L’Europe est un satellite des Etats-Unis et tant que les peuples européens resteront sous cette gouvernance, l’Europe n’arrivera pas à être prospère. Sa puissance intrinsèque dérange le soi-disant allié dont la préoccupation essentielle est que l’Europe soit dans son sillage. L’URSS n’existe plus alors que les USA n’ont de cesse de tenir sous son joug étroit les Etats européens anciens ou nouveaux. Les territoires de l’Est se sont engouffrés dans l’OTAN piloté par les U.S.A. alors que le Traité de Varsovie de l’ex URSS  était dissout. Avec les Américains, on croirait que l’ennemi extérieur est toujours là et on vit, avec la peur au ventre qu’une guerre éclate car, à force de jouer avec le feu, un embrasement mondial n’est pas à exclure.

Les élections italiennes récentes témoignent à quel point les Etats européens sont sous l’étroite vigilance des U.S.A. INVESTIGATION, journal indépendant de Michel Collon nous en a communiqué une excellente analyse que je vous livre, suivie de mes commentaires. La traduction de l’italien a été asssurée par Marie-Ange PatrizioEnrico Letta

Enrico Letta (Enrico Letta, venant de la Démocratie Chrétienne, est un des fondateurs du Partito democratico) a reçu la confiance : celle du secrétaire d’Etat étasunien John Kerry qui, avant même qu’elle ne soit votée par le parlement italien, s’est félicité de la naissance du nouveau gouvernement. Confiance bien méritée. Enrico Letta, garantit John Kerry, est « un bon et fidèle ami des Etats-Unis, qui a montré tout au long de sa carrière un engagement solide dans notre partenariat transatlantique ». Le gouvernement Letta, souligne Kerry, assurera la poursuite de « notre étroite coopération sur de nombreuses questions urgentes dans le monde entier ».

C’est donc le secrétaire d’Etat étasunien qui traite un thème fondamental que les partis italiens ont effacé du débat et des programmes avec lesquels ils se sont présentés aux électeurs : la politique extérieure et militaire de l’Italie. La raison en est claire : Pd Pdl, Popolo della Libertà, parti de l’ex-premier ministre Berlusconi, à présent au gouvernement avec le Partito democratico (Pd) et Scelta Civica(Choix civique, parti fondé par l’ex-premier ministre Mario Monti, à présent au gouvernement avec le Pd et le Pdl)ont à ce sujet la même position.

 

Nous pouvons donc être sûrs que l’Italie continuera à être une base avancée des opérations militaires Usa/Otan au Moyen-Orient et en Afrique : après la guerre contre la Libye, on est en train de mener celle contre la Syrie, pendant qu’on prépare l’attaque contre l’Iran. Et, à la barbe du Traité de non-prolifération, resteront sur notre territoire les bombes nucléaires que les Usa ont décidé de potentialiser.

 

En même temps, l’Italie continuera à envoyer des forces militaires à l’extérieur, y compris en Afghanistan où l’Otan maintiendra ses propres contingents après le « retrait » de 2014. La dépense militaire, en conséquence, augmentera, dépense pour laquelle l’Italie se place au dixième rang mondial avec 70 millions d’euros par jour dépensés avec l’argent public en forces armées, armes et missions militaires à l’étranger.

Ce qui renforce la confiance de John Kerry sur l’alliance fidèle de l’Italie sous commandement étasunien est la nomination d’Emma Bonino au poste de ministre des affaires étrangères. Emma Bonino, radicale (la preuve : veste rouge pour la photo de famille au Quirinal), connue pour ses positions pro-Usa, pro-Israël et pro-Ogm.

Bonino, souligne-t-on à Washington, est une ancienne élève du Département d’Etat, auprès duquel elle a suivi un cours de formation (International Visitor Leadership Program). Brillante élève. Elle a soutenu la guerre en Afghanistan, déclarant qu’« on ne peut pas parler d’occupation : "il y a ici une force multinationale" et qu’ « une occasion militaire peut conduire à la démocratie » ; elle a accusé Gino Strada d’« attitude ambiguë, entre l’humanitaire et le politique ». Elle a soutenu la guerre en Irak, affirmant qu’« il n’y avait pas d’alternative pour renverser le réseau terroriste » après le 11 septembre et elle a qualifié d’ « irresponsables » les manifestants contre la guerre. Et, en habits de vice-présidente du sénat, elle a été parmi les plus ardents défenseurs de la guerre contre la Libye, en demandant en février 2011 la suspension du traité bilatéral car « il entrave les mains de l’Italie pour porter secours à la population civile », « secours » arrivé immédiatement après avec les chasseurs-bombardiers.

 Bonino pourra compter sur les leçons de « peacekeeping » de l’Ecole Supérieure Sant’Anna de Pise (anciennement dirigée par Maria Chiara Carrozza, à présent ministre de l’Instruction), qui sont aussi dispensées en Afrique.

Bien sûr, l'Italie n'est pas le seul Etat en Europe à vouloir plaire à l'llié américain. Mieux vaut que ce soit par les élections que contraint et forcé. Les Etats Unis ont eu une politique d'encerclement des continents de manière à protéger l'Amérique de l'idéologie marxiste : guerres en Corée, en Indochine,ami inconditionnel d'Israël pour étrangler  l'émancipation arabe. Alors la France,bouclier avancé dans l'Atlantique, a toujours été sous surveillance. Sarkosy qui fait du fric dans ses conérences aux USA brame que le socialisme en France, s'est fini, satisfait peut être son auditoire mais les agents américains ne se laissent assurément pas bernés. Mitterrand a tenu tête à l'Europe et maintenu son budget en progrès pour l'éducation mais il fallait désamorcer l'hostillté américaine et les députés allemands ont eu la surprise de la vsite privée du Président français pour convaincre chacun de voter pour l'installation des Pershings sur le territoire allemand. Hollande socialiste libéral? Certes, que pourrait-il donc être dans une Europe libérale bien surveillée par les U.S.A. Jospin a perdu les élections pour avoir dit qu'il ferait une politique libérale et les Juifs chantaient qu'ils lui avaient fait payer le fait de n'avoir pas condamné sur le champ les graffitis sur une synagogue, Premier Ministre, il attendait les premiers résultats de l'enquête. François Hollande, Premier Secrétaire du PS se rendait aux invitations du CRIF et Sarkosy, Président lui tapotait l'épaule. Etre Président en France, c'est être dévoué à Israël, l'Amérique du Nord le veut. Pour ce qui est du poste aux affaires étrangères, lePS avait son ministre tout désigné quand bien même sa carrière aurait dû être compromise par l'affaire de la contaminnation du sang. Une affaire qui a coûté très chère à la Sécurité Sociale, à croire que les Français n'en ont pâs mesuré l'impact.

à suivre...