au détriment de la Sécurité sociale.
l'histoire e la géographie indispensables en terminale
Quels citoyens voulons nous pour demain ?
Les raisons sont nombreuses qui militent pour le maintien d’un
enseignement d’Histoire et de Géographie pour les Terminales
Scientifiques. Sous VGE, l'enseignement de l'histoire et de la géographie étaient ciblés par une réduction d'horaires. Dans le Gouvernement de Sarkosy, supprimer ces enseignements dans les Terminales C devient un objectif. S'en prendre à ces enseignements n'est pas de hasard. On peut parler d'une république en déficit de démocratie.
Dans la formation du citoyen, ces disciplines ont un rôle absolument
fondamental. La compréhension du monde contemporain, de ses crises
économiques ou géostratégiques, des rapports de force qui se nouent et
se dénouent en permanence entre les nations, implique la maîtrise de
l’Histoire et de la Géographie. Est-ce à dire que, pour le Ministère de
l’Éducation Nationale, les élèves des Terminales Scientifiques sont
appelés à être des citoyens de seconde zone ? Est-ce à dire que l’on
n’attend plus d’un mathématicien ou d’un physicien qu’il soit aussi un
citoyen ?
Ou bien, voudrait-on ici organiser à terme une France à deux vitesses
où d’un côté on aurait de grands décideurs dont la science serait au
prix de leur conscience, et de l’autre le simple citoyen auquel on
pourrait laisser ce savoir si nécessaire car devenu sans objet dans la
mesure où ce dit citoyen ne pourrait plus peser sur les décisions
politiques ?
Il est vrai que l’on peut s’interroger aujourd’hui devant la réduction,
sans cesse croissante, de la démocratie à ses simples formes, qui ont
elles-mêmes été bafouées comme on l’a vu pour le vote du référendum de
2005 à propos de l'Europe.
Par ailleurs, cette décision est en réalité autodestructrice pour notre
économie dont on prétend cependant que l’on veut en pousser
l’externalisation.
Aujourd’hui, dans les formations de pointe, qu’il s’agisse de
Polytechnique (Chaire de management interculturel), des autres Grandes
Écoles (École des Mines, École des Ponts et Chaussées) ou des Écoles de
commerce et de gestion (HEC, ESSEC, SupdeCo, etc.), qui toutes
impliquent de la part de l’étudiant une Terminale Scientifique,
l’accent est mis sur la compréhension du monde contemporain. Ceci
nécessite une formation de base en Géographie (humaine, économique et
géopolitique) mais aussi une formation en Histoire afin de fournir les
bases de compréhension des évolutions du monde contemporain.
Ceci correspond à une demande spécifique des entreprises françaises qui
sont de plus en plus engagées dans un processus d’internationalisation
de leurs activités. Qu’il s’agisse de la question des contrats, ou
encore du développement d’activités à l’expatriation, la connaissance
des fondements historiques, géographiques et culturels de ces sociétés,
qui pour certaines sont très différentes de la nôtre, est absolument
indispensable.
L’absence de ces disciplines, ou la réduction de leurs horaires à la
portion congrue, défavoriseraient considérablement ceux des élèves de
Terminale Scientifique qui ne veulent pas s’orienter vers des activités
strictement en liaison avec les sciences de la nature.
23 novembre 2009
lettre ouverte à l'ambassadeur d'Israël en France
Affaire Salah Hamouri,
Jean-Claude Lefort
Député honoraire
Paris, le 23 novembre 2009
à
M. Daniel Shek
Ambassadeur d’Israël
en France
3, rue Rabelais
75008 Paris
Monsieur l’Ambassadeur,
Sur la chaine nationale de télévision « France 2 », au cours de l’émission « 13h15 » diffusée le dimanche 22 novembre 2009, vous avez parlé d’un jeune Français, Salah Hamouri, en prison depuis près de 5 ans dans votre pays.
On se doit de reconnaître que votre intervention a le mérite d’une certaine clarté.
En effet, vous avec expliqué que s’il est en prison pour 7 ans c’est tout simplement parce qu’il a eu « le projet » « de commencer des préparatifs » contre un rabbin ultra orthodoxe qui « aurait pu » être assassiné.
