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Nicolas veut nous appauvrir et enrichir Guillaume en nous obligeant à souscrire à une retraite supplémentaire auprès du système mutualiste. Une politique pour sa famille, pas pour l'intérêt du monde du travail.

 

Retraites : 7 contre-vérités - Tract d’après l’article de Jean-Claude Chailley, SG de Résistance Sociale

Mis en ligne le 12 février 2010

Avec la répartition, les cotisations retraite de la Sécu (182 mds € en 2010) sont immédiatement distribuées. Elles échappent aux compagnies d’assurance, à la spéculation. La désinformation est donc à la hauteur des enjeux. (.../...)

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Contre-vérité n°1 :

« Après les USA, la France est championne du monde des dépenses de santé »FAUX !!!

Dépenses de santé par habitant des pays développés ; source OCDE 2007 ; US$ :

 

                                                                   
 

USA

 
 

Norv

 
 

Suisse

 
 

Can

 
 

PBas

 
 

Aut

 
 

France

 
 

Belg

 
 

Allem

 
 

Dan

 
 

Irl

 
 

Suède

 
 

R uni

 
 

Finl

 
 

Grèce

 
 

Italie

 
 

Esp

 
 

7290

 
 

4737

 
 

4417

 
 

3895

 
 

3837

 
 

3763

 
 

3601

 
 

3595

 
 

3588

 
 

3512

 
 

3424

 
 

3323

 
 

2920

 
 

2840

 
 

2727

 
 

2686

 
 

2671

 

 

Les dépenses de santé en France sont dans la norme des pays développés. Si la France est 2ème en % du PIB, c’est parce que le PIB est anormalement faible en conséquence d’une politique économique et sociale que nous ne cessons de dénoncer. Le modèle américain, très inégalitaire et coûteux, n’est pas à copier ! C’est pourtant ce que N. Sarkozy fait.

Contre-vérité n°2 :

« Les retraites (sous-entendu des salariés) sont en déficit de 10, 12mds € » … FAUX !!!

 

                                                 
 

T1 Année (PLFSS)

 
 

2007

 
 

2008

 
 

2009

 
 

2010

 
 

Recettes totales régimes obligatoires de base (Mds €)

 
 

169

 
 

175,3

 
 

178,4

 
 

182,4

 
 

Recettes régime général

 
 

85,7

 
 

89,5

 
 

90,7

 
 

92,1

 
 

Solde total régimes   obligatoires de base

 
 

- 3,9

 
 

- 5,6

 
 

- 9,5

 
 

- 12,6

 
 

Solde régime général

 
 

- 4,6

 
 

- 5,6

 
 

- 8,2

 
 

- 10,7

 

 

Bien sûr on voit l’effet de la crise et que le régime général ne représente qu’environ 50 % MAIS si on tient compte des versements aux non-salariés LES RETRAITES DES SALARIES SONT A PEU PRES A L’EQUILIBRE, voire excédentaires en période normale :

 

               
 

T2 Quelques bénéficiaires

 
 

Commerçants

 
 

Artisans

 
 

Exploitants agricoles

 
 

Montant versé par le régime général en 2007 (Mds €)

 
 

0,9

 
 

0,4

 
 

4,2

 

 

TOTAL versé = 0,9 + 0,4 + 4,2 = 5,5

Solde REEL régime général = 5,5 - 4,6 = +0,9 !!! En réalité il était EXCEDENTAIRE en 2007

Alors est-il normal que le « débat national » proposé ne soit que le choix entre des mesures de régression pour les salariés, du privé comme du public, déjà principales victimes de la crise ?

Contre-vérité n°3 :

« 3,8 actifs/ retraité en 1970, 1,45 en 2008… encore moins en 2050. C’est intenable »… Chiffres exacts MAIS…

… mais ces chiffres induisent en erreur : ils donnent l’impression qu’on est en chute libre alors qu’il y a stabilité depuis 15 ans !

(Actifs par retraité : source CNAV)

Contre-vérité n°3 bis : mensonge par omission

Avec les fonds de pension il peut y avoir 1 actif pour 5 ou 10 retraités, et même plus d’actifs du tout !!!

