Blog ARDECHOIS67

Je partage l'analyse trouvée sur le blog ci-dessus, je la communique sur mon blog

pour m'assurer que vous en ayez connaissance.

L’UMP et les médias manipulent l’opinion

Une des limites de la démocratie est que le résultat d’une élection dépend du vote de l’électorat le moins politisé.

Une partie des électeurs ne cherchent pas à s’informer, à décortiquer les programmes des candidats. Non, ils déposent leur bulletin dans l’urne comme d’autres zappent devant leur poste de télévision. La réflexion n’est pas leur tasse de thé. Mais ils votent… et leur voix est comptabilisée !

 L’UMP l’a très bien compris. Son candidat ne cherche même plus à faire de la politique, à argumenter, à présenter son programme. Non, il fait une campagne à l’américaine, où le seul objectif est de démolir l’adversaire, de cogner fort, d’user de formules chocs excessives pour influencer l’électorat le moins politisé.

 Alors que François Hollande fait appel à  l’intelligence des citoyens, Nicolas Sarkozy lui, titille le mauvais sujet qui sommeille en chacun de nous.  Il lui permet de franchir la ligne jaune par procuration.

 Telles des jeunes filles de bonne famille qui s’acoquinent avec des bourgeois voyous, nous voyons des « bons Français » vibrer (pour ne pas dire plus) quand le triste sieur, qui n’aurait jamais dû être élu, se défoule avec violence contre ses adversaires. Leur bêtise les fait jubiler. Car il s’agit bien de la bêtise humaine, qui trouve toute sa place dans la démocratie.

 Depuis 5 ans, ce président candidat nous a prouvé qu’il n’a pas de parole. Il n’a ni scrupules, ni morale. Pour lui, mentir est sa façon d’être, sa normalité. Il se place sur le terrain de l’émotion et de la pulsion. Il est dans le registre de la provocation et des attaques gratuites, sans véritable fondement.

Ce matin, vers 7h du matin, heure de grande écoute, France Info passe un extrait du discours de Sarkozy, qui se moque de façon totalement gratuite de son adversaire.  « Je vais gagner, Hollande est un nul » lance- t-il !

 A longueur de discours, Nicolas Sarkozy traite François Hollande de « nul », de « tartuffe », « pas bon »… Ces affirmations gratuites sont des jugements de valeur. N’importe qui pourrait lui retourner ces allégations. A juste titre, cette fois. Car le problème de Sarkozy est qu’il n’a pas de bilan. Ou pour être plus précis, son bilan et le pire de tous les Présidents de la cinquième République. Son comportement, indigne d’un chef d’état, a durement entaché la fonction présidentielle.

 Le triste sieur qui n’aurait jamais dû être élu a fait de somptueux cadeaux à des personnalités de son bord :

  • L’UMP a payé 1,65 millions d’euros à la mairie de Paris à la place de Chirac ;
  • Bernard Tapie a reçu la somme astronomique de 403 millions d’euros de fonds publics  par le tribunal arbitral (privé) sous la houlette de Mme Lagarde, ministre de l’économie .
  • Est-il étonnant que  l’aïeule Chirac soit appelée à la rescousse et déclare que François Hollande n’a pas le gabarit pour être Président de la République. Quel conseiller de Sarkozy  lui a soufflé cette déclaration gratuite et calomnieuse. Si la gauche remporte l’élection, il faudra regarder de près la comptabilité de l’association « Pièces jaunes ». L’aïeule Chirac, qui entre temps est revenue sur ses déclarations, risque alors de regretter son soutien au triste sieur qui n’a ni morale et ni scrupules.
  • Est-il étonnant que le sieur Tapie soit lui aussi appelé à la rescousse ? Mais si vous êtes comme moi, ce soutien produit l’effet inverse à celui espéré.  L’allégeance de Tapie au candidat Sarkozy est si outrancière qu'elle ne peut qu'inciter à voter pour François Hollande.