Il a eu le « projet » de « commencer » des « préparatifs »… contre un rabbin qui « aurait pu être »…
Voilà quel est, pour vous, son premier délit. Un délit qui est tout sauf établi puisque que votre raisonnement est basé sur des suppositions. Vous êtes, et pour cause, dans l’impossibilité de prouver quoi que ce soit de concret et ne pouvez vous appuyer sur des faits, des preuves tangibles ou des actes effectifs commis puisqu’il n’y en a pas.
Nous sommes là dans le monde des supputations et non dans celui des actes formels. Elles ne peuvent donc valoir condamnation.
Vous ajoutez que le second chef d’accusation contre Salah Hamouri est qu’il « est membre du FPLP » et qu’il joue « un rôle majeur » dans cette organisation « terroriste ». Cette affirmation est tout simplement inexacte,
Monsieur l’Ambassadeur.
Le tribunal n’a en aucune façon déclaré l’appartenance de Salah Hamouri au « FPLP » ni non plus un quelque « rôle majeur » joué par lui au sein de cette organisation qui, je vous le rappelle, est membre de l’OLP dirigée par le Président Mahmoud Abbas et qui est considérée officiellement comme le « représentant légitime du peuple palestinien ».
Notons par ailleurs que Salah n’avait que 20 ans quand il a été arrêté, ce qui rend tout simplement impensable son soi disant rôle « majeur » au sein de cette organisation dont il n’est pas membre de surcroît ni non plus des « Jeunesses du FPLP ». Aucun fait, là non plus, n’a été établi ou prouvé sur ce plan contrairement à ce que vous dîtes.
Je vous rappelle, à cet égard, que plus de 20 audiences de son procès ont été annulées faute de témoins se présentant à la barre pour confirmer cette « accusation » que vous avez reprise à tort et à charge. Les « témoins » annoncés étant pourtant tous des prisonniers, eux aussi…
C’est sur la base d’une « accusation anonyme » qu’il a été arrêté trois mois après - trois mois après – être passé, ceci étant un fait avéré, en voiture devant le domicile du rabbin Yossef Ovadia que vous « défendez » étonnement eu égard ses prises de positions connues comme étant des plus extrémistes contre les Arabes mais aussi contre les Juifs.
Je résume donc les deux « charges » qui auraient été émises selon vous : une « intention », « un projet », d’une part, et une affirmation d’appartenance de Salah Hamouri au FPLP qui n’a pas été reprise ni prouvée par le tribunal militaire, d’autre part. Je n’insiste pas sur ce « rôle majeur » supposé que vous attribuez à notre jeune compatriote au sein de cette organisation dont il n’est pas membre. C’est une affirmation extravagante à l’évidence.
Vous avez poursuivi vos déclarations par un raisonnement très « intéressant » puisque vous avez déclaré que les « Territoires palestiniens ne sont pas israéliens, qu’ils sont occupés et que pour cette raison c’est un tribunal militaire qui accuse ». Précisons : c’est un tribunal militaire israélien, en l’occurrence celui d’Ofer situé en plein coeur de la Cisjordanie occupée qui a accusé et condamné notre jeune compatriote.
Ces propos sont toutefois à rapporter avec le fait que Salah Hamouri habite Jérusalem-Est.
Il résulte de vos dires que, pour la première fois depuis 1967, un responsable israélien d’importance, chargé notamment représenter son pays à l’étranger, reconnaît que Jérusalem-Est est bien occupée. Dont acte !
Cela dit, et par définition, un tribunal militaire d’occupation est tout aussi illégitime, illégal et condamnable que l’occupation elle-même. La preuve est formellement établie : quiconque « passe » devant pareil tribunal en Israël est à coup sûr condamné. Les exceptions à cette « règle de non-droit » qui sont infinitésimales le confirment.
