Quand la Libye a perdu la guerre, les Touaregs en armes se sont déplacés au nord du Mali, dans cette région, l’Azawad, qui dès l’origine voulait être indépendante, mais que le colonialisme avait tout de même rattachée de force au Mali. Un mouvement d’indépendance de l’Azawad s’était par conséquent créé, le MNLA, dont voici le site internet :

http://www.mnlamov.net

Cependant, l’impérialisme français n’était pas content, car il perdait ainsi une partie importante du Mali. Il lui fallait trouver une solution pour justifier une guerre contre le MNLA et les Touaregs en armes, afin de reconquérir l’Azawad et le rattacher à nouveau au Mali. Au Mali, la France peut faire la guerre au MNLA et aux Touaregs tout en assurant pour convaincre sa population du bien fondé de la guerre qu’elle s’attaque  à AQMI. Comme quoi une guerre peut en cacher une autre.

Dans cette région, la France possède une force armée supplétive dont elle nous fait croire qu’elle est son ennemie. Il s’agit d’AQMI, al-Qaïda au Maghreb islamique, qui change assez souvent de nom suivant les circonstances (à une époque, c’était le GIA, puis GSPC, etc.). Voici la preuve qu’AQMI appartient aux services secrets français :

http://mai68.org/spip/spip.php?article1372

Bien sûr, seuls les chefs d’AQMI appartiennent aux services secrets français. Les militants de base l’ignorent totalement et croient sincèrement se battre pour établir un islam "fondamentaliste".

La France a donc armé AQMI mieux que ne l’étaient le MNLA et les Touaregs, et l’a renforcée en mercenaires. Ensuite, elle a ordonné à AQMI de conquérir le nord du Mali où le MNLA et les Touaregs ont par conséquent perdu le pouvoir.

Dans la réalité, AQMI, c’est-à-dire ses chefs, sont aux ordres de l’impérialisme français ; mais, dans le spectacle, AQMI considère la France comme son pire ennemi. Ce spectacle n’était cependant pas encore suffisant pour justifier une guerre française au nord Mali. Il a donc fallu demander à AQMI de faire diverses horreurs contre les populations locales qui, comme toujours, pâtissent de toute guerre.

Ce qui est le plus frappant, c’est l’imitation par AQMI de la destruction des Bouddhas de bâmiyân par les talibans en Afghanistan. Bien sûr, AQMI n’a pas eu le loisir de détruire des oeuvres bouddhistes, mais des sculptures musulmanes. Les Talibans à la botte de la CIA, AQMI sous l’égide des services secrets français utilisent tous deux les mêmes méthodes pour être discrédités au regard du monde. On peut dire aussi que la France suit son maître les USA qui ont demandé aux députés européens de les suivre en tout, plans politique, économique, militaire et culturel et ils ont voté à l’unanimité.

Les USA avaient installé les islamistes au pouvoir en Afghanistan, dans le but de virer l’URSS ; par conséquent, les Talibans étaient totalement infiltrés par la CIA qui, avec l’aide de l’ISI (service secret pakistanais à peu près aux ordres de la CIA), les avait armés et entraînés. Mais les Talibans, une fois au pouvoir, n’ont pas bien obéi aux USA, qui voulaient installer un pipe-line pour trimballer les hydrocarbures de la mer Caspienne tout en contournant leur ennemi l’Iran. Aussi, l’impérialisme américain se devait d’imposer ce tuyau à pétrole par la force, c’est-à-dire par la guerre.

Les troupes françaises prennent pied au Mali. Et la France camoufle sous cette intervention son plan d’encerclement de l’Algérie par le sud en vue de renforcer ses pressions sur les gouvernants pour les pousser encore plus dans la voie de la compromission et de la rupture avec ses orientations anti-impérialistes traditionnelles. Le Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme condamne l’autorisation accordée par le gouvernement algérien au survol du territoire de l’Algérie par les avions militaires français.