 Sarkozy utilise le marketing politique pour influencer les électeurs

Pour masquer son bilan catastrophique, le triste sieur utilise à fond les techniques du marketing. Savamment conseillé par des experts en la matière, il est capable de vendre de la glace aux esquimaux.  Il a bien réussi à banaliser les thèses de l’extrême droite !

 Si les sondages le justifient, il est capable du jour au lendemain de changer radicalement de point de vue. Il peut même nous conduire à une guerre (civile ?), si d’aventure le bon peuple a envie d’en découdre.

 Le danger pour François Hollande, face à un tel adversaire mi bulldozer, mi caméléon est d’apparaître ringard et dépassé.  La cohérence de son projet, son comportement exemplaire, sa volonté de rassembler les français derrière un projet fédérateur sont balayés par la calomnie Sarkozyste.

 Il faut beaucoup de temps pour expliquer la cohérence d’un projet, se donner l’ambition de changer la société, convaincre de sa volonté de rassembler les français autour d’un rêve fédérateur.

Il suffit de quelques seconde pour dénigrer son adversaire, vilipender l’opposition, sonner la charge  de façon complètement gratuite, sans le moindre début d’une argumentation construite.      Si vous voulez vraiment connaître le projet de François Hollande, rendez-vous dans un meeting du Parti Socialiste ou consultez son site Internet. Ne vous fiez pas aux médias qui font tout pour brouiller le message de François Hollande.

 Je suis allé à Strasbourg voir et écouter Martine Aubry. France 3 Alsace a consacré  2 minutes à son intervention. La » télévision Sarkozyste de proximité » (France 3)  a soigneusement choisi la petite phrase du discours,  qui concernait le camarade Mélenchon. Pourtant Martine Aubry a passé le plus clair de son temps à expliquer comment, pendant 5 ans,  Sarkozy n’a cessé d'être incohérent, s'est comporté comme une girouette.  Elle  a démontré qu’une autre alternative est possible. Point par point, elle a présenté les mesures de François Hollande qui permettraient de retrouver le chemin de la justice et du  progrès social.

France 3 Alsace n’a retenu que la petite phrase qui appelait à voter Hollande plutôt de Mélenchon.A votre avis, pour quelle raison ?

 L’UMP a compris que si Mélenchon fait un bon score au 1er tour, certains électeurs modérés peuvent craindre que François Hollande ne devienne son otage. C’est pourquoi, depuis quelques jours, les médias à la botte de Sarkozy ne donnent plus la parole, ni à Marine le Pen, ni à François Bayrou. On ne les entend plus. Ces médias, au service de Sarkozy, vantent le dynamisme et le talent de Jean Luc Mélenchon. C’est ainsi que les candidats de l’extrême gauche et le camarade Mélenchon sont les bienvenus à la radio et à la télévision. L’objectif est de les favoriser pour nuire à François Hollande.

Sarkozy a la main sur les médias. Ses conseillers en communication lui donnent la sensibilité de l’opinion. Ses stratèges lui ont appris qu’il fallait, comme aux USA,  démolir son adversaire. Il applique donc la maxime « critiquez, il en restera toujours quelque chose ». Le but est d’atteindre les électeurs les moins politisés. Ceux qui se déterminent de façon superficielle avec un minimum de réflexion.

 Notre époque « moderne » valorise tout ce qui est superficiel. De nombreux électeurs se font leur opinion sans véritablement analyser les enjeux de l'élection. Combien de jeunes lisent des articles du « Monde », du « Nouvel Observateur » ou de « l’Humanité » pour comprendre les enjeux de l’élection ?

 Vous amis militants, avec vos solides convictions, chevillées au corps, ce n’est pas le tapage médiatique Sarkozyste qui va vous faire changer d’avis. Mais avouez qu'à force, il peut arriver à vous troubler, à vous  faire douter.

Alors, je vous le dis : RESISTEZ…!  RESISTEZ…!!  RESISTEZ...!!!

 ô Toulouse !

La tuerie de Toulouse vous a sans doute perturbé. Moi aussi. J’ai traversé une période de doutes, d’incertitude. Comme l’a fait comprendre Martine Aubry, à Strasbourg, si la gauche gagne les élections, il faudra faire la lumière sur ce qui s’est réellement passé à Toulouse.