Ajoutons que le recours devant la « Cour suprême » que vous avez évoqué est strictement impossible eu égard la procédure utilisée devant le tribunal militaire (un « arrangement » selon un vocabulaire effroyable). Le tribunal militaire ne peut donc qu’examiner, selon les lois israéliennes, qu’une « remise de peine » au bout des 2/3 de la peine exécutée. Ceci a été fait et la Commission ad hoc l’a refusée récemment et plus que très sèchement.
De l’ensemble de vos propos il ressort avec force que Salah Hamouri a bien été condamné pour raison politique.
C’est ce que nous ne cessons de dire. Et donc puisque c’est la politique, et uniquement la politique, qu’il l’a conduit en prison, c’est la politique qui l’en sortira. Il en va de même, notons-le car ce n’est pas sans second ou sans lien, pour la libération du caporal Gilad Shalit. Elle sera elle aussi de nature politique de même que la libération des prisonniers palestiniens en échange. Ce ne sera pas la première fois que , sur décision politique et non pas juridique, Israël libère des prisonniers.
C’est pourquoi, Monsieur l’Ambassadeur d’Israël en France, après vos déclarations télévisées de ce dimanche nous sommes confortés dans notre exigence, dont le ministre français des Affaires étrangères a dit tout récemment qu’il la plaidait auprès des autorités de votre pays, à savoir que nous demandons la libération de notre compatriote Salah Hamouri en prison en Israël depuis près de 5 ans pour délit d’intention.
Il est vrai, et cela est tout à fait exact, que notre jeune compatriote dont la seule nationalité de jure est la nationalité française bien qu’il soit binational de naissance n’accepte pas l’occupation des Territoires palestiniens, inclus Jérusalem-Est, dont vous avez reconnu la réalité. Il utilise en la circonstance, et pacifiquement, un droit de l’Homme fondamental et imprescriptible.
En vous remerciant infiniment des confirmations directes ou indirectes que vous avez apportées à nos arguments et en souhaitant une action déterminée de votre part en faveur de notre compatriote pour que cesse ce déni de justice et que Salah Hamouri retrouve sa famille à Jérusalem,
Je vous prie de croire, Monsieur l’Ambassadeur d’Israël en France, à l’expression de nos salutations
distinguées.
Jean-Claude Lefort
Coordinateur du
Comité national de soutien
à Salah Hamouri


19 novembre 2009
Laïscité.La jurisprudence de la CEDH
la jurisprudence de la CEDH consacre la liberté de conscience
Par Charles Arambourou
Mercredi 18 novembre 2009
Comme l’a démontré Catherine Kintzler, la laïcité commence à partir du moment où l’on pose que l’organisation de la cité doit se passer de tout fondement religieux.
Ce n’est donc pas à l’aune de la diversité et de l’égalité des religions que se mesure la laïcité (contrairement à la prétendue « laïcité plurielle », ou « ouverte »), mais à l’égalité totale entre tous les citoyens, quels que soient leurs choix de conscience. En pratique, la pierre de touche de la laïcité, c’est l’égalité de traitement dont jouissent ceux qui ne se réclament d’aucune religion : autrement dit le respect de la liberté de ne pas croire, critère déterminant de la liberté de conscience.
Incroyants et autres irreprésentables
Définissons d’abord l’ensemble « hors religions » concerné. Il ne se compose pas seulement des « athées et agnostiques ». Il comporte aussi les « indifférents » : ceux qui refusent pour eux-mêmes toute spiritualité ou tout choix de « conscience »[1].
Mais il doit également inclure tous ceux qui « croient » à titre personnel (dans la « sphère de l’intime »[2]), et le manifestent éventuellement en public (sphère privée), sans se reconnaître pour autant dans un dogme, ou dans une religion organisée, ou dans l’enseignement d’un clergé, ou simplement dans quelque « représentant » de leur conscience que ce soit. En France, cette dernière catégorie couvre sans doute la majorité des catholiques baptisés, si l’on en juge par la faiblesse de la pratique du culte, l’évolution des mœurs sexuelles et de la contraception, la contestation fréquente de l’autorité papale ou épiscopale…
« La République ne reconnaît (…) aucun culte »,
dit l’article 2 de la loi de 1905 : de fait, l’écrasante majorité des
citoyens ne sont pas « représentables » par un « culte » ! L’égalité de
traitement des « incroyants » concerne donc en réalité beaucoup de
monde.
