Les élections présidentielles de 2012 se déroulent sur fond d’une crise très profonde du système capitaliste. Avec Sarkozy, c’est l’austérité assurée, la poursuite de la casse de la protection sociale, des services publics et le feu vert donné au patronat pour réduire les salaires, licencier et précariser l’emploi. C’est la poursuite et l’amplification de la politique de division, de criminalisation des immigrés, de l’instrumentalisation des peurs.

 

Il faut « dégager » Sarkozy et la droite qui s’est une nouvelle fois unie derrière le candidat des riches, des possédants.

Celui qui a été présenté comme son principal challenger, Hollande, espère capitaliser le rejet de Sarkozy. Il a donné de nombreux gages à l’oligarchie, aux marchés financiers : il développera une politique de réduction des déficits publics, conformément aux exigences des banques qui nous font payer, par ce biais, leurs dettes. Il se refuse à s’engager sur des mesures salariales, sur la remise à plat des contre-réformes sarkozystes, comme celle du système des retraites, et se limite à « répartir » l’austérité de façon « plus juste » sans la remettre en cause. S’il dénonce « la finance », il se garde bien de prendre des engagements concrets pour faire payer le Capital.

 

La campagne de J.-L. Mélenchon et du Front de gauche est venue bouleverser cette alternance molle qui semblait inéluctable et qui laissait une grande partie du peuple sur le bord du chemin, réduit au rôle de spectateur.

 

Sa campagne a permis d’arracher le masque de M. Le Pen, qui était promue porte-parole des laissés pour compte. Il est aujourd’hui possible de dépasser la candidate de l’extrême droite, de lui ôter sa capacité de nuisance et faire taire tous ceux et celles qui prétendent que le FN a le soutien des travailleurs.

Sa campagne a mis sur la table un certain nombre d’exigences sociales du mouvement ouvrier et populaire, comme

 

         Le SMIC à 1700 € bruts

         L’interdiction des licenciements boursiers

         Le CDI à plein temps comme norme du contrat de travail

         La retraite à 60 ans à taux plein

         Le développement de services publics, de qualité, au service des usagers des milieux populaires.

          

Elle s’organise autour des exigences contenues dans le programme du Front de gauche, qui s’enrichit chaque jour des combats, des expériences et des exigences de ceux et celles qui le rallient.

 

Ce ne sont pas des promesses, mais des engagements à concrétiser et qui nécessiteront, pour cela, la mobilisation.

 

La campagne a déjà mis en mouvement des dizaines de milliers d’hommes et de femmes, de jeunes et de moins jeunes, des militants et des personnes qui se sont engagées, avec le Front de gauche, dans le combat politique.

 

Voter pour J.-L. Mélenchon et le Front de gauche, c’est voter pour cette dynamique, pour la faire croître encore. Plus elle pèsera sur le plan électoral, plus elle pèsera sur l’ensemble de la société.

C’est le seul vote utile pour les travailleurs et le peuple.

 

 

Notre parti, membre du Front de gauche, appelle tous ses militants, ses amis, ses sympathisants

à voter et faire voter le 22 avril pour J.-L. Mélenchon, candidat du Front de gauche

 

 

Parti Communiste des Ouvriers de France

 

Pour tout contact : PCOF, 15 Cité Popincourt 75011 Paris / site : www.pcof.net

Contact local 67 :  pcof.67@laposte.net