Personnellement, j’ai maintenant de plus en plus de certitudes… Cet événement ne me semble pas fortuit.  A quatre semaines du premier tour, j’ai vraiment du mal à croire, que le hasard est la seule explication à ce fait divers hors du commun.

L’extraordinaire manipulation médiatique qu’il a suscitée renforce encore ma conviction que cette tuerie a d’autres explications.

L'assassin n'était pas un fanatique isolé. Bien au contraire. Selon Le Monde, il était "un membre actif de la mouvance djihadiste internationale".

 La presse nous apprend que Mohamed Merah avait des relations avec la DCRI (Direction centrale du renseignement Intérieur). Puis c’est Yves Bonnet, ex-patron de la Direction de la Surveillance du Territoire (DST) qui nous apprend  qu’il avait un correspondant à la DCRI. Or,  avoir un correspondant ce n'est pas tout à fait innocent. Ce n'est pas anodin.

 A partir de ces informations,  je commence sérieusement à douter de la version officielle.

 Quand certains journaux se demandent si Mohamed Merah n’était pas un indic, je crois de plus en plus que Martine Aubry a raison. Il faudra que la gauche enquête au sein des renseignements français pour approcher la vérité, car malheureusement, il est fort probable qu’elle soit étouffée. Après l'affaire DSK, louche, voire plus que louche, nous avions le pressentiment que d'autres événements allaient interférer avec la campagne électorale. Quoi ? Il était impossible de le prévoir. Mais nous avons maintenant la réponse.

 ô pourquoi Toulouse ?

Rien ne prédestinait la ville rose à se trouver au centre d'un tel scénario.Sauf que, la ville rose et la région Midi-Pyrénées constituent des réservoirs de suffrages pour François Hollande.  Pour affaiblir le Parti Socialiste, c'est la ville qu'il fallait cibler.

 Si vous influencez 10% des électeurs de Midi-Pyrénées pour qu'ils votent extrême droite, mathématiquement, vous réduisez les voix de François Hollande. Vous n'obtiendrez pas le même rendement avec une région qui vote à droite.

 Quand le résultat d'une élection va se jouer sur quelques milliers de voix, toute interférence d'un événement extérieur peut en changer le résultat. Réfléchissez à cette  façon d’analyser  la tragédie de Toulouse.  Aucun média ne l’a exprimé, parce qu’elle dérange.

 Mes convictions

 Mon intime conviction est que cette tuerie a fait l’objet d’une hideuse manipulation. Je ne parle pas de la manipulation médiatique qui a suivi.

 Je ne serais pas étonné, un jour,  d’apprendre que ce groupe de djihadiste ait été infiltré. Il est difficile d’imaginer qu’ils aient reçu l’ordre de tuer. Ça dépasse notre entendement.

 Mais l’on peut imaginer que l’on a « exalté, chauffé, attisé » ces individus dans le but de les faire passer à l’action, à un moment jugé opportun.

Les auteurs d’une telle manipulation mentale prennent d’énormes risques car ils ne contrôlent pas ces fanatiques. Ni la date de leurs actions, ni la gravité de leurs massacres. Ils prennent aussi le risque d’être découverts.

 L’histoire nous apprend qu’infiltration et manipulation sont malgré  tout des techniques utilisées. Le dernier exemple concerne un espion britannique, qui entre 2003 et 2010, infiltrait les altermondialistes allemands.

 Rappelez-vous, le 4 juillet 2003, deux jours avant le référendum en Corse. Comme par enchantement, la police arrêtait Yvan Colonna. Le ministre de l'intérieur s'appelait Nicolas Sarkozy.

 Pas de chance pour lui, les Corses ont voté NON au Référendum avec 50,98% des voix. "La victoire du non est un échec pour moi" a déclaré le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy. Espérons qu'au soir du second tour, le dimanche 6 mai 2012, il fasse de même une déclaration d'échec.

 Mais, d'ici là, soyez persuadés qu'il fera tout, absolument tout ce qui est en son pouvoir, pour conserver son immunité présidentielle.