La Cour européenne des droits de l’homme lève enfin une ambiguïté sur « la liberté de ne pas croire »
La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) de Strasbourg, émanation du Conseil de l’Europe (et non de l’Union Européenne)[3], a été créée en 1959 pour « connaître des allégations de violation de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales » de 1950 (la Convention).
Par deux arrêts essentiels du 4 décembre 2008 (Kervanci c. France et Dogru c. France), la CEDH avait, déboutant deux plaignantes exclues de leur collège pour refus d’ôter leur voile en cours d’EPS, consacré les principes de la laïcité comme conformes au respect des libertés religieuses. Décision confirmée par une série d’arrêts de 2009 (pour des faits postérieurs à la loi du 15 mars 2004 réglementant le port des signes religieux par les élèves des écoles).
Mais l’on pouvait s’interroger sur l’ambiguïté persistant : la liberté
de conscience ne se limitait-elle pas, pour la Cour, au pluralisme
religieux ? Quid de la liberté de ne pas croire ?
Or, par l’arrêt Lautsi c. Italie du 3 novembre 2009, la CEDH vient de trancher clairement.
Les faits et la décision de la CEDH
Mme Lautsi demandait, au nom du respect des convictions laïques dans lesquelles elle souhaitait éduquer ses enfants de 11 et 13 ans, le retrait des crucifix des salles de classe de l’école publique qu’ils fréquentaient. Déboutée à plusieurs reprises par la justice italienne (considérant que la croix « représentait des valeurs humanistes » conformes à « la laïcité de la Constitution italienne » !), elle se tourna vers la CEDH, invoquant le droit à l’instruction (article 2 du protocole additionnel n° 1 à la Convention) et celui à la « liberté de pensée, de conscience et de religion » (article 9 de la Convention).
Le communiqué du Greffier indique notamment que, jugeant la demande
recevable, la Cour a estimé que le crucifix, symbole évident d’une
religion donnée, pouvait perturber les élèves d’autres religions
(notamment « minoritaires ») ou athées. La « liberté négative » de ne
croire en aucune religion mérite une protection particulière, si la
personne est placée dans une situation dont elle ne peut se dégager, ou
seulement au prix d’efforts disproportionnés.
L’Etat est tenu à la neutralité confessionnelle dans le cadre de
l’éducation publique qui doit chercher à inculquer aux élèves une
pensée critique. L’exposition obligatoire d’un symbole d’une confession
donnée dans les salles de classe restreint donc le droit des parents
d’éduquer leurs enfants selon leurs convictions, ainsi que celui des
enfants de croire ou de ne pas croire.
La Cour, concluant à l’unanimité à la violation conjointe des textes
invoqués, a condamné l’Etat italien à verser 5 000 € à la plaignante au
titre de « préjudice moral ».
La liberté de conscience pleinement consacrée
On regrettera certes que l’Etat italien n’ait à aucun moment proposé
d’enlever les crucifix litigieux, invoquant des considérations
d’opportunité : mais la CEDH n’a pas la compétence de lui enjoindre
d’agir. Par ailleurs, la modestie de la condamnation risque de la
priver de lendemain –sauf à ce que nombres d’autres actions en justice
aient lieu.
Néanmoins, quelle avancée sur le plan du droit comme de la philosophie de la laïcité ! La CEDH vient de consacrer le droit de ne pas croire, et plus généralement celui de refuser l’imposition de signes d’une religion donnée dans la sphère de l’autorité publique, comme découlant de la laïcité d’un Etat, et conformes à la « liberté de pensée, de conscience et de religion ». C’en est fini de l’insupportable domination de la liberté religieuse sur toutes les autres formes de conscience. On comprend les cris d’orfraie poussés par le Vatican.
