Une intervention militaire peut sans doute faire oublier aux opinions publiques occidentales les erreurs stratégiques répétées commises depuis 2011. Elle ne réparera rien du désastre syrien, pays dévasté, fracturé où aux morts s’ajoutent les 2,5 millions de personnes réfugiées et déplacées.

Or des éléments d’alternatives existent, plus complexes sans doute, plus longs certainement mais qui contournent les immenses risques d’explosion de la poudrière proche-orientale.

Le premier est d’instaurer un régime de sanctions drastiques à l’encontre des principaux dirigeants syriens
Le deuxième est d’assumer un conflit diplomatique sévère avec la Russie
Le troisième est de demander à la Cour pénale internationale de se saisir des crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis en Syrie
Le quatrième est de négocier avec l’Iran
Le cinquième est d’armer enfin l’opposition syrienne sur des bases politiques claires qui ne laissent pas le terrain libre aux groupes djihadistes ou à la seule Arabie saoudite
La sixième est de construire un plan politique enfin coordonné entre les puissances visant à organiser l’après-Assad

 

 

Ces pistes sont régulièrement évoquées par les spécialistes, experts politiques de la région. Les égoïsmes des puissances, les médiocres calculs, les arrières pensées ont empêché de les emprunter. Plusieurs groupes de l’opposition syrienne ne souhaitent pas d’intervention occidentale. Comment justifier des raids aériens occidentaux quand ce même occident a, avec constance, refusé d’armer une rébellion à l’origine laïque et démocratique aujourd’hui menacée par les avancées djihadistes? N’est-il pas temps d’aider massivement à la reconstruction de ce mouvement démocratique appuyé sur les innombrables réseaux citoyens et sur une jeunesse syrienne avide de liberté?

C’est un chemin étroit, rendu plus difficile encore par les erreurs et absences de ces deux dernières années. Il est le seul possible si l’ambition est d’avancer vers une paix durable dans l’ensemble de cette région du monde.

 

 Les puissances occidentales satellisées par les Etats Unis d’Amérique du Nord continueront à s’essouffler pour sortir de la crise engendrée par le tout libéralisme dicté par lesUSA puisque leur alliance au sein de l’OTAN continue à grever leur budget pour satisfaire les visées de domination planétaire que nourrit leur leader.

Et la jeunesse d’Occident, intoxiquée par la propagande, rêve d’Amérique, de Silicone Valley et quand une nouvelle guerre se profile, elle ne sait même pas pourquoi. A tous les niveaux, elle entend que c’est pour une bonne cause : mettre fin au règne d’un tyran et faire triompher la démocratie. Pourtant ; cette jeunesse, bien formée dans de bonnes écoles, reste sans emploi et finira par se questionner sur le sens du mot liberté quand il ne se conjugue pas avec justice.

Et quand bien même les médias sont à la solde du grand capital, les populations doutent de la gouvernance de leurs élus. Guerres menées en Afghanistan, en Irak, en Libye pour le malheur des peuples et la satisfaction d’Israël qui rêve de la grande SION vengeresse de ce qui s’est produit au cours de la Seconde Guerre Mondiale, le peuple élu a es émissaires dans tout l’Occident et veille à assurer son triomphe, Dieu est avec lui, telle est la prophétie. En Syrie,Israel soutient les rebelles armés, mais quand ceux-ci n’arrivent pas à toucher leurs objectifs, ce sont les avions de combat israéliens qui prennent le relais. Cela s’est passé à Damas mais aussi à Latakia

Faire la guerre à la Syrie alors que le Conseil de Sécurité de l’ONU n’a pas fini son enquête sur l’origine des bombardements chimiques, c’est consacrer  l’incapacité de l’ONU à faire régner la paix dans le monde. Néanmoins, les puissances capitalistes et impérialistes sont obligées de tenir compte de leurs populations peu enclines à une nouvelle guerre. Les révolutions dans le Maghreb ne semblent pas avoir apporté la démocratie, les Frères Musulmans, acquis au capitalisme, se voient désavoués par les populations, ce n’est pas pour inspirer confiance à l’égard de la rébellion syrienne grevée pa le djihad qui s’en est pris à la zone kurde particulièrement épargnée par les combats, rébellion soutenue par l’Arabie Saoudite wallaby, forme intégrite de l’Islam. Quel objectif est poursuivi en entreprenant une guerre ? Les guerres en Irak et en Libye devaient chasser des tyrans mais, à présent, ces pays sont dévastés et leurs populations dans une extrême pauvreté. Les armes déversées par l’Occident et, en particulier, les bombes à uranium appauvri soumises à expérimentation ont des effets désastreux sur la santé des gens et l’environnement. On ne sait que faire des carcasses de chars pollués pour des millions d’années. Les enterrer dans le désert, mauvaise idée. En sous-sol les nappes phréatiques seront contaminées. Saddam et Kadhafi faisaient construire des canalisations pour pallier au manque d’eau .

Les populations occidentales, à l’heure du Net, sont au courant des désastres humanitaires d’où qu’ils viennent si bien que le Premier Ministre Britannique s’est vu  désavoué par le Parlement. Refus d’entrer en guerre contre la Syrie laïque avec toutes les conséquences qui pourraient en résulter. Quant à Obama, pas rassuré par l’opinion interne et à l’étranger, il consulte le Congrès avant toute déclaration d’agression.

Il reste le Président François Hollande avec ses pouvoirs exorbitants, prêt à accroître la dette énorme du pays, la bulle de la dette souveraine pourrait bien ruiner les Français, il va ressortir le porte-avion de Gaulle dont on sait le coût journalier lors de l’aventure libyenne et il est fort de ses bombes à uranium appauvri, seul Etat européen à posséder cette arme, classée conventionnelle alors qu’elle est bien pire que toute arme chimique détectée en Syrie. Son utolisation devrait conduire l'attaquant au Tribunal de La Haye;        .