Cas courant en Grande-Bretagne : une entreprise a perdu 80 % de ses effectifs en 20 ans. Le reste des actifs ne peut plus alimenter le fonds de pension. La dette peut entraîner le dépôt de bilan et mettre le reste des actifs au chômage. Avec ce système des fonds de pension c’est : Actifs et retraités, tous perdants !

Contre-vérité n°4 :

« Répartition contre capitalisation »… DEBAT TRONQUÉ !!!

- Sarkozy, Parisot… : « Il faut préserver la répartition ». Mais lorsqu’on est attentif on lit que c’est en augmentant la part de capitalisation. Ils sont simplement contraints d’admettre qu’il est impossible de passer brutalement à la capitalisation. En effet, dans ce cas, de deux choses l’une : ou bien les actifs devraient payer deux fois, ou bien la pension des retraités passerait à zéro !

- « Avec la répartition, les actifs travaillent pour les retraités. On pénalise les générations futures. Avec la capitalisation, les actifs récupéreront leur argent » … variante chez les jeunes qui n’ont connu que la régression sociale depuis qu’ils sont nés et ont bien du mal à croire en l’avenir : « Je travaille pour les retraités, mais quand j’aurai l’âge de la retraite, il n’y en aura plus. Je dois capitaliser maintenant »

… FAUX ARCHI FAUX !!!

Quel que soit le système, lorsqu’un retraité achète son pain, c’est que des actifs l’ont produit. Il n’a pas été stocké 20 ou 30 ans. C’est toujours les actifs qui travaillent pour les inactifs, enfants, chômeurs, retraités, malades.

Ce qu’on masque  (l’essentiel) : dans un système par répartition, l’argent des cotisations est versé immédiatement. Dans un système par capitalisation, il passe par la spéculation financière, avec tous ses risques. On sait ce qu’on verse. On ne sait pas ce qu’on touchera !

Contre-vérité n°5 :

« Tenir compte de la pénibilité » … ???

Le consensus apparent : tout le monde dit qu’il est normal que ceux qui ont eu un travail pénible puissent prendre leur retraite plus tôt.

Mais ça ne saurait être en échange de la régression pour tous sur les 60 ans, la durée de cotisation, le montant des pensions, la retraite à la carte…

En outre, cela revient à accepter que pour les dizaines d’années à venir des salariés aient des conditions de travail réduisant leur espérance de vie de plusieurs années !

Contre-vérité n°6 :

« Dans un système à points on peut introduire de la redistribution »…  EXACT MAIS…

… mais la raison d’être d’un système à points ou à comptes notionnels, c’est le chacun pour soi à la place de la redistribution et de la solidarité. En outre, un système à points ou à comptes notionnels, est la 1ère étape de la capitalisation car les conditions politiques ne seront pas réunies pour faire tout d’un coup…

Contre-vérité n°7 :

« On a fait des simulations jusqu’à 2050 qui montrent… »… Ah bon ?

On pourrait ironiser sur la fiabilité des prévisions à 40 ans alors qu’on va de crise imprévisible en crise imprévue. L’hypothèse implicite c’est que pour les 40 ans à venir on sera toujours dans la même politique libérale, dont tout progrès social est exclu.

Ce qu’on masque (l’essentiel), l’objectif de ces savants calculs : convaincre les salariés que des sacrifices IMMEDIATS sont INEVITABLES.

La réforme des retraites, du privé et du public, s’inscrit dans la politique d’ensemble des libéraux et de N. Sarkozy : RGPP, loi Bachelot, privatisation de La Poste, réforme de la taxe professionnelle, réforme des collectivités territoriales, réforme des retraites, dépendance, nouvelle réforme de la Sécurité sociale pour 2011…

SALARIES RESISTONS A LA CASSE DE NOTRE SOLIDARITE !

RESISTONS A LA DESINFORMATION ET A LA PROPAGANDE GOUVERNEMENTALE !

COMBATTONS ENSEMBLE, DES A PRESENT, CES PROJETS ! Rejoignons-nous !

 

Documents joints

Tract Retraites (PDF - 158.2 ko)

Tract Retraites (Word - 290.5 ko)