Désormais, les libertés religieuses ne sont juridiquement
consacrées que comme une forme possible d’une liberté plus vaste,
incluant les diverses aspects de l’incroyance (ou de la croyance
non-religieuse) : la liberté de conscience, qui leur est supérieure. Si
la liberté de conscience inclut la liberté religieuse, la proposition
inverse n’est pas vraie : DONC la première doit, en tous les cas,
l’emporter sur la seconde.[4]
Les militants laïques peuvent ainsi se prévaloir de la Convention
européenne des droits de l’homme pour contester la présence de crucifix
dans les salles d’examen, voire (pourquoi pas ?) la situation de
l’Alsace-Moselle et autres territoires « non laïques » de la République.
Notes
[1] L’athéisme pratique n’est pas moins digne en humanité que l’athéisme théorique des philosophes, ou l’athéisme méthodologique des scientifiques.
[2] En proposant la distinction ternaire : sphère de l’autorité publique (pouvoirs et services publics et leurs agents) ; sphère privée, incluant les manifestations et les lieux publics (champ des libertés religieuses ou philosophiques) ; sphère intime (domaine de la foi ou de l’incroyance personnelles).
[3] Le Conseil de l’Europe compte 47 pays, hors Bélarus, mais y compris Turquie, Russie, et les membres de l’UE.
[4] Extrait d’un cours d’éducation civique de Quatrième (en 2009) : Les libertés fondamentales ; 1) la liberté religieuse… De longs et pénibles efforts nous attendent encore !
18 novembre 2009
Le Ghota de l’industrie israélienne de la sécurité civile et militaire débarque à Paris
Ce dimanche 15/11/09 les avions sur la ligne Tel Aviv – Paris sont pleins. La raison ? Le Ghota de l’industrie israélienne de la sécurité civile et militaire débarque à Paris avec armes et bagages pour participer au Salon MILIPOL qui est devenu au fil du temps l’événement cible des start-ups de l’Etat hébreu.
Ce Salon mondial des matériels, des technologies et des services dédiés à la sécurité intérieure des Etats, “Milipol”, se tiendra du 17 au 20 novembre à Paris, avec la participation de 884 exposants. Premier salon mondial en son genre, Milipol Paris permet de couvrir environ dix-huit secteurs d’activités et domaines dont la lutte contre le crime et le terrorisme, la sécurité navale, la police scientifique et technique, la biométrie, la lutte contre les armes nucléaires, radiologiques, bactériologiques et chimiques (NRBC), les forces spéciales, et la protection des frontières.
La principale nouveauté de cette édition réside dans l’existence d’un espace dédié à la prévention, à la protection et à la gestion des risques majeurs : sanitaires, environnementaux, climatiques, industriels, terroristes, indique un communiqué du ministère français de l’Intérieur.
Des produits aussi diversifiés que les uniformes et autres équipements de police, les portiques détecteurs de métaux, ou encore les caméras thermiques (grippe A) utilisées dans les aéroports, sont proposés par les exposants.
La France est devenue une plate-forme importante vers l’Europe et surtout l’Afrique. Les ingénieurs israéliens francophones récemment recrutés vont être en première ligne à Paris pour ce salon qui est réalisé sous l’égide du Ministère français de l’Intérieur. Ce salon est devenu un événement officiel, au même titre que les expositions internationales Eurosatory pour l’armement terrestre, Euronaval pour les équipements navals et le Salon de l’Aéronautique et de l’Espace de Paris-Le Bourget.
Traditionnellement avant MINIPOL, l’Ambassade d’Israël à Paris déborde d’appels d’experts israéliens qui désirent des contacts de haut niveau.—
15 novembre 2009
Copenhague et Cie, "la bonne voie" dixit gouvernement
La France serait-elle sur la bonne voie sur le plan santé, social, respect des valeurs citoyennes « liberté, égalité, fraternité », sur un exemple signifiant pour le sommet de l’environnement à Copenhague, sur la restriction des dépenses de nos dirigeants ? Que nenni !
Un dimanche matin, si la télé publique clame que « la France est sur la bonne route », c’est pour commenter le match de foot de la veille. La France du foot peut être fière de sa victoire sur l’Eire. Il faut distraire le grand public quand il est au repos alors que le temps fait grise mine, il n’est pas question qu’il s’interroge sur les affaires de la cité. Le bon Michel Drucker qui perdure au fil des élections a invité le sympathique Borloo qui fera croire à tous ces gogos que la France avec son Président est un pôle d’excellence pour ce qui est du développement durable.
