Turquie: Erdogan répète qu'il est prêt à négocier avec les rebelles kurdes

Avec sa rebellion KURDE, la Turquie, membre de l'O.T.A.N? est mal à l'aise pour prétendre jouer un rôle dans le conflit israËlo-palestinien, syrien, iranien. 
 
Mardi 20 novembre 2012 à 11h42
ANKARA, 20 nov 2012 (AFP) — Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a répété mardi qu'il n'était pas opposé à la reprise de négociations formelles avec les rebelles séparatistes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), après l'arrêt du long mouvement de grève de la faim observé par des détenus kurdes en Turquie.
 
Les services secrets turcs (MIT) "peuvent" rencontrer le chef historique du PKK Abdullah Ocalan, détenu depuis 1999 en Turquie, a déclaré M. Erdogan à des journalistes dans l'avion qui le ramenait lundi d'une visite en Egypte à Ankara.
"Eux (MIT) peuvent le rencontrer, on n'y voit pas d'inconvénient car l'essentiel est de trouver une solution" au conflit kurde, a ajouté le chef du gouvernement turc, cité mardi dans les quotidiens Milliyet et Hürriyet.
En septembre déjà, M. Erdogan s'était déclaré prêt à renouer le dialogue avec la rébellion kurde. "Nous sommes prêts à faire tout ce qui est nécessaire pour (trouver) une solution", avait-il déclaré à la télévision.
Lors de sa conversation lundi avec la presse, M. Erdogan a également confirmé qu'Abdullah Ocalan avait récemment rencontré des représentants des autorités turques à la faveur du mouvement de grève de la faim suivi par des détenus kurdes. "C'est lui qui voulait en fait discuter. Il demandait à rencontrer" des émissaires du gouvernement, a-t-il indiqué.
Quelque 700 détenus kurdes ont interrompu dimanche une grève de la faim que certains d'entre eux observaient depuis 68 jours, au lendemain d'un appel du chef historique du PKK.
Arrêté en 1999, Abdullah Ocalan a été condamné à mort avant de voir sa peine commuée en réclusion criminelle à perpétuité. Il purge depuis sa condamnation à l'isolement sur l'île d'Imrali (nord-ouest de la Turquie).
Le gouvernement de M. Erdogan a engagé en 2009 des discussions, via les services secrets, avec le PKK pour tenter de trouver une issue au conflit kurde, qui a provoqué la mort de plus de 45.000 personnes depuis le début de la rébellion en 1984. Mais ces négociations ont échoué l'an dernier et provoqué un net regain des combats entre le mouvement kurde et l'armée turque.