Pour en revenir, à l’affaire de Toulouse, je me garderai bien d’émettre une hypothèse sur l’identité d’éventuels commanditaires, qui auraient manipulés le groupe de djihadistes. De nombreuses hypothèses sont possibles.

 J’apprends ce jour que le gouvernement refuse que le Sénat entende les chefs du renseignement. C’est une décision qui met en cause les prérogatives constitutionnelles du Sénat de la République. Ce refus ne fait qu’accroître la suspicion.

 Nicolas Sarkozy exploite odieusement le drame de Toulouse  

A grand renfort d’images du RAID (visiblement les journalistes ont été prévenus), le coup de filet dans les milieux islamistes  est le prolongement de l’orchestration médiatique, par l’UMP,  de l’affaire de Toulouse. Il est évident que tout est fait, à trois semaines des élections pour influencer le vote des électeurs qui ne savent pas pour qui voter, ceux qui n’ont pas de conscience politique éclairée, ceux qu’il est facile d’influencer. 

 En 1968, les gaullistes avaient remporté les élections en faisant peur à l’électorat non politisé. La déception des citoyens qui refusaient les injustices et les inégalités a été immense.  Les électeurs les moins politisés ont voté massivement pour De Gaulle, mais ils ont quand même profité des avancées sociales obtenues par les manifestants.

 Ce qui est certain et extraordinaire,  c'est que, dans l’affaire de Toulouse, nous avons tous les ingrédients de la propagande d'extrême droite : des maghrébins délinquants (algériens de surcroît), des juifs qui se font enterrer en Israël, un tueur que l'on veut capturer vivant (quelle mansuétude !!!), l'armée, la guerre d'Afghanistan...

 Ce qui est certain et extraordinaire, c’est que la police a mis 30 heures pour cribler de balles le terroriste. 30 heures, c’était le temps nécessaire pour que les médias soient vraiment efficaces...

 Imaginez qu’il ait été tué lors du premier assaut. La formidable manipulation de l’opinion, orchestrée par Claude Guéant, le bras droit de Sarkozy n’aurait pas eu lieu...

 Alors qu’en 30 heures, on peut vraiment faire durer le suspense ! Et influencer l’électeur non politisé  grâce au pouvoir des images et de la télévision. Faire poindre en lui les sentiments de peur, de xénophobie, le désir de vengeance.

 Oui, cet attentat avait une infime probabilité de se produire.Et pourtant…

Il s’est produit, au moment qu’il fallait… pour influencer et manipuler l’opinion grâce à des médias complaisants et complices.

Alors, je vous le dis : RESISTEZ…!  RESISTEZ…!!  RESISTEZ...!!!

Résistez à la tentation de voter Mélenchon, même si vous le trouvez sympathique et partagez, comme moi, beaucoup de ses idées.

 La priorité des priorités, c’est d’AIDER SARKOSY à quitter le pouvoir. Ne prenons pas le risque que le candidat socialiste soit éliminé.

 Si le candidat du Front de gauche arrivait devant François Hollande, il n’aurait aucune chance de gagner au second tour.

 Le seul, je dis bien, le seul qui peut renvoyer Sarkozy devant les juges, c’est François Hollande. Faisons tous preuve de maturité politique et utilisons notre bulletin de vote avec intelligence.

 Il y a suffisamment  de crétins qui votent de façon superficielle.  Ce n’est pas une raison pour les imiter.

 Si vous voulez que notre pays retrouve la direction du progrès social, si vous souhaitez moins d’injustice, si vous rêvez d’une France qui montre l’exemple à tous les Européens, votez pour François Hollande.

Il a remporté les primaires parce qu’il s’est préparé à devenir Président de la République. Il a un projet cohérent, des propositions sérieuses et une ambition : que les jeunes générations vivent mieux que les anciennes.

 Par votre vote, le 22 avril, vous choisirez le chemin que notre pays empruntera pendant 5 ans. C’est maintenant qu’il faut faire le bon choix, c’est maintenant qu’il faut saisir la chance qui s’offre à nous.

Le changement, c’est maintenant. Avec François Hollande