Depuis ma résidence « La Lanterne » toute spécialement aménagée pour moi et ma gente dame près du parc du château de Versailles, je médite sur mes futures contre-réformes
pour parachever la fin de la sécurité sociale, le financement des cliniques privées et des écoles privées et en finir avec cette éducation dite nationale, le tout pour remercier les contribuables de si bien me sustenter et veiller au bien-être et sauvegarde de ma personne et des miens que je choie comme il se doit, je préfère évidemment mes fils à ceux des voisins.
De voisins, que Dieu me garde, je n’en ai pas. La Lanterne offre une garantie de discrétion absolue. Cinq cars de CRS, stationnés en permanence le long des murs d'enceinte, empêchent les curieux de s'approcher. Le survol en avion est strictement interdit. Le 9 juin 2007, le pilote d'un bi-moteur qui avait eu le malheur de s'en approcher afin d'éviter un autre avion, a d'ailleurs été entendu par la police de l'air et des frontières, puis condamné à payer une amende de 800 euros. La propriété elle-même est quasi invisible.
Si on questionne sur le coût de la Lanterne, je pourrai citer Rocard, que j’ai dans ma manche, pour s’y être fait construire une piscine et un court de tennis. Cette résidence, ma foi !, me plaît bien, et selon mon bon plaisir, j’en use à ma guise, à la nique du Premier Ministre.
Bientôt, je vais pouvoir remonter l’applaudimètre avec le sommet de Copenhague. Besson a volé à mon secours en lançant la compagne « identité française ». Pendant que chacun réfléchit « quoi y mettre dedans », je peux faire des cadeaux à mes amis des multinationales, « Je vous le dis, nous sommes à l’heure mondiale ». Borloo a parlé de l’encouragement pour que tous ces benêts claquent leur argent dans des voitures propres, ils m’ont obéi plus que prévu tant ils se sentent coupables de la terre léguée à leurs enfants, alors s’ils n’ont plus de Sécurité Sociale, qu’ils s’en prennent à eux-mêmes qui se sont fait trop bien soigner.
Et puisqu’ils aiment leur petite voiture, je peux allègrement servir le lobby des routiers, au moins ceux-là vote à droite, je vais leur donner du macadam avec bretelles, contournements, élargissements des voies , désenclavements, sécurisation… Et pour les plus riches, un jouet de proximité : un circuit de Formule1 en Ile-de-France.
J’ai l’expérience du déficit pour la plèbe, y a qu’à continuer, Il est plus important de satisfaire le lobby nucléaire que ceux qui prônent les énergies renouvelables. Un réacteur, c’est la bagatelle de 4 à 5 milliards d’euros. Avec ce gouffre financier où trouver un euro pour d’autres énergies ? Mes conseillers en com. disent qu’il faut faire peur à ces sacripants, ils doivent accepter sans mot dire sinon, le nombre les rendra responsable des coupures de courant. De toute manière, il y en aura avec les heures de pointe donc le chantage pourra se poursuivre ; Le démantèlement des centrales et le traitement des déchets se chiffrent en centaines de milliards ; « Après moi, le déluge » a dit un roi qui aimait, et moi, tout comme lui, les belles femmes.
Et puis les centrales, c’est le meilleur garant pour les faire flipper et les tenir tranquilles, la France est un quadrillage de centrales nucléaires, l’une pète et de la race des grincheux, on n’en parle plus.
13 novembre 2009
Accidentés du travail, toujours les contre-réformes
Le pouvoir sarkosiste et l'art des contre-réformes
Dans quel aveuglement, étions-nous. Et dans
quelle erreur ! Naïvement nous pensions que les accidentés du travail
étaient des victimes. Les victimes d’une guerre économique innommée,
qui prend l’intérieur des entreprises, pour théâtre des opérations. Des
victimes de masse d’ailleurs : 720 150 accidents avec arrêt par an, 46
436 accidents avec incapacité permanente, 37 millions de journées
d’indemnisation, 700 morts, 4500 mutilés. Des victimes mal indemnisées,
qui perçoivent 80 % puis 60% seulement d’un salaire journalier assez
faible, lié aux métiers d’exécution d’où proviennent la plupart des
accidents du travail. Nous pensions les accidentés frappés par les
franchises médicales, les déremboursements de soins. Nous savions
irréparables, souvent, les conséquences sur leurs carrières.
Nous
avions tort. Les accidentés du travail sont des privilégiés. Les
députés UMP le rappellent justement qui, par voie législative,
proposent d’imposer leurs indemnités jusqu’alors épargnées. Cela
rapportera 150 millions d’euros. Pour les accidentés, pourquoi accepter
ce « passe-droit » fiscal, jusqu’alors toléré ?
Pourquoi
l’accepter, quand la France est déjà leader mondial des «niches
fiscales». En 2009, 464 dispositifs d’optimisation fiscale ont permis
aux contribuables généralement les plus aisés d’économiser 70 milliards
d’euros d’impôts ! Alors, autant mettre à contribution les accidentés
du travail. N’est-ce pas la réponse appropriée ?
01 novembre 2009
Pourquoi l’Occident cherche-t-il à désarmer l’Iran?
Certes, ce désarmement n’a
rien à voir avec celui de Saddam Hussein, qui a conduit à l’invasion de l’Irak.
Mais, un désarmement a toujours des conséquences néfastes sur les intérêts
nationaux et sur ceux géostratégiques du pays.
Souvenons-nous que l’Iran,
situé dans une zone de grande turbulence, a été agressé à plusieurs reprises
par les Empires russe, britannique, soviétique et américain. Ce dernier avait
fomenté un coup d’état en 1953, renversant le Dr. Mossadegh et ramenant sur le
trône le Chah déchu.
Après la victoire de la
révolution de 1979, l’Iran a été agressé par l’armée irakienne soutenue par
l’Occident, y compris la Russie. Ils ont fourni des armes et des munitions des
plus sophistiquées à l’armée irakienne qui a pilonné sans répit, pendant huit
ans, les villes et les infrastructures de l’Iran. L’aviation irakienne était
principalement équipée de matériel russe et français.
Pour imposer la fin de la
guerre, nuisible à la circulation dans le Golfe persique, un avion d’Iran-Air,
avec plus d’une centaine de passagers civils à bord, fut abattu par la marine
américaine au-dessus du Golfe persique.
L’invasion de l’Irak, puis
de l’Afghanistan devait se poursuivre par celle de l’Iran, tâche cependant
considérée très difficile par l’état major de l’armée américaine, enlisée,
affaiblie et discréditée en Irak.
Ce fut l’occasion pour
l’Iran de renforcer son potentiel militaire, ses réseaux d’influence dans la
région et fabriquer des centrifugeuses. Les missiles iraniens ont montré leur
efficacité lors de la guerre du Liban à l’été 2006, au cours de laquelle, la
résistance libanaise a fait mordre la poussière à Tsahal. Depuis, le
développement de l’arsenal balistique iranien, décrié en Occident, est évalué
en fonction de sa portée pour atteindre, entre autres, la centaine de bases
militaires américaines au Moyen-Orient et en Asie centrale, encerclant l’Iran.
Le comble de l’hystérie
anti-iranienne fut atteint lorsque les Etats-Unis autorisèrent la France à
installer une base militaire à Abou Dhabi, à 250 km au sud de l’Iran.
Au fur et à mesure du
redressement de la situation en faveur de l’Iran et de la résistance
anticolonialiste de la région, les Américains modifièrent leur comportement,
acceptant le rôle joué par l’Iran qui, à son tour- et suite à une entente avec
eux- calma l’ardeur de ses partisans irakiens. Ceci permit à l’armée américaine
de commencer à rapatrier d’Irak une partie de ses militaires.
Faut-il rappeler qu’une
entente entre deux puissances ressemble à un marché où règne la loi du
donnant-donnant.
La puissance militaire
iranienne, ses missiles, ses centrifugeuses et son influence régionale sont des
moyens de pressions qui permettent à l’Iran de contrer l’agressivité de ses
adversaires, d’empêcher l’invasion de son territoire et d’arracher un maximum
de concessions lors des pourparlers.
A leur tour, les puissances
occidentales regardent d’un mauvais œil le progrès accompli par leurs
adversaires. Le jour où l’Union soviétique voulut développer le nucléaire militaire,
les Etats-Unis la menacèrent d’un bombardement nucléaire. Un vaste mouvement
mondial pour la paix empêcha les Etats-Unis, alors uniques détenteurs de l’arme
nucléaire, de passer à l’action.
L’Iran se retrouve
exactement dans la même situation que l’Union soviétique avant l’acquisition de
l’arme nucléaire. Avec cette différence que, possédant des réseaux depuis les
frontières chinoises jusqu’à la Méditerranée, l’Iran est en mesure de se
défendre et de monnayer au prix fort sa collaboration.
Désarmer l’Iran, ou
simplement empêcher le développement de son potentiel militaire, permettrait à
l’Occident de parler en position de force avec l’Iran, de réduire ses
prétentions de puissance régionale, de le «pakistaniser», c’est-à-dire le
transformer en pion au service des intérêts géostratégiques de l’Occident, en
particulier les Etats-Unis.
Sortir d’Iran l’uranium
enrichi est un premier pas dans le complot occidental consistant à affaiblir
l’Iran, sa souveraineté politique, sa souveraineté territoriale, son influence
régionale et les mouvements anticolonialistes d’Orient.
Certes, le pouvoir
théocratique iranien est sorti affaibli suite à l’élection présidentielle qui a
reconduit pour quatre ans le bail d’Ahmadinejad. Le mouvement de contestation
ne faiblit pas. Le clergé chiite et les fondamentalistes au pouvoir sont
divisés. L’Occident sait bien qu’il est difficile au pouvoir iranien de se
battre sur plusieurs fronts, intérieurs et extérieur. C’est pourquoi, pour
arracher des concessions, l’Occident exerce des pressions de plus en plus
fortes sur le pouvoir iranien, falsifie le compte-rendu des pourparlers, en se
targuant à tort de la disponibilité des négociateurs à accepter les conditions
posées par les puissances occidentales. Ceci, dans le but de diviser davantage
la classe politique iranienne, pourtant bonne «joueuse d’échecs»!
Mais, les Iraniens
nationalistes et sourcilleux quant à l’indépendance du pays, ainsi que
l’opposition, veillent. Le pouvoir iranien, aussi contestable soit-il, a montré
qu’il est conscient de l’immensité des enjeux et qu’il n’est pas prêt à plier
l’échine devant la pression occidentale.
La situation se dégrade de
plus en plus en Afghanistan et au Pakistan. Le front s’élargit chaque jour et
les Américains ont énormément besoin de l’influence iranienne pour «pacifier»
leur zone d’influence en Asie centrale.
Faut-il rappeler que les
Etats-Unis n’ont pas les mêmes intérêts stratégiques que l’Union européenne ou
Israël, traités comme des pions. Ils doivent s’adapter à la stratégie
américaine.
En effet, les Etats-Unis
cherchent un compromis avec l’Iran, qui ne rechigne pas, non plus, à un
compromis acceptable avec le «Grand Satan». L’entente en Irak peut servir de
modèle pour trouver un compromis en Afghanistan, «pièce» Ô combien stratégique,
aux confins de quatre puissances mondiales et régionales: la Russie, la Chine,
l’Inde et l’Iran. La suprématie planétaire des Etats-Unis en dépend. Autrement
dit, l’Iran doit aider les Etats-Unis à perpétuer sa domination mondiale.
Quelle «honte» pour l’Iran «anti-impérialiste» et pour les Etats-Unis, la plus
grande puissance économique et militaire. C’est de la géopolitique!
La recherche de compromis
va de pair avec les «moyens de pression». Donc tous les coups sont permis.
L’uranium enrichi à 3,5% en fait partie.
Paix et Justice au Moyen-Orient
STRASBOURG,
le 1er novembre 2009